Bédo, la BD marocaine se dessine des lettres de noblesse

EquipeBEDOCréé à l’initiative d’artistes de la communication, le magazine Bédo apporte un souffle d’air frais à une presse marocaine destinée aux jeunes par ailleurs pratiquement inexistante. À sa naissance, le premier magazine de la Bande dessinée au Maroc est une affaire de copains qui ont osé concevoir eux-mêmes le support qu’ils auraient voulu lire, avec un esprit léger et décontracté. Bédo, c’est un journal moderne qui s’inscrit dans son époque et c’est donc à la fois sur internet en téléchargement, et en presse papier gratuite et diffusée à 20000 exemplaires. Nous nous sommes rapproché d’Abdou Slaoui, l’un des fondateurs de Bédo, qui nous parle des aventures et des ambitions d’une bande d’amis lancés dans une aventure passionnante.

Comnews : Abdou Slaoui, vous faîtes partie intégrante de la communication marocaine. Pourriez-vous nous parler de votre parcours, vos expériences, vos ambitions en matière de Com ?

Abdou Slaoui : Après avoir eu mon diplôme en Marketing, ma passion de la Direction Artistique à rapidement pris le dessus. A coup de travail acharné, d’autoformation dans les différents logiciels de graphisme, j’ai réussi à intégrer une agence prestigieuse de la place en tant que Directeur Artistique senior d’abord puis Directeur de Création.

Rizky&HutchRécemment, vous avez participé à la création de BÉDO, magazine de la bande dessinée marocaine, parlez-nous de cette aventure et des partenaires fondateurs qui vous ont accompagnés.

A.S : BÉDO est en fait une idée qui a commencé il y a bien 5 ans de cela. Avec mon ami et ex-colocataire, Mehdi Laaboudi, aujourd’hui Directeur de la publication du magazine, nous étions convaincu que les annonceurs et le lectorat marocain avaient besoin d’un support divertissant et sans prise de tête, d’ou le choix de la Bande Dessinée accompagnée d’articles avec peu de texte et illustrés de grandes photos. En fait nous voulions une ligne éditoriale à la fois diversifiée et parfaitement ciblée. A coups de benchmark à l’international, nous savions qu’il ne fallait pas se baser sur un concept existant à l’étranger, mais essayer de mixer plusieurs idées pour en faire un magazine cohérent dans un positionnement bien marocain.

De là, nous avions besoin de faire les bonnes connaissances pour concrétiser ce projet qui je l’avoue nous tenait à cœur. Par connaissances je veux dire des personnes passionnées dans leur domaine de compétence. Ainsi, Louis Hugues Jacquin, Illustrateur résident du magazine et créateur des personnages Abdou gardien de parking, Jmi3a bonne du Maroc, les expaterrestres et Rizky & Hutch, Hamza Chaoui, Commercial et Hassan Kadiri dans la production ont finalement rejoins l’équipe pour donner naissance à BÉDO.

Quelles sont les ambitions de BEDO en terme d’audience et de diffusion ? Papier, Internet, quel est le bon choix ?

A.S : BÉDO est aujourd’hui distribué gratuitement à 20.000 exemplaires au format papier dans les rues de Casablanca et dans certains spots de la ville, et bien sûr téléchargeable sur www.bedomag.com pour ceux qui n’ont pas réussi à mettre la main dessus. Je dois dire qu’il n’y a pas vraiment de bon choix. Aujourd’hui, …

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