Fayrouz : des bulles de nature plein l’été !

outdoor 02 4x3 frenchEté oblige, la saga de ce mois-ci porte sur un produit incontournable. Comnews part à la rencontre de la boisson Fayrouz, arrivée sur le marché marocain en 2006.

Depuis, la boisson maltée a su diversifier aussi bien ses arômes que ses approches marketing pour atteindre une cible précise et devenir la boisson à bulles, préférée des 18 / 25 ans. Fayrouz est aussi une marque qui accompagne des manifestations sportives, culturelles ou purement festives.

Retour sur l’histoire de Fayrouz, avec quelques chiffres clés à l’appui. Explications autour de son positionnement, sa stratégie marketing, ses ambitions et perspectives d’évolution sur le marché Marocain. Fayrouz est à la conquête de nouveaux consommateurs, via une  approche séduction faite de nouveauté, pétillance et particularité aromatisée, combinée à une vraie proximité .

Adil Maanane, directeur commercial de la marque et Nezha AFIRI, responsable marketing de site web au sein de GBM (Groupe des brasseries du Maroc), nous racontent l’histoire et l’arrivée de la marque au Maroc et répond aux questions de Comnews, autour de la stratégie marketing, l’accompagnement publicitaire et l’identité visuelle de la marque.

Bottleanic FAYROUZ 11,5X15,5L’histoire de Fayrouz.

La boisson Fayrouz appartient à la compagnie Fayrouz International, basée à Bulle en Suisse. La marque de boisson maltée « Fayrouz », a vu le jour en 1997.

En 2006, elle a été lancée au Maroc suite au succès d’un test pilote en 2005, conduit à Casablanca.

Le groupe brasserie du Maroc et l’arrivée de Fayrouz : retour sur une place à prendre !

Si l’on revient sur l’histoire  du groupe des brasseries du Maroc, qui fête aujourd’hui son 90 éme anniversaire. Il faut savoir que Le Groupe des Brasseries du Maroc a été créé en 1919 par le Groupe BGI. L’entreprise était une filiale du groupe SNI jusqu’en 2003, date de sa reprise par le Groupe Castel.

Depuis la reprise de GBM par Castel, le groupe ne cesse de diversifier ses activités et d’investir de nouveau créneaux de développement.

Il en est ainsi de la mise sur le marché marocain, durant l’été 2006, de la boisson maltée, fruitée « Fayrouz ». Boisson qui a reçu un accueil favorable par la population marocaine et principalement par les jeunes.

Les eaux  « Cristalline » et « Vichy » sont commercialisées actuellement par GBM, qui envisage de se positionner aussi sur le segment de l’huile d’olive destinée à l’international.

Affiche murale 13,3 x 13,85 VF-12005 : année de naissance de Fayrouz au Maroc.

2005 marque donc le début de l’aventure Fayrouz. Une première année consacrée à une opération test sur Casablanca, via du sampling, de l’animation et des jeux interactifs avec les jeunes casablancais. Un test satisfaisant qui renseigne sur la perspective de placer la boisson Fayrouz de façon plus officielle au Maroc. En 2006, on quitte la notion de test pour passer à une présence plus généralisée sur le territoire marocain.

Durant la première année la marque est présente sur le marché via des importations. Une année plus tard, en 2007, le groupe brasserie du Maroc se lance dans la production locale de Fayrouz. La bouteille de verre et la canette sont les premiers packaging que l’on croise du regard dans les rayons. En 2008, le litre familial fait son apparition. Aujourd’hui les trois formats précités sont toujours proposés en étalage.

Confusion et précision autour des bulles !

consommer Fayrouz parce qu’elle rentre dans une nouvelle catégorie « Les boissons maltées »  et qui était inconnue du consommateur marocain et qui prêtait à confusion au niveau de la composition. Hors, il se trouve que Fayrouz est une boisson maltée, pétillante qui ne contient ni additifs, ni conservateurs. « Une précision qui a nécessité un programme de sensibilisation auprès du consommateur pour le convaincre, le séduire et sortir de toute confusion autour du produit » précise Nezha AFIRI.

fayrouz 8Fayrouz  au goût du jour : inédit et créativité.

La poire, l’ananas, la mangue et la pêche sont les 4 parfums proposés par la marque sur le marché national. Il faut savoir que Fayrouz à l’international compte prés de 9 parfums. Toutes les possibilités sont ouvertes à ce sujet. L’équipe de R&D basée en Suisse recherche continuellement les dernières tendances en terme de goût et de composition. La boisson Fayrouz joue la carte de la créativité pour continuer à séduire des consommateurs, assoiffés de nouveauté.

Fayrouz 1Processus de fabrication.

Fayrouz relève le défi d’être à la fois la boisson qui désaltère tout en respectant un nouveau style de vie et de bien être. L’orge étant une composante riche en valeur nutritive, elle correspond à toutes les catégories d’âges. L’aspect « bien être », de la boisson séduit et rassure le consommateur, notamment les parents qui valident la consommation au sein du foyer. Une composante qui participe au succès de la marque. Fayrouz est produite chez brasserie du Maroc depuis 2007, par une équipe 100% marocaine, ayant une véritable expertise des processus de fabrication.
Du sampling au programme.

Depuis le lancement de Fayrouz, nous avons touchés plusieurs personnes de différentes catégories et dans différents endroits. Notre cible de communication est essentiellement les jeunes 18 / 25 ans. « Le sampling est une dure affaire pour les boissons, car elles doivent être fraiches afin de pouvoir apprécier leur réels goûts. Un vrai challenge » nous explique Nezha AFIRI.
fayrouz 7Recherche et développement.

Pour ce qui est de la recherche et développement, FMTC (Fayrouz Manufacturing and Technology Center) basé en Suisse, a pour mission d’améliorer en continu Fayrouz avec les dernières technologies de pointe et de présenter au consommateur un produit qui répond aux normes et aux dernières tendances au niveau international.

Fayrouz 13,30x14,85mEntretien Nezha AFIRI responsable marketing chez Groupe Brasserie du Maroc.

Comnews : Présentez nous de façon plus détaillée la marque Fayrouz ?

N.A : Fayrouz est une boisson maltée au goût de fruit, commercialisée au Maroc depuis juillet 2006. Fayrouz veut dire “turquoise” en arabe qui est à la fois une couleur et une pierre précieuse. Fayrouz est une boisson maltée, qui ne contient ni colorant, additif ou conservateur artificiel. Fayrouz est appréciée en tant que composante d’un régime équilibré sain et d’un style de vie actif. Actuellement, le concentré de base de la boisson Fayrouz est produit par « Fayrouz manufacturing and technologie center » situé dans les montagnes des Alpes suisses. Elle répond aux normes et aux standards de qualification ISO et assure une qualité de production conforme aux exigences internationales. Les ingrédients de Fayrouz offrent un grand choix pour les personnes qui recherchent une boisson rafraichissante et nouvelle, alternative aux boissons classiques présentes sur le marché. Grâce à son mélange de malt et de fruit qui laisse un arrière goût à la fois doux et amer, Fayrouz représente l’évolution naturelle d’un soft drink classique. Fayrouz a été lancée dans plusieurs nouveaux marchés ces 2 dernières années (18 Pays et 3 continents). Suite aux succès de ces lancements, nous comptons continuer le développement de la marque Fayrouz à travers le monde et plus particulièrement au Maroc. Depuis que Fayrouz a été créé en 2003, nous avons beaucoup investi dans l’innovation afin de réaliser notre vision de croissance future et de garantir le plus haut niveau de qualité. Dans notre pays, le marché des sodas est soumis aux exigences et rythmes des saisons, mais le potentiel de développement est important comparé à d’autres pays du même niveau que celui du Maroc.

Parlez nous de la production de la boisson Fayrouz ?

N.A : Fayrouz inaugure une nouvelle catégorie de boissons rafraichissantes, conçue à base de malt et de fruits. Avec un positionnement premium, naturel (sans colorants ni conservateurs), elle s’adresse à un public plus adulte, en quête de rupture par rapport aux sodas classiques. Toute la gamme Fayrouz, destinée au Maroc, est produite localement sous licence de Fayrouz International, à l’usine de Tit Mellil.

Quelle agence de communication est en charge de l’accompagnement publicitaire de la marque ? De quelle façon travaillez-vous avec cette agence ?

N.A : Nous travaillons avec plusieurs agences spécialisées en évènementiel, en communication, en stratégie, en relations publiques…De Londres, au Caire, en passant par Casablanca. Nous croyons énormément en la spécialisation.…

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Il n’y a pas de lions en Afrique

01917_eugene_delacroixEt pour une fois nous ne pouvons blâmer ni la pollution, ni le trou dans la couche d’ozone ou encore l’exploitation intensive des ressources naturelles. Dans ce cas précis, c’est plutôt l’insuffisante exploitation des ressources naturelles qui est en cause. Ces ressources sont l’intelligence, la créativité, le courage et la volonté. Les lions dont en parle quant à eux ne sont pas faits de poils et de crins mais d’or, d’argent ou de bronze.

A part l’Afrique du sud, qui à bien des égards a une position très spécifique en Afrique, toutes les autres tribus sont rentrées bredouilles.  Ce ne sont pourtant pas les races de lions qui manquaient dans la riche savane cannoise, (onze catégories : radio, RP, design, film, presse…) avec dans chaque troupeau différents types de cibles plus ou moins accessibles (le lion d’or, comme chacun le sait, est par exemple beaucoup plus difficile à piéger que le lion de bronze). Malgré ces dizaines de proies potentielles rien n’y a fait. Aucun chasseur n’a réussi à revenir avec le glorieux trophée.

Pourtant, nous les Africains avions une prestigieuse réputation dans ce domaine. Il suffit de relire Joseph Kessel pour s’en assurer. Et ici il ne s’agissait même pas d’en passer par le fameux rite d’entrée à l’âge adulte des Masaï, en attaquant, armé d’une simple lance et de son seul courage, le plus grand carnivore d’Afrique.

L’objectif était beaucoup plus modeste : capturer un petit lion chétif, de quelques kilos à peine, qui tient parfaitement bien sur toute étagère créative qui se respecte. Alors que s’est il passé ? Nos guerriers africains n’ont-ils pas su se camoufler efficacement entre les rangées de macarons « Ladurée », les petits fours « Fauchon » ou le bar généreusement garni de « Moët » ? Auraient-ils laissé des traces de sable sur le tapis rouge de la Croisette qui les ont  trahis ? Nos lances ne seraient-elles plus aussi acérées que celles de nos glorieux ancêtres ? Nos filets de chasse se seraient-ils troués ? Nos chasseurs auraient ils perdu le feu sacré qui alimentait le cœur et l’âme de leurs arrières arrières grands parents ?

Pourquoi les lions de l’Atlas ou bien encore les lions indomptables n’ont-ils pas réussi à convaincre leurs congénères de rentrer avec eux, chasser librement le buffle et s’abreuver aux sources ombragées des vastes plaines africaines?  Pourquoi à ce 56ème festival de la publicité, aucune agence africaine (hormis l’Afrique du sud) n’a-t-elle vu son travail reconnu et récompensé par ses pairs ?

Ce résultat (ou pour être plus précis, cette absence de résultat) est un terrible constat d’échec pour la publicité africaine dans son ensemble et appelle à une réaction vive et immédiate. Il ne s’agit pas simplement de réagir car on est blessé dans son orgueil (quoique…) mais parce que lorsqu’un pays (à fortiori un continent) n’obtient aucune récompense à Cannes, cela signifie souvent que sa création publicitaire n’est pas à la hauteur des standards internationaux.

cannes_lionsof22Evidemment pour expliquer cette sécheresse, la solution la plus aisée serait de critiquer le festival.

  • La composition à majorité occidentale du jury peut provoquer un certain déterminisme culturel et faire pencher la balance vers les créations qui lui sont plus familières.

    Néanmoins les différentes récompenses obtenues par des pays asiatiques ou d’Amérique latine (Thaïlande, Japon, Chine, Brésil, Argentine…) tendent à relativiser cet argument et le jury devient plus cosmopolite d’année en année.

  • Il est plus facile d’obtenir un prix quand on s’appelle Kit Kat ou Coca-Cola que Merendina ou Top’s ; les marques internationales faisant d’emblée partie de l’imaginaire collectif.

    Hors la communication de ces marques est généralement gérée au niveau de leur siège qui se trouve souvent dans des pays occidentaux.

    Les marges de manœuvres des « petites » agences opérant dans des pays en développement est ainsi plutôt faible (beaucoup d’adaptation et peu de possibilité de création) limitant par là leur chance d’obtenir des prix.

    Cela est vrai mais encore une fois les contre exemples existent puisque JWT India a obtenu un lion l’année dernière avec une campagne pour Nike India ou bien encore JWT Costa Rica pour Kraft cette année.

    De plus, les marques inconnues du grand public ayant gagné à Cannes sont suffisamment nombreuses pour écarter cet argument.

  • Les pays occidentaux disposent d’un budget et de moyens techniques sans équivalent, ce qui rend la compétition inégale, d’autant qu’une grande partie de la note finale repose sur l’efficacité de la publicité (son impact sur les ventes).

    En effet certaines campagnes récompensées à Cannes (dont le grand prix télé de cette année pour Philips) auraient difficilement pu être effectuées par un pays africain car l’idée repose beaucoup sur une prouesse technologique. Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’une réelle tendance de fond liée à la « technologisation » de la société, la plupart des prix ont été décernés à des idées qui ne demandaient aucun moyen technique particulier. (Il suffit de voir le grand prix de l’affichage obtenu par l’Afrique du sud). L’argument du poids de l’efficacité a sa pertinence car si Nike lance une campagne mondiale avec un budget de plusieurs centaines de millions de dollars, son impact en terme de vente ne sera pas comparable à celui d’un  petit maroquinier de Derb Omar qui achète 5 panneaux, aussi brillante soit l’idée.

Mais là encore les petites marques récompensées à Cannes  avec des budgets loin d’être colossaux (qui connait le chewing gum Bazooka ou les vins Delacroix ou encore les climatiseurs Ogawa ?) prouvent que le jury sait relativiser le poids de l’efficacité et prendre en compte la distorsion de moyens. En outre,  dans un marché vierge il est plus facile de percer et surprendre que dans un marché mature et fortement concurrentiel.

Enfin, parmi les lauréats de cette année, nous pouvons citer le Guatemala, la Roumanie, les Philippines… il ne me semble pas que ce soit des pays beaucoup plus développés que le Maroc.

Gagner à Cannes est donc certes un peu plus difficile pour les pays en voie de développement mais il s’agit d’un objectif qui est loin d’être impossible. Aussi fondées puissent être les critiques envers le festival, cela ne fera en rien avancer le niveau des créas de nos pays.

La véritable question est donc de comprendre pourquoi le niveau de la créativité est encore aussi bas en Afrique en général et au Maroc en particulier.

Nous avons l’éternel « le consommateur ne comprendra pas, c’est trop sophistiqué… ».

Evidemment il s’agit d’une contre vérité et  plusieurs arguments battent en brèche ce postulat, notamment la créativité de pays au même niveau de développement que le Maroc.

Le véritable problème n’est donc pas le consommateur, qui au contraire aimerait avoir des publicités créatives, s’adressant à son intelligence et reprenant de réels insights, plutôt que des copiés collés d’idées et de concepts étrangers ou encore l’absence de concept tout court. Là où le bât blesse c’est que le secteur de la communication lui-même n’est pas encore véritablement structuré en Afrique.

Les relations entre annonceurs et agences sont parfois déséquilibrées et une certaine opacité règne sur les modalités d’attribution des marchés. Les pitchs, quand il y a pitch (et il n’y en a pas assez) devraient être communiqués dans des magazines spécialisés en communication afin que toutes les agences intéressées puissent participer et que la meilleure gagne.

En France il y a quelques années encore, le département communication était surnommé ironiquement « la danseuse du président ».

Cela signifiait que le président et plus généralement les dirigeants de l’entreprise l’utilisaient à des fins personnelles en y plaçant leurs ami( e )s et le budget com n’était pas toujours attribué aux agences pour des raisons professionnelles. En un mot, ce n’était pas considéré comme un département stratégique et peu importait qui s’en occupait puisqu’en fin de compte, c’était l’annonceur lui-même qui décidait de la taille du logo, des messages à insérer et même des couleurs des flyers.

Imaginez quelques instants qu’un annonceur aille voir son cabinet financier pour lui expliquer comment calculer le ROI ou la meilleure manière d’amortir ses actifs sur 5 ans… Ce serait bien évidemment inimaginable (à part si le patron est un expert comptable de formation).

Les choses ont bien changé en France depuis.

Le président a perdu sa danseuse au profit de partenaires sérieux et professionnels qui l’aident à améliorer la perception de sa marque et augmenter les ventes de ses produits ainsi que ses bénéfices. La France compte dorénavant dans ses rangs des agences qui sont parmi les plus créatives mondialement et nous serions bien inspirés de voir un peu ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, notamment concernant les relations de travail entre agences et annonceurs.

Il ne s’agit bien évidemment pas pour les annonceurs de n’avoir aucun mot à dire sur la  communication. Bien au contraire, étant en contact constant avec les consommateurs et présents sur le terrain, leur apport peut être essentiel. Seulement, leur rôle premier ne doit pas être de discuter du choix des couleurs ou de la taille des taglines. Les créatifs ont fais des années d’études pour cela et sont beaucoup mieux placés pour en juger.

Là où les annonceurs peuvent être très utiles par contre, c’est en aidant leurs agences à un niveau plus stratégique et en les alimentant d’études sur les comportements de leurs consommateurs, la perception de leurs produits, les évolutions des parts de marché selon les canaux de distribution …

Une autre difficulté concerne les délais très réduits (voir intenables) demandés parfois pour réaliser des campagnes. Il faut bien comprendre qu’obtenir un résultat très rapidement, à un faible coût et avec une très bonne qualité relève de la quadrature du cercle.

Un de ces trois items sera forcément sacrifié à l’autel de la réalité.

Une campagne de communication réussie exige un brief bien pensé, qui prenne en compte les caractéristiques de la marque, le positionnement de ses concurrents et la perception de ses consommateurs. (L’aide et l’apport des annonceurs est essentiel lors de cette étape). Une fois le brief envoyé aux créatifs, ils ont également besoin à leur tour de temps pour essayer différentes pistes, se documenter, discuter entre eux… Ensuite il y a les incontournables va et vient entre les clients et l’agence : modifs, remodifs, reremodifs… Une fois la création validée, il faut encore compter le temps de l’exécution au studio puis celui de la production.

Ainsi, à part vouloir un travail bâclé qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la marque et n’augmentera pas les ventes d’un iota, il faut prévoir un minimum de temps.

L’une des autres grandes faiblesses de la communication au Maroc est l’absence de structure véritablement active qui regroupe toutes les agences.

Il n’y a aucune entité qui propose régulièrement des formations de qualité, organise des séminaires avec des intervenants prestigieux, des rendez-vous ou l’on puisse discuter de nos métiers, de nos challenges, des difficultés que l’on rencontre et des solutions que lon peut y a apporter… (à la manière de l’AACC). En gros il n’y a pas assez de communication entre les agences de communication, ce qui est un comble.

Il y a beaucoup d’autres raisons (qualité de production, qualité de la formation, faiblesse des moyens…) pour lesquelles le niveau de la créativité est faible au Maroc mais je ne vais pas m’appesantir dessus car en fin de compte, il s’agit avant tout d’une question de volonté.

Sans cette volonté d’innover, de surprendre et de faire mieux que les autres, rien ne sera possible. Sarkozy dans son fameux discours de Dakar a prononcé les mots suivants : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire (…) il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. L’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir.

Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. »

Je ne sais pas si on peut généraliser de la sorte mais il est en tout cas certain que la publicité africaine n’est pas encore rentrée dans l’histoire car justement il n’y a pas de place pour l’innovation, le changement et la prise de risque. Alors que tout est à faire, alors qu’il s’agit d’un terrain vierge, que l’on pourrait inventer notre propre style de publicité et établir des standards nouveaux, nous nous contentons de copier ce qui a été fait il y a 20 ans.

Il faut que nos chasseurs africains évoluent un peu car on ne capture plus les lions avec de vieilles techniques de chasse.

Ali Rezgui, Account Manager à JWT

(ali.rezgui@jwt.com)

ComSup, l’école des pros de la com

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Rachid Fekkak : un talent au service de l’avenir de la Com

Avec ses yeux bleus et sa belle gueule de baroudeur tendre, Azzedine Lazrak a fondé en 1996 la première véritable école de communication au Maroc.

Architecte de formation, l’homme est généreux et, comme pour lui, tout est communication (et ce n’est pas comnews qui dira le contraire), il s’est dit tout simplement qu’il ne peut y avoir de bonne communication sans bonnes formations.

C’est qu’il construit l’avenir, Azzedine Lazrak, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a surfé sur une vague porteuse, puisque 13 ans après sa création en 1996, l’école est devenue une véritable référence. “Tu as fait Com’Sup, ou pas… “ Il faut dire que les plus grands professionnels sont mis à contribution pour apprendre aux élèves de l’école ce que le monde de la Com recèle de richesse tant sur le plan national qu’international.

Preuve supplémentaire de compétence et d’efficience… les masters qui sont pour l’école, en partenariat avec les universités de Versailles Saint Quentin, de Paris 2 Assas autant de tremplins de carrières et de territoires de rencontres et d’enrichissement pour des étudiants.

Pour ces étudiants élus, malgré la sueur et les neurones qui seront fortement sollicités, les expériences sont au rendez-vous d’une école exceptionnelle qui leur montrera les voies du futur d’un Maroc moderne, prêt à relever tous les défis de l’avenir.

Comnews : Azzedine Lazrak, vous avez fondé Com’Sup il y a maintenant 13 ans en 1996, expliquez-nous ce qui a pu pousser un architecte de renom à créer une telle entreprise ?

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Azzedine Lazrak – Fondateur de Comp‘Sup

Azzedine Lazrak : La question est-elle posée à l’architecte/communicant ou au communicant/architecte ? En fait votre question est encore plus subtile que cela : pour commencer, l’Architecture est un acte éminemment communicationnel.

Le mode de vie, l’organisation sociale, l’état de développement des civilisations passées y sont gravés.

Les grottes de Lascaux, les ziggourats mésopotamiennes, les pyramides d’Égypte, les tours new-yorkaises sont les reflets et les signes majeurs par lesquels nous apprenons à connaître notre Histoire.

Ceci pour vous dire que l’architecte est aussi un homme ou une femme de communication. Par ailleurs, le communicant dans sa démarche créative n’adopte-t-il pas le même process que l’architecte dans son acte de bâtir ? Le communicant va agir sur un terrain social préalablement étudié, il va construire l’image d’une marque, d’une entreprise, d’une institution en créant un concept qui servira à les identifier.

Il utilise les savoir-faires de différents corps de métiers : Édition, Audiovisuel, Relations Publiques, Événementiel, au même titre que l’architecte fait appel pour construire son édifice au maçon, à l’électricien, au plombier. Le parallèle entre communiquer et construire est là, surtout qu’à l’orée de ce XXIe siècle, nous sommes tous architectes, bâtisseurs de « quelque chose » et communicateurs de « quelque chose ».

Pour l’heure, revenons à Com’Sup où je ne suis ni architecte, ni communicant. Je suis formateur. Et toute la subtilité de votre question est là. J’ai toujours considéré dans mon deuxième métier de formateur qu’un jeune bachelier qui s’inscrit à Com’Sup est une magnifique page blanche d’une vie professionnelle à construire.

En fait, dans mon cabinet d’architecture, je manage une dizaine de projets à la fois mais à Com’Sup, je sais que je gère autant de projets de formation que d’étudiants inscrits.

Pour moi, chaque étudiant est un cas unique et singulier dont il faut s’occuper individuellement.

C’est cet aspect qui a créé et développé un esprit de proximité et de complicité entre les comsupiens et leur école.

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Philippe Lorin – Grand publicitaire

Depuis la création de Com’sup en 1996, le cursus des étudiants a bien évolué pour coller au plus près aux tendances des métiers de la communication marocaine en pleine mutation, parlez-nous de ces évolutions

A.L : La vocation première de Com’Sup depuis sa création en 1996 est de former des jeunes aux métiers de la communication des organisations et des entreprises. Plusieurs centaines de comsupiens travaillent aujourd’hui dans les domaines de la publicité, du marketing, de la communication événementielle, des relations publiques, de la gestion des ressources humaines et de la communication interne, dans le sponsoring, le mécénat, le lobbying et j’en passe. Au début des années 2000, j’ai pressenti que le monde des médias, de l’audiovisuel, de l’Internet allait exploser au Maroc aussi, sous la pression des marocaines et des marocains avides de liberté.

Il était donc naturel et évident pour Com’Sup de participer activement à cette grande aventure. En 2004, une nouvelle filière Média/Multimédia a été créée au lendemain de l’adoption par le Parlement des lois sur la presse et sur l’audiovisuel, faisant ainsi de Com’Sup la première institution d’enseignement à développer un pôle de formation en Journalisme/Média de la nouvelle ère de gouvernance du Maroc.

Enfin pour terminer, Com’Sup, toujours fidèle à sa tradition d’anticiper sur les grandes mutations de la société marocaine, a saisi les nouveaux enjeux de la culture et le rôle que celle-ci allait jouer dans le développement et la promotion de notre pays. La valorisation de notre patrimoine, le retour vers nos valeurs fondamentales en matière de civisme, d’urbanité, de savoir-être, la protection et la préservation de notre environnement naturel, le « développement durable », parmi les solutions à apporter à une mondialisation envahissante, sont à la base de la création de la troisième filière de Com’Sup, Culture/Tourisme/Communication.

Celle-ci est appelée à former les futurs ingénieurs de la médiation culturelle et touristique qui font cruellement défaut aujourd’hui au Maroc.

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Hamid Kadiri Fondateur de Klem et Azzedine Lazrak

Au sujet de la création de Com’Sup, parlez-nous du premier tour de table et du rôle de Noureddine Ayouch dans cette création
A.L : Tout d’abord, en terme de tour de table je n’ai fait appel à personne.

J’ai créé Com’Sup tout seul, comme un grand. Je n’ai sollicité ni aide, ni autorisation, surtout pas de la part de mes ex-associés de la première école de design et de communication fondée en 1988.

Ils y ont plutôt pressenti une concurrence à notre institution d’origine.

Pour revenir à mes amis Noureddine Ayouch, Hamid Kadiri, Colette Amram et bien d’autres encore comptent parmi les parrains de Com’Sup, sans omettre évidemment Jacques Séguéla, je n’oublierai jamais leur enthousiasme et le rôle majeur qu’ils ont joué lors du lancement de Com’Sup en 1996 en participant à la campagne publicitaire testimoniale menée en septembre de la même année.

Leur caution morale m’a été précieuse et déterminante pour le lancement de l’institution.

Je saisis ici l’occasion pour remercier l’ensemble des professionnels de la communication pour la confiance qu’ils accordent à Com’Sup et à ses lauréats.

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Nour-Eddine Ayouch – Un ami de Com‘Sup depuis sa fondation

Vous avez ouvert un département audiovisuel ambitieux au sein de votre école, parlez-nous de cette filière et des nouveaux métiers qui la concerne directement
A.L : Le paysage audiovisuel marocain, comme chacun le sait, est en pleine mutation suite à la libéralisation des ondes radio et des canaux de télévision.

Une multitude de métiers vont être créés et il s’agit de former des jeunes capables de diriger et d’animer ces nouveaux médias.

Ne serait-ce que dans les métiers de la production audiovisuelle, les chaînes de télévision et les stations radio vont avoir besoin de chargés et de directeurs de production, de régisseurs, de présentateurs-animateurs, de journalistes-rédacteurs, de secrétaires de rédaction, de chefs d’édition, de journalistes-reporters d’image, de journalistes-photographes, etc.

Pour former à tous ces métiers, l’école Com’Sup s’est dotée
d’un studio multimédia comprenant un plateau de télévision avec sa régie et sa salle de post-production, une station radio pleinement équipée à caractère pédagogique et un atelier dédié à l’infographie et à l’édition.

Ceci permet aux comsupiens d’étudier dans les meilleures conditions, encadrés par des professionnels de l’information et de la communication.

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Hassan El Fahd en pleine action

Parlez-nous de vos étudiants, avez-vous remarqué chez eux une évolution au fil des années – Les aspirations, les looks, les mentalités etc…
A.L : Nos étudiants considèrent Com’Sup comme un lieu de formation mais aussi comme une école de la vie.

Plusieurs de leurs témoignages vont dans ce sens.

Nous accordons beaucoup d’importance à leur épanouissement personnel, à la valorisation de leurs potentialités. Au-delà de leur formation, contribuer à faire émerger leur créativité, élever leur savoir-être en société et dans leur vie professionnelle, construire leurs personnalités, sont parties intégrantes de la pédagogie développée à l’école.

Dans leur diversité, les lauréats de Com’Sup ont la réputation de s’inscrire dans la modernité et aussi dans une certaine authenticité ; ils sont réputés pour être plutôt créatifs, cultivés, ouverts.

En fait, ils sont en phase avec ce nouvel humanisme dont le Maroc peut se prévaloir aujourd’hui.

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Momo de Hit Radio(à droite), un animateur impliqué

Y a-t-il, comme on le remarque de l’extérieur un véritable “Esprit Com’Supien“ et en êtes-vous fier ?
A.L : Là, vous touchez un peu à mon ego. J’espère que cet esprit comsupien existe bel et bien. En tous cas, s’il devait exister, je souhaiterais vivement qu’il soit empli des valeurs que j’ai toujours défendues moi-même : être libre d’esprit, tolérant, avoir le sens du partage, savoir écouter, savoir monter au « charbon », agir en bonne intelligence dans le cadre d’un travail d’équipe, donner de soi-même et évidemment, savoir bien communiquer !

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Un étudiant de Com’Sup réussit à éteindre tous les moniteurs de 2M

Vous avez récemment annoncé de nouveaux masters au sein de vos cursus, pourriez-vous nous en parler et nous donner les racines de vos évolutions ?
A.L : Je suis vraiment ravi que ce soit Com News qui porte la primeur de l’information. En effet, depuis janvier 2009, Com’Sup est en discussion avec l’Université de Nice-Sophia-Antipolis afin de délocaliser un Master 2 en Ingénierie et Médiation culturelle et avec Paris II Panthéon-Assas pour délocaliser le Master 2 Journalisme de l’Institut Français de Presse (IFP).

Nous avons la grande joie d’annoncer que les conseils de gestion des deux universités ont voté favorablement ce partenariat avec Com’Sup. Mme Nathalie Sonnac, directrice de l’IFP Paris, M. Paul Rieffel, responsable du Master et M. Paul Rasse, responsable de la formation de Nice, m’ont assuré de leur soutien lors du vote des conseils d’administration des deux universités qui se tiendront début juillet. Quant au Master 2 « Politiques de communication » que nous avons développé depuis 2001 avec l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, plus d’une centaine en sont lauréats et occupent des postes de haute responsabilité dans divers domaines de la communication et des médias au Maroc et à l’étranger.

Dès lors, dans le cadre de nos trois filières Communication des Organisations, Média/ Multimédia et Culture/Tourisme/Communication, nous délivrons un double diplôme : celui de Com’Sup et celui des universités partenaires.

Quelle est votre vision de l’avenir de Com’Sup ?
A.L : Mon grand souhait est de transformer Com’Sup en une grande université marocaine avec des implantations régionales. Cette université sera dédiée essentiellement à la communication, au journalisme, aux médias, à l’audiovisuel, aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais cet ambitieux projet nécessite des moyens importants et l’idéal serait de trouver des partenaires susceptibles de contribuer à sa réalisation. L’appel est ouvert !

Témoignage

  • Pour ma part Com’Sup a été non seulement une véritable école au sens propre du terme mais aussi une école de la vie.
    ZINEB KAMIR
    Chargée de communication (interne et des relations publiques/relations presse) : EQDOM
  • Aujourd’hui, grâce à Com’Sup, j’occupe le poste de Chef de projet dans une Galerie d’Art, non seulement je suis satisfaite de mon métier, mais en plus il correspond à tout ce que j’attendais de ma profession.Hasnae Chahad

    Chef de projet : Galerie d’art « L’Atelier 21″

  • Com’Sup c’est l’apprentissage de la communication, mais aussi du travail en équipe autour de projets, qui nous permet de nous auto-former.Myriam SETOUANI

    Chef de Publicité : Impact Communication.

  • Après avoir suivi une formation à Com’Sup pendant 4 ans, j’ai été recrutée chez Action Marketing plus. Ces 4 années de formation m’ont apportées de véritables compétences dans le domaine de la communication et pour intégrer la vie active.NAWAL FATHEDINNE

    Account manager : Action Marketing plus

  • J’ai été diplômée en 2005 et j’ai été recrutée tout de suite par un géant du transport express, DHL. Par la suite j’ai eu d’autres expériences professionnelles de responsabilité parce que j’avais en main un bon diplôme et une spécialité recherchée au Maroc : la communication et la publicité. Aujourd’hui je suis responsable SME/SMI à bayt.comSelma Essakali

    Responsable communication : Bayt.com

  • Mon expérience de ComSupienne m’a donné la possibilité de m’ouvrir sur les dernières innovations en terme de marketing, communication et publicité,Dalal CHERQAOUI

    Directrice de Clientèle (LSM & Familiy Business) : TBWA ALIF

  • Mon expérience à COM’SUP n’est pas seulement une expérience d’études ou de profession mais une expérience de vie… qui m’a permis de forger ma personnalité, prendre des initiative, être responsable… Sur le marché du travail les Comsupiens sont les plus recherchés et les plus appréciés.Nada HABI

    Consultante Events communication

  • Pour moi, aucun mot ne pourrait expliquer mon parcours de quatre années à Com Sup, il faut simplement le vivre !
    Badr Chahine
    Directeur de Clientèle : Stand-up Agency…

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Le grand écart de l’été

Visuel Humeur Quelle drôle de période créative nous vivons en ce début d’été 2009 ! D’un côté, c’est l’été, synonyme de vacances, de légèreté, de liberté.

Les produits communiquent différemment parce que leurs clients sont dans des conditions de réception particulières.

La saison estivale s’inscrit dans une démarche de séduction et le ton des campagnes se fait donc naturellement plus léger et plus glamour. Adieu l’austérité hivernale pour laisser place à des messages plus sexy.

L’été, le soleil, la plage, les vacances, les MRE… toutes les conditions sont ainsi réunies pour découvrir les jambes des filles et afficher un type de communication plus libre et plus joyeux. Pour un créatif, la période est propice à s’exprimer de manière débridée et ludique, c’est le moment ou jamais ! Boissons, glaces, accessoires de mode, parcs de loisirs, lunettes de soleil etc, les produits pour lesquels cette période représente un pic de vente s’engouffrent donc à l’unisson dans un ton de communication décomplexé et beaucoup plus fun. J’adore, et même s’il fait chaud et que la clim est en panne, les recherches créatives sont tellement plus cool ! Et voilà que cette année, un événement perturbateur vient casser la mécanique légère du ton de la pub des vacances : Ramadan arrive à grands pas ! À la mi Août, nous alors pénétrer de plein pied dans un univers radicalement différent dans lequel les codes et les référents modifient les approches de A à Z. Pour un créatif d’agence, c’est le grand écart en terme de réflexion. Adieu les filles aux jambes apparentes, visiblement heureuses et insouciantes, au revoir le glamour et la sensualité, place au sacré, au respect, aux traditions, aux familles… Je vous l’avoue, cet été, je ne sais plus à quel saint me vouer.

Pratiquement dans le même temps, la mini jupe et la Djellaba sont ensemble dans mes réflexions créatives, c’est à y perdre son dérija ! L’hémisphère droit pour séduire et charmer, le gauche pour exprimer le sempiternel et légitime respect qui accompagne Ramadan. Pas facile, l’exercice mental ! Pas facile, mais passionnant dans la mesure où les extrêmes se côtoient sans se mélanger, si ce n’est dans nos ordinateurs qui n’y comprennent plus rien.

Que dire de plus ? Bel été et… excellent Ramadan. Décidemment, une sacrée période, cette année !

La Process Com, outil de développement

Process COM reflexionLe développement personnel est au cœur de la tendance actuelle. Remise en question, valorisation des ressources présentes en soi, présentes chez l’autre, prise de conscience des potentialités existantes en individualité mais aussi en équipe est un axe de développement présent à valeur régulière.

Nous nous sommes intéressés ce mois ci à la Process Com, un outil de communication simple, concret et efficace.

Créée par Taibi Kahler, psychologue Américain, qui a élaboré de façon progressive à compter des années 70, la Process Com, un outil de développement largement reconnu depuis cette date.

La process Com est  fondée sur la mise en valeur de six grands types de personnalités. A savoir rebelle, travaillomane, persévérant, promoteur, rêveur et empathique.

Aujourd’hui, la process com a fait ses preuves dans de grandes sociétés Américaines et de nombreuses entreprises européennes. Pour ce qui est du Maroc, au même titre que le coaching d’équipes, la PNL… la Process Com a trouvé sa place sur le marché, en vue d’améliorer de façon efficace et conscientiser la communication en milieu professionnel, mais pas seulement.

Des stages de formation sous forme de module sont proposées régulièrement par des cabinets de consulting de la place, aux entreprises soucieuses d’améliorer la cohésion d’équipe, l’ambiance de travail, faciliter la mission des managers, agir sur le stress qui peut-être provoqué par une communication déficiente.

Comnews part à la rencontre de la Process Com.

Ce modèle s’intéresse donc aux facettes d’une personnalité en mettant le doigt sur les contradictions présentes en chacun de nous. Après une étude de ces paradoxes, la Process Com permet de savoir qui « fonctionne bien avec qui », mais aussi comment optimiser les ressources d’une équipe. Il faut savoir que le fait d’avoir une communication plus performante permet de créer des relations axées sur l’harmonie. Une harmonie nécessaire et obligatoire dans les métiers de la communication,  au sein des agences, des équipes créatives, dans le monde effervescent et dynamique de la publicité…ceci n’excluant pas les …

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Bédo, la BD marocaine se dessine des lettres de noblesse

EquipeBEDOCréé à l’initiative d’artistes de la communication, le magazine Bédo apporte un souffle d’air frais à une presse marocaine destinée aux jeunes par ailleurs pratiquement inexistante. À sa naissance, le premier magazine de la Bande dessinée au Maroc est une affaire de copains qui ont osé concevoir eux-mêmes le support qu’ils auraient voulu lire, avec un esprit léger et décontracté. Bédo, c’est un journal moderne qui s’inscrit dans son époque et c’est donc à la fois sur internet en téléchargement, et en presse papier gratuite et diffusée à 20000 exemplaires. Nous nous sommes rapproché d’Abdou Slaoui, l’un des fondateurs de Bédo, qui nous parle des aventures et des ambitions d’une bande d’amis lancés dans une aventure passionnante.

Comnews : Abdou Slaoui, vous faîtes partie intégrante de la communication marocaine. Pourriez-vous nous parler de votre parcours, vos expériences, vos ambitions en matière de Com ?

Abdou Slaoui : Après avoir eu mon diplôme en Marketing, ma passion de la Direction Artistique à rapidement pris le dessus. A coup de travail acharné, d’autoformation dans les différents logiciels de graphisme, j’ai réussi à intégrer une agence prestigieuse de la place en tant que Directeur Artistique senior d’abord puis Directeur de Création.

Rizky&HutchRécemment, vous avez participé à la création de BÉDO, magazine de la bande dessinée marocaine, parlez-nous de cette aventure et des partenaires fondateurs qui vous ont accompagnés.

A.S : BÉDO est en fait une idée qui a commencé il y a bien 5 ans de cela. Avec mon ami et ex-colocataire, Mehdi Laaboudi, aujourd’hui Directeur de la publication du magazine, nous étions convaincu que les annonceurs et le lectorat marocain avaient besoin d’un support divertissant et sans prise de tête, d’ou le choix de la Bande Dessinée accompagnée d’articles avec peu de texte et illustrés de grandes photos. En fait nous voulions une ligne éditoriale à la fois diversifiée et parfaitement ciblée. A coups de benchmark à l’international, nous savions qu’il ne fallait pas se baser sur un concept existant à l’étranger, mais essayer de mixer plusieurs idées pour en faire un magazine cohérent dans un positionnement bien marocain.

De là, nous avions besoin de faire les bonnes connaissances pour concrétiser ce projet qui je l’avoue nous tenait à cœur. Par connaissances je veux dire des personnes passionnées dans leur domaine de compétence. Ainsi, Louis Hugues Jacquin, Illustrateur résident du magazine et créateur des personnages Abdou gardien de parking, Jmi3a bonne du Maroc, les expaterrestres et Rizky & Hutch, Hamza Chaoui, Commercial et Hassan Kadiri dans la production ont finalement rejoins l’équipe pour donner naissance à BÉDO.

Quelles sont les ambitions de BEDO en terme d’audience et de diffusion ? Papier, Internet, quel est le bon choix ?

A.S : BÉDO est aujourd’hui distribué gratuitement à 20.000 exemplaires au format papier dans les rues de Casablanca et dans certains spots de la ville, et bien sûr téléchargeable sur www.bedomag.com pour ceux qui n’ont pas réussi à mettre la main dessus. Je dois dire qu’il n’y a pas vraiment de bon choix. Aujourd’hui, …

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La mouvance du texto

SMSLe texto, le sms, une version 2009, du petit mot, du billet doux, une façon de faire passer l’information, de la recevoir en quelques secondes seulement, presqu’en temps réel…Comment le texto marche ou pas. Qui l’utilise, pourquoi, dans quel but, combien cela coûte ?

Réponses apportées par les opérateurs  téléphoniques locaux, sur la tarification des SMS, avis sur la question, recueillis lors d’un micro trottoir réalisé dans les rues de la ville. L’occasion de comprendre en quoi le SMS est une mouvance, quelle partie de la société est concernée par cette tendance et pourquoi.

Envoyer un texto c’est une manière de communiquer en allant à l’essentiel. Longtemps considéré par certains d’entre vous, d’entre nous, comme une occasion pour les lycées et autres adolescents attardés ou non de verbaliser sur des choses qu’ils ont à dire et qu’ils ne parviennent pas à exprimer de façon totalement libre.

Aujourd’hui, en 2009 au Maroc et probablement ailleurs le texto est monnaie courante.

C’est « the moyen »… de communiquer pour dire « je suis en réunion », « j’arrive dans 10 min », une panoplie de textos sont pré écrits pour  se faciliter la vie.

Présent dans une des icônes de nos GSM respectifs, parfois si simple à utiliser, prenons le cas des GSM Nokia, un véritable jeu d’enfant. Vous pouvez sur certains GSM de la marque cités au préalable, stockés jusqu’à 1500 textos envoyés (et) ou reçus, garder une trace à consulter si besoin est, pour vous remémorez une date, un événement, une adresse, un horaire…Une sorte d’archivages des textos. C’est donc un moyen efficace de poser une question, de rappeler un besoin, de confirmer un RDV, de retarder une séance…Mais aussi d’avoir l’adresse mail d’un interlocuteur, fournisseur ou autre.

A travers cet article, nous ne souhaitons pas

écrire quelques lignes autour du « texto expliqué aux nuls ». Mais plutôt de comprendre comment ça marche, combien ça coûte, qui paye un SMS, est ce l’expéditeur et le receveur. Quelles sont les différences que l’on peut identifier entre les opérateurs téléphoniques de la place, Méditel, Wana pour ne citer qu’eux ?

La vitesse à laquelle le texto parvient à destination? Qui paye pour le texto ? La version texto

gratuits ? Les heures  et conditions où les textos sont gratuits ?

Un ensemble de questions simples, autour d’un geste simple rattaché à un moyen de communiquer qui est parfois de loin, le plus efficace, le plus simple, le plus rapide pour certains et parfois le plus complexe si l’on ne sait pas comment cela marche.

Wana

logo wanaLe prix des SMS est de 0,90 centimes TTC pour le Maroc. Pour ce qui est de l’étranger, le prix varie selon les pays, à titre d’exemple, le prix est de 3 Dh TTC pour l’Europe, 10 DH pour les cartes prépayés à destination des Etats Unis. Chaque destination prévue pour votre SMS correspond à un prix précis, pré établis auquel vous pouvez avoir accès de façon fluide via le service concerné au sein de Wana même.

Méditel

logo meditelIl suffit de composer le 121 pour avoir accès à l’information, celle qui concerne votre abonnement, celle qui vous renseigne sur votre solde et bien d’autres services placés sous le signe de l’efficacité et de la réactivité. Un service clientèle performant et professionnel. Que vous pouvez également contacter pour la résiliation d’un abonnement. Comment vivre simplement en accord avec les tracas du quotidien sans basculer dans la sur procédure, les complications en tous genres. Un service donc, complètement dans la mouvance de la modernité, de la technologie. Revenons vers nos fameux textos, chez Méditel le prix est de 0,96 centimes TTC vers tous les opérateurs téléphoniques locaux. Pour ce qui est des messages envoyés vers l’étranger, cela vous coûte 4,60 Dh TTC. Pour ce qui est des SMS gratuits, les clients Méditel peuvent en profiter, cela est proportionnel à leurs abonnements plafonnés. Pour un abonnement fixe de 5 h 30, vous avez jusqu’à prés de 469 SMS gratuits à utiliser de Méditel vers Méditel seulement…

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Positive attitude

4904nInstallé à Casablanca depuis 2005, Laurent Bervas est le créateur de Casavisa, une agence immobilière, ainsi que de Linutop, une société qui développe et commercialise des petits ordinateurs sous linux.

Son prochain projet est le développement commercial de Casawaves une société dont les ressorts de développement sont multiples puisqu’ils concernent aussi bien le développement de solutions internet que du réseauting particulièrement pointu et ciblé, ou encore l’organisation de concerts, la promotion des jeunes artistes de la scène marocaine… sans oublier l’humanitaire ! Une multitude de défis que s’est fixé ce dynamique chef d’entreprise au sourire ravageur.

Tant sur la scène internet que dans la vraie vie, Laurent Bervas est rayonnant, bavard, passionnant. Il mérite largement un coup de zoom dans les colonnes de Comnews, et voici donc un hommage à ce que nous pourrions appeler “La vie positive de Laurent Bervas“.

Place aux explications d’un homme orchestre inscrit dans la mouvance d’un monde généreux qui prend ses racines dans l’amour des autres.

Comnews : Laurent Bervas, avant de nous parler de Casawaves, pourriez vous commencer par vous présenter?

Lolo1Laurent Bervas : Je suis un entrepreneur spécialiste des nouvelles technologies et de la communication Internet. Je me suis installé à Casablanca en 2005 avec la conviction que c’était un endroit idéal pour installer des startups innovantes. J’ai commencé début 2006 par créer CasaVisa une agence immobilière. C’est un métier que je ne connaissais pas mais j’avais la certitude que la communication Internet nous donnerait un avantage concurrentiel décisif. C’est un pari réussit car CasaVisa est aujourd’hui une référence sur le marché de la location professionnelle. 80% de notre clientèle nous est apportée par le net.

Casawaves est la seconde société que je lance cette année au Maroc.

4908Avant de nous parler de Casawaves, pouvez vous nous donner votre avis sur l’Internet Marocain ?

L.B : Les Internautes marocains ne sont pas très différents des Internautes du monde entier : le succès de Facebook au Maroc montre qu’ils sont « synchronisés » avec leurs petits copains à l’étranger. Il y a donc au Maroc, comme c’est le cas à l’étranger, des opportunités pour les marques en terme de communication sur Internet.

Malgré cela le Maroc compte peu d’acteurs de référence. Cela tient à mon avis à une raison de taille de marché. Malgré ses 500 000 connexions ADSL et son statut de pays le plus « connecté » d’Afrique , cela reste peu, c’est 30 fois moins que la France. Il faut aussi prendre en compte que le marché marocain est morcelé linguistiquement. En résumé si vous voulez développer une offre à destination d’une clientèle francophone solvable et homogène vous adressez alors aujourd’hui à peine plus de 300 000 internautes. C’est très faible pour rentabiliser des investissements.

Compte tenu de la taille réduite du marché marocain, la seule solution pour devenir un acteur de poids est d’être présent sur plusieurs créneaux.

4908_107nEt alors Casawaves c’est quoi ?

L.B : Casawaves ambitionne de devenir un de un acteur de référence sur le marché Marocain.  Nous avons prévu de décliner différentes offres autour de la communication Internet sur l’année 2009. Nous avons commencé au mois de Mars autour d’une première offre de communication événementielle intitulée Casawaves-events.

Pour présenter cette offre nous avons organisé deux premiers événements : « un déjeuner sur l’herbe » qui s’est déroulé le 22 mars dernier et « du Désert à l’Océan » qui vient de se dérouler le 19 juin

dernier.

Pourriez-vous nous expliquer en quoi consiste l’oginalité de l’offre Casawaves-Events ?

L.B : La première originalité de l’offre de Casawaves-Events est d’alterner communication dans le monde réel et dans le monde virtuel. Prenons l’exemple de notre événement qui vient de se dérouler et qui a réunit un peu plus de 300 personnes un vendredi soir à Dar Bouazza.

Dans la phase qui a précédé l’événement avons …

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OMD : Innovation et créativité média

DSC00310Eric Bequin, Français de nationalité, a accumulé une longue expérience en marketing et en communication aussi bien chez l’annonceur qu’en agence. Il a occupé des postes de responsabilité chez McCann-Erickson Paris, BBDO (Dubaï) et Goodyear Dunlop Tyres Europe dont il a été le Directeur Marketing EMEA.

Il a rejoint OMD MENA en tant que DG Regional en Juillet 2007, Il pilote maintenant l’expansion d’OMD en Afrique du Nord avec un premier bureau OMD Maroc qu’il dirige.

Rapprochons nous d’un homme taillé pour la conquête et investi d’une mission : transformer l’implantation d’OMD au Maroc et en Afrique du Nord en véritable réussite.

Comnews : OMD (Optimum Media Direction) est une entreprise internationale récemment arrivée au Maroc, pourriez-vous nous donner les raisons de cette implantation ?

SPLASHOMD dans le monde c’est un CA de 26 milliards de dollars, plus de 5,300 employés et des bureaux dans plus de 100 villes. Dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord notre chiffre d’affaires avoisine le 1.1 milliards de dollars, nous sommes présents dans 9 pays incluant, le petit poucet, OMD Maroc qui a officiellement ouvert le 5 janvier 2009.

Pourquoi le Maroc? Le Maroc comme d’autres pays d’Afrique du Nord sont des pays qui résistent plutôt bien à la crise, les indicateurs économiques y sont plutôt bons et les prévisions sur les prochaines années sont optimistes.

Dans un contexte économique mondial déprimé, il n’est pas étonnant de voir les entreprises internationales se concentrer avec encore plus d’effort sur un marché comme celui du Maroc.

Notre installation au Maroc s’inscrit dans cette même logique économique et s’explique aussi par 1- le souci d’accompagner nos clients dans leurs stratégies de conquête, 2- le souci de fournir à nos clients une cohérence dans la qualité de conseil et de service et 3- le souci de développer notre réseau dans des marchés à fort potentiel.

Notre implantation n’est donc pas le fruit du hasard, elle est l’aboutissement d’un long travail fourni en amont.

Quels sont les points forts d’OMD que vous allez pouvoir mettre au service des annonceurs marocains ?

Ce qui fait notre différence, c’est notre capacité à appréhender les problématiques marketing de nos clients en suivant une approche claire que nous appelons Checkmate.

Elle nous permet d’isoler le bon Insight pour ensuite développer la bonne stratégie et l’idée directrice de la campagne, exécuter de la manière la plus pertinente et créative cette stratégie. Enfin mesurer l’impact de la campagne, autant que possible, pour s’assurer le meilleur retour sur investissement.

Matin-AssabahInnovation et créativité média sont des valeurs de pointe revendiquées par OMD. Qu’entendez-vous exactement par créativité média ?

En effet, innovation et créativité sont des valeurs que nous brandissons haut et fort, pour preuve dans le monde, nous avons été nommes par Campaign et Adweek comme meilleur réseau media du monde fin 2008.

OMD est aussi l’agence media la plus primée globalement et dans la région nous avons reçu 30 récompenses depuis 2008 et un Lion d’argent cette année à Cannes.

Fort de se positionnement, OMD Maroc a exécuté deux belles avant-premières avec une fausse couve pour le lancement de la Renault Laguna coupé sur Le Matin et pour Sandero, la petite dernière de Dacia, sur Assabah.

Nous continuerons dans cette logique d’innovation et de créativité, car c’est pour moi primordiale de communiquer de la façon la plus innovante possible, car seul cette créativité permet de sortir du lot dans un marché qui au fur et à mesure des années voit sont paysage s’encombrer de marques et de media.

Vous possédez des clients internationaux présents au Maroc, ces clients font-ils désormais automatiquement partie de vos clients locaux, ou des démarches de conquête sont-elles nécessaires ?

Nous avons en effet des marques internationales prestigieuses que nous consultons, mais comme le dit la pub sur les antibiotiques, l’alignement… ce n’est pas automatique. Pour certains, une démarche de conquête est à envisager. Nous travaillons dans ce sens.

Quels sont aujourd’hui les clients qui font partie de votre porte feuille?

logosRenault Maroc, bien sûr, avec qui nous avons commencé cette aventure, HP Afrique depuis juin où nous assurons la coordination sur la zone Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest et les DOM-TOM, Pepsico, avec qui nous débutons notre relation et Visa, que nous coordonnons avec l’équipe OMD MENA basée à Dubai.

Pensez-vous que les études consommateur soient capitales pour mieux répondre aux besoins des annonceurs et pensez-vous initier de telles études ?

Le Maroc est riche en données d’audience et de pige, il y a l’embarras du choix avec bientôt trois fournisseurs de pige télé.

Connaitre le marché et ses consommateurs, c’est essentiel. J’ai d’ailleurs dans ce sens commissionné deux études qui nous permettrons de mieux cerner le consommateur marocain et de mieux connaître sa relation avec les media et les marques.

La première étude dont j’ai reçu depuis peu les résultats, s’appelle Family 2.0.

C’est une étude OMD qui a déjà été faite dans 15 pays.

Elle nous permettra de comprendre très précisément comment chaque membre de la famille consomme les media qui sont à sa disposition, dans quel contexte, dans quel objectif, notamment pour communiquer avec d’autres membres de la famille… Je propose que nous développions ce sujet plus dans le détails lors d’un prochain entretien. La seconde étude est le TGI (Target Group Index), une étude très utilisée en Europe et au Moyen-Orient.

Cette étude, que nous recevrons en octobre 2009, devrait nous éclairer sur les affinités marques, loisirs, média… par âge et par CSP. L’étude est en cours de réalisation.

Pourriez-vous nous parler des modes de rémunérations des agences médias au Maroc, sont-ils les mêmes qu’ailleurs ou y a-t-il des différences ?

Le Maroc ne se distingue pas de façon significative des autres marchés.

Pensez-vous que le marché marocain soit atypique et particulier, ou répond-t-il à des schémas universels classiques ?

Particulier et atypique non, car la fragmentation des audiences TV, la prolifération des titres de presse et l’explosion de l’internet ne sont pas des phénomènes propres au Maroc.

Avoir accès à plus de 500 chaines télé et plus de 250 titres de presse nous poussent vers des schémas moins conformistes.

Le Maroc se numérise très rapidement, les derniers chiffres nous le prouvent : 8 millions d’internautes, soit une pénétration de 23%, pas étonnant dans un pays où plus de 50% de la population a moins de 30 ans.

Cette numérisation représente, en plus du « thought leadership », le vrai challenge aujourd’hui car, pour nous en tout cas, elle permet au consommateur d’interagir avec une marque à tout les niveaux et de façon pérenne par le jeu, l’éducation, l’échange/le partage….

Family 2.0Parlez-nous du paysage médiatique marocain, quelles sont ses spécificités, ses points forts et ses faiblesses ?

C’est un marché en pleine dynamique de croissance, plus de 20% en moyenne sur les deux dernières années. L’évolution qu’il enregistre depuis les sept dernières années témoigne de la confiance que portent les différents acteurs au secteur publicitaire marocain. C’est une dynamique qui se traduit par la création de nouvelles opportunités et l’émergence de nouvelles techniques et supports toujours aidant le développement de notre métier. Le paysage s’enrichit de jour en jour avec de nouveaux intervenants de qualité, permettant un renouveau permanent de plusieurs médias clés.

  • Au niveau de la presse, une évolution très nette durant ces dernières années a permis à ce média de se diversifier et d’améliorer sa présence auprès des marocains. Ainsi les tirages sont devenus plus important mais en comparaison avec nos pays voisins, nous restons très loin derrière l’Algérie ou l’Egypte.
  • Concernant la radio, la libéralisation des ondes a permis la création de nouveaux profils d’auditeurs, créant ainsi de nouvelles cibles et d’opportunités pour nous. Les investisseurs ont aussi suivis ce développement faisant passer la radio de 6% de part d’investissements en 2007 à 11% en 2008.
  • Pour la TV, l’avènement de la mesure d’audience en temps réel a démontré les limites de l’offre nationale: les chaines hertziennes ne dépassent pas les 35% de pénétration face à l’offre satellitaire étoffée disponible au Maroc. Ainsi les chaînes panarabes s’imposent face aux chaînes satellitaires marocaines. La TV devrait s’adapter à cet environnement concurrentiel et répondre avec une offre plus adaptée, répondant mieux aux attentes de l’ensemble des composantes de la population marocaine.
  • L’internet est en plein boom, plus de 300% de progression sur les trois dernières années et 8 millions d’internautes. Il offre une parfaite interactivité avec nos cibles et la technologie permet une utilisation innovante de ce média. La mesurabilité en temps réel permet un suivi constant des performances et une réactivité optimale pour de meilleurs résultats.
  • L’affichage est quant à lui pas du tout régulé. Nous avons connu ces derniers mois une prolifération anarchique des sites en milieu urbain sans réelle approche claire de géo-ciblage.Pour preuve nous avons sur certain rond-point plus de 120 faces disponibles incluant bien-sur les déroulants. Avec une telle offre, il devient difficile pour tous les intervenants de s’y retrouver et de se différentier autrement que par le prix.

En termes de coût au mille, comment se positionnent les médias marocains vs d’autres marchés ?

La comparaison doit se faire avec des marchés similaires. Ainsi les médias aux Maroc sont compétitifs dans la région du Maghreb mais quelques exceptions existent. Les coûts dans la presse ne sont pas compétitifs pour les annonceurs marocains et ce à cause d’un lectorat très faible. Pour les autres médias, le Maroc se situe dans la moyenne des marchés arabes.

Ilayki : l’émission féminine à succès

ILAYKIIlyaki est une émission féminine quotidienne diffusée sur Al Oula, connue par un bon nombre d’entres nous. Elle compte parmi les téléspectatrices, des adeptes inconditionnelles de toutes les régions et villes du Maroc. Elle affiche une audience record. Nous avons voulu en savoir plus, comprendre quels sont les rouages en interne au sein de Nina production, la maison de prod qui travaille sur le contenu, mobilise des équipes de journalistes, s’applique à apporter du sens aux femmes d’ici et d’ailleurs. Entretien avec Rajae Chraibi, une femme engagée, féministe qui se bat au quotidien pour garder et relever le niveau de cette émission qui fait un tabac sur Al Oula.

Parler des problématiques de communication serait peine perdue vue que l’émission n’a recours a aucun moyen précis, ni celui de l’affichage, ni celui de la radio, seules des capsules télévisés véhiculent le message, celui d’un bref aperçu sur le contenu, les horaires de diffusion, avec un nom, un logo devenu une marque. Une de ces marques dont on reconnaît absolument tout.

Point de départ

logo ilaykiL’émission existe depuis 4 ans aujourd’hui. Elle tombait à pic, à un moment où la SNRT souhaitait communiquer sur la femme.

Il faut savoir que la HACA impose 6 min par jour de contenu relatif aux problématiques féminines. Avant de se lancer dans la réalisation de l’émission, Nina production a jugé utile de faire une étude avec un panel de femmes, toutes catégories sociales confondues, des femmes actives, des femmes du milieu rural, pour comprendre leurs envies, leurs rêves, leurs ambitions.

Ainsi suite à ces chiffres, Nina production a proposé un concept d’émission de 26 min, pour répondre aussi bien
à la demande de SNRT mais aussi à celle des
téléspectatrices.

Identité visuelle de l’émission.

Ce qui constitue l’identité visuelle de l’émission c’est tout d’abord son logo calligraphié de couleur rose fucshia, le générique qui agit comme un appel destiné aux téléspectatrices et téléspectateurs. Parce qu’il faut le savoir, les hommes, eux aussi regardent et apprécient ilayki. Le choix de la présentatrice est un élément important qui peut justifier aujourd’hui le succès de l’émission, Nouhad Senhaji est une présentatrice très appréciée par les marocains. Elle véhicule la douceur, elle a une voix calme et donne envie de regarder.

La rédaction de l’émission.

RTMLes locaux situés en plein cœur de la vile, sur le boulevard Abdellatif Benkaddour regroupent la rédaction de l’émission. Sur place une équipe est coiffée par une rédactrice en chef.

Plusieurs journalistes travaillent au quotidien à l’élaboration de l’émission, un chargé de production qui a un lien direct avec le chargé de production de Al oula, un caméraman, et une script.

A cette équipe de 15 personnes, s’ajoute bon nombre de free lance. Des free lance pour sous traiter des rubriques comme la mode par exemple.

Un contenu informatif, engagé, féministe et impactant.

L’ensemble des rubriques est réalisé en interne, à l’exception de la mode sous traitée par une styliste et du relooking confié à une coach en image.

Des reportages sur des problématiques diverses qui vont du droit à la beauté en passant par la psychologie interpellent les habituées de l’émission.

Durant quelques minutes, l’émission rencontre l’actualité, part à la rencontre d’une personnalité connue ou pas. Le but étant de proposer de la diversité, de sillonner les régions du Maroc pour atteindre une cible de plus en plus large.

Les chiffres enregistrés par Marocmétrie prouvent que le contenu et la proximité créée par la rédaction de l’émission sont un moyen de communication quasi suffisant. Il semble que l’intelligence et cette notion de proximité soit parfois suffisantespour toucher une cible.
Un contenu incisif qui englobe, la santé, l’aspect psycho, la beauté, le bien être, la nutrition, la forme et bien d’autres sujets. L’émission s’articule également autour de reportages sur des thématiques comme la Moudawana, avec un invité spécial, un juge, un avocat, un adoul en vue d’éclaircir certains points.

Pour cette partie de la programmation, il s’agit d’un contenu interactif sur lequel la télespectatrice peut intervenir en direct. Chaque semaine, un reportage intitulé destin de femmes est axé sur une thématique sociale.

Co production avec Al oula: mode de fonctionnement.

La maison de production bénéficie d’une carte blanche pour ce qui est du contenu. Cette liberté s’explique de façon simple, une confiance s’est instaurée entre les deux parties à savoir Nina Production et le service de programmation de Al oula. L’émission est donc complètement drivée par Nina production et son équipe. Pour ce qui est de la production, l’émission est co produite par les deux.

Al oula met à disposition un studio à Casablanca à Ain Chok, transformé au goût de l’émission avec une décoration colorée, minimaliste et féminine, ainsi qu’une équipe technique faite de caméraman, d’ingénieur son, de réalisateur , lesquels sont parties intégrante de la SNRT. C’est donc dans ces locaux de la SNRT à Ain Chok que durant prés d’une semaine de tournage intensif, une ruche de journalistes s’évertue à produire tous ensemble un mois de diffusion, soit plus de 50 heures de travail, prés de 30 émissions, toutes destinées au bureau de la programmation de Rabat, en vue d’un visionnage, d’ajustement avant la validation définitive.

Une semaine durant laquelle, on change de décor, on accueille des invités de tous bords venus s’exprimer sur des interrogations du moments, venus répondre aux problématiques, donner des éclaircissement.

Une semaine durant laquelle, deux rubriques sont indexées celle de la mode moderne qui met en avant les tendances de la saison, les pièces maitresses mais également celle de la mode beldi qui va à la découverte de talents de la place.

Nina production : une vision d’avenir.

Nina Production entend bien se spécialiser dans les émissions féminines qu’elle compte placer dans le paysage audiovisuel marocain. Suite au succès de Ilayki, la vitesse de croisière étant bien enclenchée, la maison de production se penche sur la décoration. Une émission gardée sous le secret jusqu’à sa première diffusion prévue trés prochainement.

A cette nouveauté, s’ajoutera une autre production plus engagée plus militante qui concerne les femmes maghrébines, intitulée “paroles de femmes”, cette émission vise à donner aux femmes le droit à la parole, celui de s’exprimer sur des thématiques fortes qui les concerne via une capsule de 2 min seulement.
Les projets ne manquent pas, mais Nina Production est une maison de production qui joue la carte de la discrétion.

Des émissions derrière lesquelles des budgets de publicité énormes sont débloqués. Compte tenu du fait qu’une émission à succès attise toujours l’intérêt de grandes marques, d’annonceurs ayant les moyens de communiquer à travers le média le plus cher.

On compte parmi les annonceurs des marques comme Maroc Telecom, Pepsi, Aïcha, Knorr, Wana, La vache qui rit, Tide, Coca Cola, Head & Shoulders…pour ne citer qu’elles.

FaceBook ou le trombinocope du futur

facebook photo
Qui ne connaît pas Facebook? Peut-être mon grand père, qui ne possède pas encore d’ordinateur à la maison (mais a gardé son fax). À part lui qui est sûrement l’une des seules personnes qui n’ont pas créé un profil sur ce site depuis quelques années, on compte actuellement plus de 200 millions d’utilisateurs en 4 ans d’existence.

Un peu d’histoire ? C’est à l’initiative d’un simple étudiant de l’Université de Harvard du nom de Mark Zuckerberg que Facebook est né.

Ce site avait comme mission au départ de permettre aux étudiants de l’Université de partager entre eux les différentes photos prisent durant l’année.

Nommé initialement thefacebook.com le 4 février 2004, Facebook fut un succès instantané.

En l’espace d’un mois, plus de la moitié des étudiants d’Harvard avait un profil sur ce site et pouvait alors faire des liens entre leurs amis de classes et même entrer en contact avec d’autres étudiants de l’Université.

C’est en mars 2004 qu’il décide d’étendre son réseau social et permet l’accès au site aux étudiants des Universités de Yale, Stanford et Columbia.

Progressivement, ce site fut ouvert un peu partout aux universités à  travers le Canada et les États-Unis.

En 2005 Mark Zuckerberg décide d’investir 200 000 $ dans l’achat du nom de domaine facebook.com. 200 000$ pour un nom de domaine, c’est de la petite bière lorsqu’on y pense aujourd’hui.

En septembre 2005, Facebook décide d’élargir sa clientèle et crée une version de leur site pour les étudiants du secondaire.

Finalement, c’est le 26 septembre 2006 qu’il décide d’ouvrir au grand public (personnes âgées de 13 ans et plus avec une adresse courriel valide).

Et depuis ce jour, il est devenu le site de réseautage le plus populaire de la planète.

200 000 000 d’utilisateurs en l’espace de moins de 3 ans. Il fallait le faire.

Ce n’est pas pour rien que ce petit étudiant est maintenant rendu le plus jeune milliardaire du monde. Sa fortune est estimée à plus d’un milliard de dollars. Au Maroc, facebook connaît un succès assez étonnant puisqu’on estime à près de 400 000 le nombre des internautes inscrits.

Compte tenu du nombre de connexions ADSL, c’est un record mondial. Après le célebrissime bouche à oreille, FaceBook confirme avec un brio inattendu l’adhésion des marocains aux réseaux de connaissances, on ne se refait pas et c’est un magnifique atout ! Partons dans ce mini dossier à la découverte de FaceBook version Maroc.

Hicham Souilmi est un consultant installé à Montréal. Grand spécialiste de FaceBook et des réseaux d’influhence sur internet, sa contribution à notre mini dossier est capitale. Il travaille dans le monde des logiciels et conseille aussi les entreprises dans leur communication online.

Hicham Souilmi en quelques mots ?… Naissance au Maroc – enfance et études en France. Quelques années au Caire avant de rejoindre le Canada. Pour nous, il traitera du sujet des réseaux sociaux dans le contexte marocain. Casawaves devient donc à partir de ce jour un nouveau contributeur aux colonnes de Comnews.

Quelques petites questions capitales

Actor facesFacebook me permet-il de mieux interagir avec les gens?

Avec 350 amis sur faceBook ma définition du mot «ami» sur cette application est très élastique; de fait, je ne me suis pas trop posé de questions… Quelqu’un demande à faire partie de mon réseau et je connais cette personne, c’est gagné ! Mais la question n’est pas là. Est-ce que Facebook me permet des interactions avec ces gens qu’autrement je n’aurais pas? Je dois répondre oui.

Les gens qui changent de façon régulière leurs «status» arrivent dans mon “agrégateur“ avec leurs nouveaux usages du temps et je suis souvent intrigué par les contributions originales de certains.

Facebook regroupe-t-il des gens de qualités, des gens avec qui je n’échangerais pas de la même façon autrement?

Contrairement à LinkedIn qui est très professionnel et qui ne provoque aucune interaction (en dehors des demandes pour joindre mon réseau), Facebook est «personnel». Pour une raison que j’ignore, les événements qui surviennent par Facebook me touchent de façon très personnelle.

Je corresponds avec quelques jeunes adultes de ma famille différemment et c’est devenu une forme d’intrigue entre nous (mes deux fils et ma belle-fille) que de repérer dans leur Facebook (et le mien pour eux) des occasions de discussions que nous n’aurions pas si on n’avait pas de compte.

Aussi, avec quelques «amis», d’Europe et des États-Unis, il y a un espèce de sentiment de proximité qui s’installe au fil du temps. Je parle des gens qui s’amusent à contribuer dans leur espace parce qu’autrement, ça ne change rien. En grande majorité, je dois admettre que mon réseau est composé de gens qui m’inspirent donc, des gens de qui j’ai envie d’avoir des nouvelles de la manière dont Facebook m’en donne.

facebook-f-logoÀ ce moment-ci, Facebook vient faire quoi dans l’élaboration de ma communauté d’apprentissage?

Je sais que je n’utilise pas le plein potentiel des groupes dans l’application. Je pense au groupe Zap Québec ou à celui, naissant, sur le récent vidéo de la société de mon ami Clément dont j’ai fait mention sur mon blogue récemment.

Par contre, je vais faire des visites régulières au groupe d’une de mes chanteuses préférées et je suis fasciné à chaque fois de ce que je découvre. En ce moment, je ne vois pas bien le rôle que pourrait jouer Facebook dans l’élaboration d’une vaste communauté d’apprentissage, mais je me dis que je manque un peu d’imagination et que très bientôt, je verrai des choses que je ne vois pas en ce moment…

D’autres raisons de maintenir mon engagement dans Facebook?

Le premier commentaire de la conversation sur le billet de Robert Scoble me fourni un argument de poids: «But all in all it seems like Facebook is going in that direction which no one really wants it to – thats what everyone feared about Google.

Your personal information on the net…» C’est très intrigant cette façon qu’ils ont de me faire jouer avec le feu.

Je sais qu’il y a quelque chose de périlleux à divulguer le genre d’information que je mets sur Facebook, mais c’est comme si je me sentais «sécure» dans cette forme d’insécurité.

Le vertige de rassembler le type d’information que l’application me fait ramasser me donne le goût de continuer.

Mais je ressens le besoin d’y voir plus clair.

J’aurais besoin de lire les arguments des autres. Je me demande d’ailleurs pourquoi si peu de gens bloguent à partir de ce qu’ils vivent dans leur expérience «Facebooquoise». Sur ce sujet, j’aimais bien mes discussions avec Ana que Clément et moi cherchions à convaincre de nous rejoindre… ça m’aidait à avancer. Elle ne semble pas avoir changé d’idée d’ailleurs et est restée en dehors de l’environnement.

Et vous, vous en dites quoi???

La révolution Facebook au Maroc

social_graphVous sous rappelez à l’incarcération de Fouad Mourtada ? Le faux prince de FaceBook incarcéré pour avoir usurpé l’identité du Prince Moulay Rachid. Que de chemin parcouru en un peu plus d’un an ! Indéniablement Facebook est devenu l’une des applications fétiche des marocains, jeunes ou moins jeunes, particuliers ou professionnels.

Si la “révolution” des blogs n’a pas vraiment eu lieu au Maroc, la “révolution” Facebook est en cours au Maroc. Entre 300 et 400.000 marocains seraient déjà inscrit sur Facebook. Si le raz de marée Facebook est mondial, le Maroc pour une fois semble ne pas avoir de retard. Le web marocain se synchronise avec les tendances du web. C’est un peu comme la révolution du téléphone portable : les marocains rattrapent leur retard en passent directement à la dernière innovation.

Mais la révolution facebook n’est pas qu’une affaire de technologie. Au delà de ces données, j’ai le sentiment (et votre avis m’intéresse) que Facebook modifie profondément le quotidien de milliers de Marocains. Dorénavant, sur Facebook on peut s’amuser entre amis, et s’aimer sans craindre la réprobation de l’extérieur. C’est un pas énorme, une libération pour de nombreuses personnes.

Sur Facebook encore, une certaine mixité sociale – toujours difficile dans le monde réel – se développe …

Facebook bouleverse l’identité numérique au Maroc

esfacebookOn dénombre prés de 350 000 marocains sur le site Facebook. On remarquera qu’il n’y a pas pas vraiment de chiffres ou d’études sur les autres réseaux sociaux qu’il soit professionnel (Linkedin, Viadeo, Xing …), personnel (Myspace, Hi5, Tagged, Orkut …) de partage (Yourtube, Flickr, Dailymotion…) ou de niche (Ning, Couchsurfing ..).

Nous avions déjà évoqué l’aspect « commercial » de Facebook et de certains groupes marocains. Par exemple, celui de MarocEve fédère des individus vers un événement festif et donc monétisable.

Mais en quoi la visibilité induite par Facebook chez les marocains bouleversent leur rapport à leur identité numérique ? Ces changements sont de trois ordres : transparence réelle et affirmation de soi, photogénie et mise en scène personnelle, regroupement viral à des sous-groupes.
Cette visibilité, cette transparence montre une volonté de valoriser ses actes et ses dires.

On peut parler de « révolution » identitaire. Par exemple, dans le « groupe sexe Maroc » certaines filles affirment leur expérience sexuelle sans l’anonymat du pseudo des forums, newsgroups, voice-chat personnel (Msn) et de groupes (Paltalk)… On connaît l’identité de la personne : nom, prénom, lieu d’habitation, âge, … Pour certains, ce n’est plus de la transparence mais une exposition totale.

Ensuite, cette nouvelle identité numérique pour bon nombre de personnes apparaît, comme un moyen de s’afficher, avec une mise en scène et une photogénie certaine.
C’est essentiellement avec des photos, vidéos prises tout comme celles ou nos amis nous taggent.

A titre d’exemple, quelqu’un dans ma famille en situation maritale délicate, met des photos personnelles sans se rendre compte de la perte totale de confidentialité.
Enfin, le plus intéressant pour moi, est le regroupement viral à d’autres entités pour des actions citoyenne et manifestations. On a pu le voir récemment lors du conflit palestinien avec la mise en place de la caravane de médicaments et une propagation virale associée à des manifestations dans les rues.
Il est certain que le ou les individus au Maroc pouvant se servir des réseaux avec « intégrité » pour influer, rallier des personnes à une cause puis être sur une visibilité mondiale multi-réseaux changeront la donne, sans nul doute.

Hicham Souilmi

Meetup et networking au Maroc

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A travers les sites de réseaux sociaux, on noue des contacts avec des personnes œuvrant dans le même domaine. On intervient sur les sujets de certains groupes, et on montre ainsi son expertise en aidant la communauté.

Mais après le virtuel, les mails, les communications par voice IP (Skype, Gtalk, Msn, Gizmo…) il vient un moment entre professionnels ou non, ou l’on a envie de se rencontrer en live, pour utiliser un anglicisme commun dans les communautés de networking.

On peut regrouper au Maroc les événements sociaux en deux grandes catégories : ceux organisés à partir d’un groupe dit “fermé” et ceux ouverts à tous le monde.
De nombreuses manifestations sont proposées par des groupes que l’on peut qualifier de “fermé”.

Ce sont surtout les soirées s’articulant autour des clubs d’investissement, les rotary club, les think thank. Leur caractère “select” en font des lieux prisés de réseautage. Ce sont souvent des personnes de même niveau social se rencontrant et introduisant de nouvelles personnes dans ce réseau. C’est là le principe même de la cooptation.

Dans ce modèle, on retrouve un filtrage, qui même s’il assure une sorte de sériousité pour l’arrivant, empêche des personnes d’un autre groupe social d’émerger, de se valoriser. On ne peut pas parler vraiment d’une saine émulation d’idées diverses. Pour moi ce modèle est l’archaïsme 1.0

Par opposition, les évenements à réseaux ouverts sont accessibles au plus grand nombre. Ils ont tout d’abord un caractére commercial affiché.

Citons les soirées s’articulant autour de la communauté du site MarocEve. A partir de celles-ci se greffe une sorte de nébuleuse social : forum, groupes Facebook … On crée ainsi un ciblage autour de tribus partageant le même engouement pour les soirées et boîtes de nuit.

Certains influenceurs marocains sur Facebook : barmans, DJ fédérent par pouvoir viral de nombreux amis afin de les draîner vers l’événement festif. La monétisation est cachée en quelque sorte pour les protagonistes car c’est une distraction entre amis. L’aspect groupe est renforcé : on pourra commenter la soirée sur les 2 groupes facebook, se tagger les photos, vidéos et commenter celles de ses amis.

Enfin, les évenements à réseaux ouverts on aussi un caractére que l’on peut qualifier de “knowledge”. C’est le cas de certains “meetups” et les install party technique. Les premiers sont des démonstrations de produits, à Casablanca au Technopark par exemple pour les produits .net de Microsoft. On cible ainsi une communauté informatique par exemple pour vendre un produit avec une démo. Les seconds comme les install party Linux permettent une émulation certaine et des interactions formidables sur des produits Open Source. Pour l’instant au Maroc, on ne voit pas encore de BarCamp technique.

Au final, avec le nombre de marocains sur Facebook, le pouvoir viral d’un groupe de personnes ayant le même centre d’intérêt est exponentielle.
Je pense que trés vite va naitre un modéle basé sur le site meetup. Les gens vont se rencontrer hebdomadairement autour d’une même passion, un même sujet..

Réseaux sociaux professionnels au Maroc

social_media_graphicLes réseaux sociaux sont le phénomène marquant des dernières années sur Internet. Dans un contexte professionnel Linkedin,Viadeo, Xing, Ecademy et dans une moindre mesure Facebook peuvent vous permettent d’accélérer votre recherche d’emploi ou votre prospection commerciale.

Adrien, un ami français, a pu par exemple trouver un emploi au Canada dans une société Française. Grâce au site français Viadeo, il a pu entrer en contact avec le dirigeant d’une société lyonnaise voulant développer son activité à Montréal. Le plus étonnant est qu’il a pu faire cela à l’autre bout du monde, alors qu’il résidait en Uruguay,

Au Maroc, ou la cooptation, népotisme diront certains, sont plus marquées, peut-on affirmer que ces plate-formes de networking associées à leur “groups” ou “Hubs” ont un avenir?

On peut noter 3 grandes caractéristiques du réseauteur marocain sur ces sites : …

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