ComSup, l’école des pros de la com

Rachid Fekkak : un talent au service de l’avenir de la Com
Avec ses yeux bleus et sa belle gueule de baroudeur tendre, Azzedine Lazrak a fondé en 1996 la première véritable école de communication au Maroc.
Architecte de formation, l’homme est généreux et, comme pour lui, tout est communication (et ce n’est pas comnews qui dira le contraire), il s’est dit tout simplement qu’il ne peut y avoir de bonne communication sans bonnes formations.
C’est qu’il construit l’avenir, Azzedine Lazrak, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a surfé sur une vague porteuse, puisque 13 ans après sa création en 1996, l’école est devenue une véritable référence. “Tu as fait Com’Sup, ou pas… “ Il faut dire que les plus grands professionnels sont mis à contribution pour apprendre aux élèves de l’école ce que le monde de la Com recèle de richesse tant sur le plan national qu’international.
Preuve supplémentaire de compétence et d’efficience… les masters qui sont pour l’école, en partenariat avec les universités de Versailles Saint Quentin, de Paris 2 Assas autant de tremplins de carrières et de territoires de rencontres et d’enrichissement pour des étudiants.
Pour ces étudiants élus, malgré la sueur et les neurones qui seront fortement sollicités, les expériences sont au rendez-vous d’une école exceptionnelle qui leur montrera les voies du futur d’un Maroc moderne, prêt à relever tous les défis de l’avenir.
Comnews : Azzedine Lazrak, vous avez fondé Com’Sup il y a maintenant 13 ans en 1996, expliquez-nous ce qui a pu pousser un architecte de renom à créer une telle entreprise ?

Azzedine Lazrak – Fondateur de Comp‘Sup
Azzedine Lazrak : La question est-elle posée à l’architecte/communicant ou au communicant/architecte ? En fait votre question est encore plus subtile que cela : pour commencer, l’Architecture est un acte éminemment communicationnel.
Le mode de vie, l’organisation sociale, l’état de développement des civilisations passées y sont gravés.
Les grottes de Lascaux, les ziggourats mésopotamiennes, les pyramides d’Égypte, les tours new-yorkaises sont les reflets et les signes majeurs par lesquels nous apprenons à connaître notre Histoire.
Ceci pour vous dire que l’architecte est aussi un homme ou une femme de communication. Par ailleurs, le communicant dans sa démarche créative n’adopte-t-il pas le même process que l’architecte dans son acte de bâtir ? Le communicant va agir sur un terrain social préalablement étudié, il va construire l’image d’une marque, d’une entreprise, d’une institution en créant un concept qui servira à les identifier.
Il utilise les savoir-faires de différents corps de métiers : Édition, Audiovisuel, Relations Publiques, Événementiel, au même titre que l’architecte fait appel pour construire son édifice au maçon, à l’électricien, au plombier. Le parallèle entre communiquer et construire est là, surtout qu’à l’orée de ce XXIe siècle, nous sommes tous architectes, bâtisseurs de « quelque chose » et communicateurs de « quelque chose ».
Pour l’heure, revenons à Com’Sup où je ne suis ni architecte, ni communicant. Je suis formateur. Et toute la subtilité de votre question est là. J’ai toujours considéré dans mon deuxième métier de formateur qu’un jeune bachelier qui s’inscrit à Com’Sup est une magnifique page blanche d’une vie professionnelle à construire.
En fait, dans mon cabinet d’architecture, je manage une dizaine de projets à la fois mais à Com’Sup, je sais que je gère autant de projets de formation que d’étudiants inscrits.
Pour moi, chaque étudiant est un cas unique et singulier dont il faut s’occuper individuellement.
C’est cet aspect qui a créé et développé un esprit de proximité et de complicité entre les comsupiens et leur école.

Philippe Lorin – Grand publicitaire
Depuis la création de Com’sup en 1996, le cursus des étudiants a bien évolué pour coller au plus près aux tendances des métiers de la communication marocaine en pleine mutation, parlez-nous de ces évolutions
A.L : La vocation première de Com’Sup depuis sa création en 1996 est de former des jeunes aux métiers de la communication des organisations et des entreprises. Plusieurs centaines de comsupiens travaillent aujourd’hui dans les domaines de la publicité, du marketing, de la communication événementielle, des relations publiques, de la gestion des ressources humaines et de la communication interne, dans le sponsoring, le mécénat, le lobbying et j’en passe. Au début des années 2000, j’ai pressenti que le monde des médias, de l’audiovisuel, de l’Internet allait exploser au Maroc aussi, sous la pression des marocaines et des marocains avides de liberté.
Il était donc naturel et évident pour Com’Sup de participer activement à cette grande aventure. En 2004, une nouvelle filière Média/Multimédia a été créée au lendemain de l’adoption par le Parlement des lois sur la presse et sur l’audiovisuel, faisant ainsi de Com’Sup la première institution d’enseignement à développer un pôle de formation en Journalisme/Média de la nouvelle ère de gouvernance du Maroc.
Enfin pour terminer, Com’Sup, toujours fidèle à sa tradition d’anticiper sur les grandes mutations de la société marocaine, a saisi les nouveaux enjeux de la culture et le rôle que celle-ci allait jouer dans le développement et la promotion de notre pays. La valorisation de notre patrimoine, le retour vers nos valeurs fondamentales en matière de civisme, d’urbanité, de savoir-être, la protection et la préservation de notre environnement naturel, le « développement durable », parmi les solutions à apporter à une mondialisation envahissante, sont à la base de la création de la troisième filière de Com’Sup, Culture/Tourisme/Communication.
Celle-ci est appelée à former les futurs ingénieurs de la médiation culturelle et touristique qui font cruellement défaut aujourd’hui au Maroc.

Hamid Kadiri Fondateur de Klem et Azzedine Lazrak
Au sujet de la création de Com’Sup, parlez-nous du premier tour de table et du rôle de Noureddine Ayouch dans cette création
A.L : Tout d’abord, en terme de tour de table je n’ai fait appel à personne.
J’ai créé Com’Sup tout seul, comme un grand. Je n’ai sollicité ni aide, ni autorisation, surtout pas de la part de mes ex-associés de la première école de design et de communication fondée en 1988.
Ils y ont plutôt pressenti une concurrence à notre institution d’origine.
Pour revenir à mes amis Noureddine Ayouch, Hamid Kadiri, Colette Amram et bien d’autres encore comptent parmi les parrains de Com’Sup, sans omettre évidemment Jacques Séguéla, je n’oublierai jamais leur enthousiasme et le rôle majeur qu’ils ont joué lors du lancement de Com’Sup en 1996 en participant à la campagne publicitaire testimoniale menée en septembre de la même année.
Leur caution morale m’a été précieuse et déterminante pour le lancement de l’institution.
Je saisis ici l’occasion pour remercier l’ensemble des professionnels de la communication pour la confiance qu’ils accordent à Com’Sup et à ses lauréats.

Nour-Eddine Ayouch – Un ami de Com‘Sup depuis sa fondation
Vous avez ouvert un département audiovisuel ambitieux au sein de votre école, parlez-nous de cette filière et des nouveaux métiers qui la concerne directement
A.L : Le paysage audiovisuel marocain, comme chacun le sait, est en pleine mutation suite à la libéralisation des ondes radio et des canaux de télévision.
Une multitude de métiers vont être créés et il s’agit de former des jeunes capables de diriger et d’animer ces nouveaux médias.
Ne serait-ce que dans les métiers de la production audiovisuelle, les chaînes de télévision et les stations radio vont avoir besoin de chargés et de directeurs de production, de régisseurs, de présentateurs-animateurs, de journalistes-rédacteurs, de secrétaires de rédaction, de chefs d’édition, de journalistes-reporters d’image, de journalistes-photographes, etc.
Pour former à tous ces métiers, l’école Com’Sup s’est dotée
d’un studio multimédia comprenant un plateau de télévision avec sa régie et sa salle de post-production, une station radio pleinement équipée à caractère pédagogique et un atelier dédié à l’infographie et à l’édition.
Ceci permet aux comsupiens d’étudier dans les meilleures conditions, encadrés par des professionnels de l’information et de la communication.

Hassan El Fahd en pleine action
Parlez-nous de vos étudiants, avez-vous remarqué chez eux une évolution au fil des années – Les aspirations, les looks, les mentalités etc…
A.L : Nos étudiants considèrent Com’Sup comme un lieu de formation mais aussi comme une école de la vie.
Plusieurs de leurs témoignages vont dans ce sens.
Nous accordons beaucoup d’importance à leur épanouissement personnel, à la valorisation de leurs potentialités. Au-delà de leur formation, contribuer à faire émerger leur créativité, élever leur savoir-être en société et dans leur vie professionnelle, construire leurs personnalités, sont parties intégrantes de la pédagogie développée à l’école.
Dans leur diversité, les lauréats de Com’Sup ont la réputation de s’inscrire dans la modernité et aussi dans une certaine authenticité ; ils sont réputés pour être plutôt créatifs, cultivés, ouverts.
En fait, ils sont en phase avec ce nouvel humanisme dont le Maroc peut se prévaloir aujourd’hui.

Momo de Hit Radio(à droite), un animateur impliqué
Y a-t-il, comme on le remarque de l’extérieur un véritable “Esprit Com’Supien“ et en êtes-vous fier ?
A.L : Là, vous touchez un peu à mon ego. J’espère que cet esprit comsupien existe bel et bien. En tous cas, s’il devait exister, je souhaiterais vivement qu’il soit empli des valeurs que j’ai toujours défendues moi-même : être libre d’esprit, tolérant, avoir le sens du partage, savoir écouter, savoir monter au « charbon », agir en bonne intelligence dans le cadre d’un travail d’équipe, donner de soi-même et évidemment, savoir bien communiquer !

Un étudiant de Com’Sup réussit à éteindre tous les moniteurs de 2M
Vous avez récemment annoncé de nouveaux masters au sein de vos cursus, pourriez-vous nous en parler et nous donner les racines de vos évolutions ?
A.L : Je suis vraiment ravi que ce soit Com News qui porte la primeur de l’information. En effet, depuis janvier 2009, Com’Sup est en discussion avec l’Université de Nice-Sophia-Antipolis afin de délocaliser un Master 2 en Ingénierie et Médiation culturelle et avec Paris II Panthéon-Assas pour délocaliser le Master 2 Journalisme de l’Institut Français de Presse (IFP).
Nous avons la grande joie d’annoncer que les conseils de gestion des deux universités ont voté favorablement ce partenariat avec Com’Sup. Mme Nathalie Sonnac, directrice de l’IFP Paris, M. Paul Rieffel, responsable du Master et M. Paul Rasse, responsable de la formation de Nice, m’ont assuré de leur soutien lors du vote des conseils d’administration des deux universités qui se tiendront début juillet. Quant au Master 2 « Politiques de communication » que nous avons développé depuis 2001 avec l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, plus d’une centaine en sont lauréats et occupent des postes de haute responsabilité dans divers domaines de la communication et des médias au Maroc et à l’étranger.
Dès lors, dans le cadre de nos trois filières Communication des Organisations, Média/ Multimédia et Culture/Tourisme/Communication, nous délivrons un double diplôme : celui de Com’Sup et celui des universités partenaires.
Quelle est votre vision de l’avenir de Com’Sup ?
A.L : Mon grand souhait est de transformer Com’Sup en une grande université marocaine avec des implantations régionales. Cette université sera dédiée essentiellement à la communication, au journalisme, aux médias, à l’audiovisuel, aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais cet ambitieux projet nécessite des moyens importants et l’idéal serait de trouver des partenaires susceptibles de contribuer à sa réalisation. L’appel est ouvert !
Témoignage
- Pour ma part Com’Sup a été non seulement une véritable école au sens propre du terme mais aussi une école de la vie.
ZINEB KAMIR
Chargée de communication (interne et des relations publiques/relations presse) : EQDOM - Aujourd’hui, grâce à Com’Sup, j’occupe le poste de Chef de projet dans une Galerie d’Art, non seulement je suis satisfaite de mon métier, mais en plus il correspond à tout ce que j’attendais de ma profession.Hasnae Chahad
Chef de projet : Galerie d’art « L’Atelier 21″
- Com’Sup c’est l’apprentissage de la communication, mais aussi du travail en équipe autour de projets, qui nous permet de nous auto-former.Myriam SETOUANI
Chef de Publicité : Impact Communication.
- Après avoir suivi une formation à Com’Sup pendant 4 ans, j’ai été recrutée chez Action Marketing plus. Ces 4 années de formation m’ont apportées de véritables compétences dans le domaine de la communication et pour intégrer la vie active.NAWAL FATHEDINNE
Account manager : Action Marketing plus
- J’ai été diplômée en 2005 et j’ai été recrutée tout de suite par un géant du transport express, DHL. Par la suite j’ai eu d’autres expériences professionnelles de responsabilité parce que j’avais en main un bon diplôme et une spécialité recherchée au Maroc : la communication et la publicité. Aujourd’hui je suis responsable SME/SMI à bayt.comSelma Essakali
Responsable communication : Bayt.com
- Mon expérience de ComSupienne m’a donné la possibilité de m’ouvrir sur les dernières innovations en terme de marketing, communication et publicité,Dalal CHERQAOUI
Directrice de Clientèle (LSM & Familiy Business) : TBWA ALIF
- Mon expérience à COM’SUP n’est pas seulement une expérience d’études ou de profession mais une expérience de vie… qui m’a permis de forger ma personnalité, prendre des initiative, être responsable… Sur le marché du travail les Comsupiens sont les plus recherchés et les plus appréciés.Nada HABI
Consultante Events communication
- Pour moi, aucun mot ne pourrait expliquer mon parcours de quatre années à Com Sup, il faut simplement le vivre !
Badr Chahine
Directeur de Clientèle : Stand-up Agency…
Pour lire la suite… abonnez-vous ou achetez Comnews en kiosque !








2 commentaires pour “ ComSup, l’école des pros de la com ”
c’est süper
Et bien dire que j’ai fais un tres bon choix. En gros la communication est la spécialité de l’avenir non pas seulement au Maroc mais je dirais même au « MONDE », et puis un MERCI spéciale dédié a Mr. AZZEDINE LAZRAK qui a ouvert une porte au seins d’une société en court de développement pour nos jeunes créatifs marocain et ainsi avoir une bonne formation a des métiers de l’avenir (communication) guidé par des Pros de la com.