FaceBook ou le trombinocope du futur

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Qui ne connaît pas Facebook? Peut-être mon grand père, qui ne possède pas encore d’ordinateur à la maison (mais a gardé son fax). À part lui qui est sûrement l’une des seules personnes qui n’ont pas créé un profil sur ce site depuis quelques années, on compte actuellement plus de 200 millions d’utilisateurs en 4 ans d’existence.

Un peu d’histoire ? C’est à l’initiative d’un simple étudiant de l’Université de Harvard du nom de Mark Zuckerberg que Facebook est né.

Ce site avait comme mission au départ de permettre aux étudiants de l’Université de partager entre eux les différentes photos prisent durant l’année.

Nommé initialement thefacebook.com le 4 février 2004, Facebook fut un succès instantané.

En l’espace d’un mois, plus de la moitié des étudiants d’Harvard avait un profil sur ce site et pouvait alors faire des liens entre leurs amis de classes et même entrer en contact avec d’autres étudiants de l’Université.

C’est en mars 2004 qu’il décide d’étendre son réseau social et permet l’accès au site aux étudiants des Universités de Yale, Stanford et Columbia.

Progressivement, ce site fut ouvert un peu partout aux universités à  travers le Canada et les États-Unis.

En 2005 Mark Zuckerberg décide d’investir 200 000 $ dans l’achat du nom de domaine facebook.com. 200 000$ pour un nom de domaine, c’est de la petite bière lorsqu’on y pense aujourd’hui.

En septembre 2005, Facebook décide d’élargir sa clientèle et crée une version de leur site pour les étudiants du secondaire.

Finalement, c’est le 26 septembre 2006 qu’il décide d’ouvrir au grand public (personnes âgées de 13 ans et plus avec une adresse courriel valide).

Et depuis ce jour, il est devenu le site de réseautage le plus populaire de la planète.

200 000 000 d’utilisateurs en l’espace de moins de 3 ans. Il fallait le faire.

Ce n’est pas pour rien que ce petit étudiant est maintenant rendu le plus jeune milliardaire du monde. Sa fortune est estimée à plus d’un milliard de dollars. Au Maroc, facebook connaît un succès assez étonnant puisqu’on estime à près de 400 000 le nombre des internautes inscrits.

Compte tenu du nombre de connexions ADSL, c’est un record mondial. Après le célebrissime bouche à oreille, FaceBook confirme avec un brio inattendu l’adhésion des marocains aux réseaux de connaissances, on ne se refait pas et c’est un magnifique atout ! Partons dans ce mini dossier à la découverte de FaceBook version Maroc.

Hicham Souilmi est un consultant installé à Montréal. Grand spécialiste de FaceBook et des réseaux d’influhence sur internet, sa contribution à notre mini dossier est capitale. Il travaille dans le monde des logiciels et conseille aussi les entreprises dans leur communication online.

Hicham Souilmi en quelques mots ?… Naissance au Maroc – enfance et études en France. Quelques années au Caire avant de rejoindre le Canada. Pour nous, il traitera du sujet des réseaux sociaux dans le contexte marocain. Casawaves devient donc à partir de ce jour un nouveau contributeur aux colonnes de Comnews.

Quelques petites questions capitales

Actor facesFacebook me permet-il de mieux interagir avec les gens?

Avec 350 amis sur faceBook ma définition du mot «ami» sur cette application est très élastique; de fait, je ne me suis pas trop posé de questions… Quelqu’un demande à faire partie de mon réseau et je connais cette personne, c’est gagné ! Mais la question n’est pas là. Est-ce que Facebook me permet des interactions avec ces gens qu’autrement je n’aurais pas? Je dois répondre oui.

Les gens qui changent de façon régulière leurs «status» arrivent dans mon “agrégateur“ avec leurs nouveaux usages du temps et je suis souvent intrigué par les contributions originales de certains.

Facebook regroupe-t-il des gens de qualités, des gens avec qui je n’échangerais pas de la même façon autrement?

Contrairement à LinkedIn qui est très professionnel et qui ne provoque aucune interaction (en dehors des demandes pour joindre mon réseau), Facebook est «personnel». Pour une raison que j’ignore, les événements qui surviennent par Facebook me touchent de façon très personnelle.

Je corresponds avec quelques jeunes adultes de ma famille différemment et c’est devenu une forme d’intrigue entre nous (mes deux fils et ma belle-fille) que de repérer dans leur Facebook (et le mien pour eux) des occasions de discussions que nous n’aurions pas si on n’avait pas de compte.

Aussi, avec quelques «amis», d’Europe et des États-Unis, il y a un espèce de sentiment de proximité qui s’installe au fil du temps. Je parle des gens qui s’amusent à contribuer dans leur espace parce qu’autrement, ça ne change rien. En grande majorité, je dois admettre que mon réseau est composé de gens qui m’inspirent donc, des gens de qui j’ai envie d’avoir des nouvelles de la manière dont Facebook m’en donne.

facebook-f-logoÀ ce moment-ci, Facebook vient faire quoi dans l’élaboration de ma communauté d’apprentissage?

Je sais que je n’utilise pas le plein potentiel des groupes dans l’application. Je pense au groupe Zap Québec ou à celui, naissant, sur le récent vidéo de la société de mon ami Clément dont j’ai fait mention sur mon blogue récemment.

Par contre, je vais faire des visites régulières au groupe d’une de mes chanteuses préférées et je suis fasciné à chaque fois de ce que je découvre. En ce moment, je ne vois pas bien le rôle que pourrait jouer Facebook dans l’élaboration d’une vaste communauté d’apprentissage, mais je me dis que je manque un peu d’imagination et que très bientôt, je verrai des choses que je ne vois pas en ce moment…

D’autres raisons de maintenir mon engagement dans Facebook?

Le premier commentaire de la conversation sur le billet de Robert Scoble me fourni un argument de poids: «But all in all it seems like Facebook is going in that direction which no one really wants it to – thats what everyone feared about Google.

Your personal information on the net…» C’est très intrigant cette façon qu’ils ont de me faire jouer avec le feu.

Je sais qu’il y a quelque chose de périlleux à divulguer le genre d’information que je mets sur Facebook, mais c’est comme si je me sentais «sécure» dans cette forme d’insécurité.

Le vertige de rassembler le type d’information que l’application me fait ramasser me donne le goût de continuer.

Mais je ressens le besoin d’y voir plus clair.

J’aurais besoin de lire les arguments des autres. Je me demande d’ailleurs pourquoi si peu de gens bloguent à partir de ce qu’ils vivent dans leur expérience «Facebooquoise». Sur ce sujet, j’aimais bien mes discussions avec Ana que Clément et moi cherchions à convaincre de nous rejoindre… ça m’aidait à avancer. Elle ne semble pas avoir changé d’idée d’ailleurs et est restée en dehors de l’environnement.

Et vous, vous en dites quoi???

La révolution Facebook au Maroc

social_graphVous sous rappelez à l’incarcération de Fouad Mourtada ? Le faux prince de FaceBook incarcéré pour avoir usurpé l’identité du Prince Moulay Rachid. Que de chemin parcouru en un peu plus d’un an ! Indéniablement Facebook est devenu l’une des applications fétiche des marocains, jeunes ou moins jeunes, particuliers ou professionnels.

Si la “révolution” des blogs n’a pas vraiment eu lieu au Maroc, la “révolution” Facebook est en cours au Maroc. Entre 300 et 400.000 marocains seraient déjà inscrit sur Facebook. Si le raz de marée Facebook est mondial, le Maroc pour une fois semble ne pas avoir de retard. Le web marocain se synchronise avec les tendances du web. C’est un peu comme la révolution du téléphone portable : les marocains rattrapent leur retard en passent directement à la dernière innovation.

Mais la révolution facebook n’est pas qu’une affaire de technologie. Au delà de ces données, j’ai le sentiment (et votre avis m’intéresse) que Facebook modifie profondément le quotidien de milliers de Marocains. Dorénavant, sur Facebook on peut s’amuser entre amis, et s’aimer sans craindre la réprobation de l’extérieur. C’est un pas énorme, une libération pour de nombreuses personnes.

Sur Facebook encore, une certaine mixité sociale – toujours difficile dans le monde réel – se développe …

Facebook bouleverse l’identité numérique au Maroc

esfacebookOn dénombre prés de 350 000 marocains sur le site Facebook. On remarquera qu’il n’y a pas pas vraiment de chiffres ou d’études sur les autres réseaux sociaux qu’il soit professionnel (Linkedin, Viadeo, Xing …), personnel (Myspace, Hi5, Tagged, Orkut …) de partage (Yourtube, Flickr, Dailymotion…) ou de niche (Ning, Couchsurfing ..).

Nous avions déjà évoqué l’aspect « commercial » de Facebook et de certains groupes marocains. Par exemple, celui de MarocEve fédère des individus vers un événement festif et donc monétisable.

Mais en quoi la visibilité induite par Facebook chez les marocains bouleversent leur rapport à leur identité numérique ? Ces changements sont de trois ordres : transparence réelle et affirmation de soi, photogénie et mise en scène personnelle, regroupement viral à des sous-groupes.
Cette visibilité, cette transparence montre une volonté de valoriser ses actes et ses dires.

On peut parler de « révolution » identitaire. Par exemple, dans le « groupe sexe Maroc » certaines filles affirment leur expérience sexuelle sans l’anonymat du pseudo des forums, newsgroups, voice-chat personnel (Msn) et de groupes (Paltalk)… On connaît l’identité de la personne : nom, prénom, lieu d’habitation, âge, … Pour certains, ce n’est plus de la transparence mais une exposition totale.

Ensuite, cette nouvelle identité numérique pour bon nombre de personnes apparaît, comme un moyen de s’afficher, avec une mise en scène et une photogénie certaine.
C’est essentiellement avec des photos, vidéos prises tout comme celles ou nos amis nous taggent.

A titre d’exemple, quelqu’un dans ma famille en situation maritale délicate, met des photos personnelles sans se rendre compte de la perte totale de confidentialité.
Enfin, le plus intéressant pour moi, est le regroupement viral à d’autres entités pour des actions citoyenne et manifestations. On a pu le voir récemment lors du conflit palestinien avec la mise en place de la caravane de médicaments et une propagation virale associée à des manifestations dans les rues.
Il est certain que le ou les individus au Maroc pouvant se servir des réseaux avec « intégrité » pour influer, rallier des personnes à une cause puis être sur une visibilité mondiale multi-réseaux changeront la donne, sans nul doute.

Hicham Souilmi

Meetup et networking au Maroc

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A travers les sites de réseaux sociaux, on noue des contacts avec des personnes œuvrant dans le même domaine. On intervient sur les sujets de certains groupes, et on montre ainsi son expertise en aidant la communauté.

Mais après le virtuel, les mails, les communications par voice IP (Skype, Gtalk, Msn, Gizmo…) il vient un moment entre professionnels ou non, ou l’on a envie de se rencontrer en live, pour utiliser un anglicisme commun dans les communautés de networking.

On peut regrouper au Maroc les événements sociaux en deux grandes catégories : ceux organisés à partir d’un groupe dit “fermé” et ceux ouverts à tous le monde.
De nombreuses manifestations sont proposées par des groupes que l’on peut qualifier de “fermé”.

Ce sont surtout les soirées s’articulant autour des clubs d’investissement, les rotary club, les think thank. Leur caractère “select” en font des lieux prisés de réseautage. Ce sont souvent des personnes de même niveau social se rencontrant et introduisant de nouvelles personnes dans ce réseau. C’est là le principe même de la cooptation.

Dans ce modèle, on retrouve un filtrage, qui même s’il assure une sorte de sériousité pour l’arrivant, empêche des personnes d’un autre groupe social d’émerger, de se valoriser. On ne peut pas parler vraiment d’une saine émulation d’idées diverses. Pour moi ce modèle est l’archaïsme 1.0

Par opposition, les évenements à réseaux ouverts sont accessibles au plus grand nombre. Ils ont tout d’abord un caractére commercial affiché.

Citons les soirées s’articulant autour de la communauté du site MarocEve. A partir de celles-ci se greffe une sorte de nébuleuse social : forum, groupes Facebook … On crée ainsi un ciblage autour de tribus partageant le même engouement pour les soirées et boîtes de nuit.

Certains influenceurs marocains sur Facebook : barmans, DJ fédérent par pouvoir viral de nombreux amis afin de les draîner vers l’événement festif. La monétisation est cachée en quelque sorte pour les protagonistes car c’est une distraction entre amis. L’aspect groupe est renforcé : on pourra commenter la soirée sur les 2 groupes facebook, se tagger les photos, vidéos et commenter celles de ses amis.

Enfin, les évenements à réseaux ouverts on aussi un caractére que l’on peut qualifier de “knowledge”. C’est le cas de certains “meetups” et les install party technique. Les premiers sont des démonstrations de produits, à Casablanca au Technopark par exemple pour les produits .net de Microsoft. On cible ainsi une communauté informatique par exemple pour vendre un produit avec une démo. Les seconds comme les install party Linux permettent une émulation certaine et des interactions formidables sur des produits Open Source. Pour l’instant au Maroc, on ne voit pas encore de BarCamp technique.

Au final, avec le nombre de marocains sur Facebook, le pouvoir viral d’un groupe de personnes ayant le même centre d’intérêt est exponentielle.
Je pense que trés vite va naitre un modéle basé sur le site meetup. Les gens vont se rencontrer hebdomadairement autour d’une même passion, un même sujet..

Réseaux sociaux professionnels au Maroc

social_media_graphicLes réseaux sociaux sont le phénomène marquant des dernières années sur Internet. Dans un contexte professionnel Linkedin,Viadeo, Xing, Ecademy et dans une moindre mesure Facebook peuvent vous permettent d’accélérer votre recherche d’emploi ou votre prospection commerciale.

Adrien, un ami français, a pu par exemple trouver un emploi au Canada dans une société Française. Grâce au site français Viadeo, il a pu entrer en contact avec le dirigeant d’une société lyonnaise voulant développer son activité à Montréal. Le plus étonnant est qu’il a pu faire cela à l’autre bout du monde, alors qu’il résidait en Uruguay,

Au Maroc, ou la cooptation, népotisme diront certains, sont plus marquées, peut-on affirmer que ces plate-formes de networking associées à leur “groups” ou “Hubs” ont un avenir?

On peut noter 3 grandes caractéristiques du réseauteur marocain sur ces sites : …

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La révolution Internet

image-intro-dossierPour mieux estimer les développements annoncés du phénomène internet, nous vous proposons un voyage à 360° qui vous permettra, je l’espère, de mieux comprendre les ressorts ainsi que les perspectives économiques de ce média devenu hégémonique. La fréquentation des sites et des blogs étant en augmentation exponentielle, il est tout à fait normal et naturel de voir les annonceurs s’y intéresser de plus en plus. Alors qu’internet n’était la plupart du temps qu’une carte de visite sur le web, les marques internationales ont compris l’intérêt de développer des solutions ambitieuses pour accompagner leurs clients sur la toile. Dès lors et depuis cette prise de conscience, les webmasters et webdesigners du monde entier sont pris d’assaut et rivalisent d’ingéniosité pour optimiser la visibilité de leurs clients sur le web. Côté achat d’espace, le gâteau devenant de plus en plus appétissant, les centrales médias se sont spécialisées et ont appris en vitesse accélérée à maîtriser bannières et référencement. La vente d’espace sur le web est devenue une véritable science et nous sommes dès lors bien loin des pionniers du départ. Devenu tentaculaire, le web affole les marques et comme les investissement s’envolent, nous vous proposons de découvrir les chiffre d’un certains nombre de marchés plus mature que le nôtre qui nous donneront autant d’information sur l’avenir annoncé d’internet au Maroc. Autre phénomène : le Buzz Marketing, qui excite au plus haut point les agences de pub, leur offrant un nouvel outil de communication qui peut se révéler particulièrement efficace pour un investissement dérisoire. Internet a dès lors créé un nouveau type de communication : le bouche à oreille planétaire qui, s’il est le plus ancien média du monde est en passe de devenir également le plus puissant. Mais le web n’est pas non plus tout rose, ou plutôt il l’est parfois trop avec une prolifération assez hallucinante des sites à caractères pornographiques révélateur d’un phantasme mondial. Il est également noir avec les risques que font peser sur la communauté internationale des hackers venus de multiples horizons et qui piratent allègrement les comptes des utilisateurs de sites marchands quand ils ne font pas pire encore. Ensemble, évaluons les risques et sachons les contrer. Nous vous proposons donc un voyage dans l’univers d’internet pour mieux cerner les potentialité d’un média qui est tout juste en train de dévorer les autres.

Zoom sur Internet en France

Les internautes passent toujours plus de temps sur les sites de vidéos. Les sites de vidéos se portent bien avec plus de 400 000 visiteurs uniques supplémentaires par rapport à janvier pour Dailymotion et Youtube. Les sites de France Télévisions font leur entrée dans le top 30. Avec la fin des soldes, les sites de e-commerce souffrent avec plus de 4 millions de VU perdus pour La Redoute, eBay ou CDiscount. La FNAC et les 3 Suisses sortent du top 30. Au mois de février, Facebook entre dans le top 10 des premiers sites visités en France – 9ème, près de 13 millions de VU.

site_internet

En février 2009, les sites de cadeaux et fleurs enregistrent les plus fortes progressions en audience (en valeur et en %) par rapport à janvier : 4,4 millions de visiteurs uniques ce mois-ci. Ceci représente une augmentation de 2 millions de visiteurs uniques en un mois (+87%). Au total, ce sont plus d’un internaute sur 10 (13,1%) qui ont visité un de ces sites en février. En temps passé, ce sont les sites de vidéos et cinéma qui enregistrent les plus fortes progressions en valeur par rapport au mois de janvier avec plus de 13,1 millions d’heures passées au total sur ces sites par les internautes ce mois-ci, soit une augmentation de 262 000 heures en un mois. Un internaute a passé en moyenne près de 3/4 heures sur ces sites en février (38 minutes et 26 secondes soit 16 secondes de plus en un mois).

Près de 33 millions d’internautes

En février 2009, près de 33 millions de personnes âgées de 11 ans et plus se sont connectées à Internet au cours du dernier mois (32,6 millions) soit 61,7% de la population. La croissance de la population internaute a tendance à ralentir : on compte 3% d’internautes supplémentaires par rapport à février 2008. Entre février 2007 et février 2008, la progression était de +13%.

26 millions d’internautes à domicile sont connectés en haut débit

En février 2009, 26 383 000 internautes, soit 93,6% des internautes à domicile, sont connectés en haut débit. Le ralentissement de la croissance de la population internaute se répercute sur la progression du haut débit : cette population d’internautes connectés en haut débit à domicile progresse de 8% par rapport à février 2008. Entre février 2007 et février 2008, la progression était de +26%.

Près de 15 millions de foyers ont accès à Internet

Au 4ème trimestre 2008, près de 15 millions de foyers français (14 998 000) ont accès à Internet soit plus d’un foyer français sur 2 (57,8%) contre 12,7 millions (49,4%) au 4ème trimestre 2007, soit une progression de 2 254 000 foyers (+18%) par rapport au 4ème trimestre 2007.

Le Top 15 des Sites les plus visités en France

1 Google 29 107 000

2 MSN/Windows Live 24 135 000

3 Microsoft 21 554 000

4 Orange 19 631 000

5 Free 16 054 000

6 Yahoo! 14 961 000

7 PagesJaunes 14 443 000

8 L Internaute Magazine 13 364 000

9 Wikipedia 13 228 000

10 Facebook 12 790 000

11 YouTube 12 513 000

12 eBay 12 249 000

13 Mappy 11 793 000

14 PriceMinister 10 368 000

15 Dailymotion 9 688 000

Chiffres clés et son histoire

185 millions de sites internet sur le web

55% des transactions en ligne proviennent des moteurs de recherche

8 secondes est le temps dont dispose une entreprise pour convaincre

Historique d’Internet

1962 , début de la recherche par ARPANET, prédécesseur d’Internet concernant un projet mené par le ministère de la défense américain.

1967 , ARPANET met en scène la première conférence. 2 ans plus tard, 4 universités américaines se connectent via les premiers ordinateurs.

1971, 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET et un an plus tard est créé un organisme chargé de la gestion d’internet, l’InterNetworking Working Group.

1973 , l’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet, avec chacun un ordinateur.

1979 Les premiers forums de discussion sont crées par des étudiants américains.

1981 , le Minitel fait son apparition en France et est suivi un an plus tard par la définition du mot Internet.

1983 , les premiers serveurs de noms de sites apparaissent. En 1984, 1 000 ordinateurs sont connectés et 5 années plus tard ce chiffre est multiplié par 100.

1991 , c’est l’apparition du World Wide Web.

2000 , voit exploser la bulle Internet.

2009 , Internet compte environ 1,2 milliard d’utilisateurs dans le monde.

Le retargeting affine les ciblages

reciblagesSur internet, la publicité payante génère près de 70 % de l’audience des sites transactionnels. En parallèle et paradoxalement, le constat est que plus de 95 % des visiteurs quittent ces sites sans avoir effectué d’achat. Or la majeure partie des internautes prêts à acheter visite plusieurs sites. Autant dire que les investissements d’un annonceur servent aussi à la concurrence… tandis qu’il profite lui-même des investissements des autres. Mais un annonceur peut encore améliorer sa visibilité et sa performance commerciale via le reciblage publicitaire. Cette technique fait partie du ciblage comportemental. Si un internaute quitte le site marchand d’un annonceur, celui-ci peut lui adresser un message plus ou moins personnalisé sur un autre site afin que l’internaute reviennent sur le sien.

Contrairement aux campagnes de bannières classiques, le reciblage est beaucoup plus personnalisé car il s’appuie sur des données de navigation individuelles. « C’est le même genre de technologie qu’Amazone a développé sur son site qui lui permet de générer 35 % de ses ventes », note Pascal Gauthier, chief operating officer chez Criteo, société spécilisée dans le reciblage publicitaire.

Dans la majeure partie des cas, le reciblage publicitaire s’adresse aux sites confrontés à une problématique de performance, qu’ils soient marchands, spécialisés dans la rencontre en ligne ou le e-tourisme par exemple.

E commerce : le développement annoncé

photo-interOxatis 1ère Plateforme E-commerce en Europe et Leader sur le marché des TPE-PME avec 5000 clients certifiés par Deloitte, publie aujourd’hui son OxIndice TPE 200. Chaque trimestre, l’OxIndice offre donc une synthèse de l’évolution du chiffre d’affaires des 200 premiers clients d’Oxatis depuis janvier 2005, Des chiffres encourageants à propos du commerce en ligne.

La crise semble épargner les petits commerçants en ligne, contrairement aux sites marchands très connus du grand public qui souffrent du contexte actuel, l’e commerçant s’adapte et rebondit plus facilement en repositionnant son offre.

Quatre ans après la création de cet indicateur, les résultats sont là : 1118% de croissance depuis janvier 2005 et 32% de croissance en moyenne pour la dernière année !

Marc Schillaci, fondateur et PDG d’Oxatis explique cette évolution spectaculaire : « Une fois encore, nos e-commerçants prouvent qu’avec une bonne idée, de bons outils et un peu de bon sens, la réussite est toujours possible, même dans un domaine hautement concurrentiel comme le e-commerce. Le retard de la France dans le domaine du e-commerce est donc une bonne nouvelle pour toute personne qui souhaite aujourd’hui se lancer dans le e-commerce : son potentiel évolutif est énorme ! »

Le panier moyen évolue peu, il passe à 86€ contre 90€ il y a un an à la même période.

Quant au trafic, il augmente avec une moyenne de 532 000 pages vues par mois, contre 428 000 il y a un an, soit une augmentation de 24%.

Evolution des investissements publicitaires par type de média en Europe de l’Ouest sur 2007-2010

graphEn 2009, Internet est devenu le 3ème média en terme d’investissements publicitaires dans le monde.

Quelques conclusions sur ce graphe concernant quelques nouveaux chiffres pour l’Europe de l’Ouest:

• La publicité sur Internet devrait se développer 4 à 5 fois plus vite que le marché total de la publicité d’ici à 2010 sur l’Europe de l’ouest, avec une

croissance annuelle estimée à environ 17% sur 2007 /2010.

• La publicité sur Internet pourrait ainsi représenter 14% des investissements publicitaires globaux d’ici à 2010, contre 10% en 2007. En France, selon le journal du net, Internet représente déjà 13% des investissements pubs sur ce début d’année 2008, contre 9% l’an dernier. Détail ICI

• Internet représentera en 2010 50% des investissements TV (rendez-vous compte, c’est énorme, aujourd’hui la plupart des grandes marques, surtout en grande distribution, par exemple L’Oréal, consacrent 80 à 90% de leurs investissements globaux à la TV; attention dans certains secteurs comme les voyages Internet est très utilisé)

e-Pub : les dépenses des annonceurs de dix pays à la loupe

Les dépenses, c’est bien connu, sont le nerf de la guerre et ceci est valable dans la plupart voire tous les domaines. Display, search, e-mailing… GroupM estime que le marché mondial de la communication sur Internet devrait bénéficier d’investissements s’élevant à 6 milliards de dollars en 2009, soit une hausse de 11%. Voici les détails pour dix pays.

Une croissance de 15 % en France en 2009

france

Selon GroupM, la croissance des investissements sur Internet en France va se poursuivre en 2009. Cette croissance sera un peu moindre qu’en 2008, passant de +22,8% en rythme annuel à +15,1 % en 2009 selon les prévisions du groupe média, soit plus de 1,2 millard de dollars. La part du Web dans le mix média devrait quant à elle passer de 8,3 % en 2008 à 9,7 %, soit bien inférieure à la moyenne mondiale qui devrait s’établir à 13 % (+ un point).

Le Web atteindrait 28 % du mix média au Royaume-Uni

royaume-uni

Outre-Manche, il semble que les annonceurs soient très prudents. Une grande partie de leur budget de communication est investi sur Internet en 2008 (25,6 %) et devrait toujours l’être en 2009 (28,1 %) selon les prévisions de GroupM. Un montant qui devrait culminer à 5,8 milliards de dollars en 2009, soit 3,7 % de mieux qu’en 2008 (année qui avait enregistré une corissance de 22,1 % des investissements).

Allemagne : 3,4 milliards de dollars pour l’e-pub en 2009

allemagne

Comme le montre le graphique ci-dessus, les annonceurs allemands se sont mis tardivement à faire de la publicité et du marketing en ligne : les budgets décollent réellement en 2004. Et malgré un niveau d’investissement aujourd’hui élevé (près de 3,1 milliards de dollars en 2008 et 3,4 prévus en 2009), nos voisins d’outre-Rhin n’échappent pas à la crise. La croissance des investissements devrait chuter de 25 % en 2008 à 10 % cette année. La part du Web dans le mix média devrait quant à elle passer de 12,9 % à 14,1 %.

Italie : une croissance en très légère baisse pour 2009

italie

En Italie, les annonceurs devraient consacrer que 7,5 % de leurs budgets média au Web en 2009, contre 6,4 % l’année précédente. Cela devrait donc représenter cette année près de 990 millions de dollars contre 862 l’année dernière. Contrairement à d’autres pays, la croissance des investissements sur la Toile devrait ici ne ralentir que légèrement, passant de 16,4 % en 2008 à 14,9 % en 2008.

Une croissance supérieure en 2009 pour l’Espagne

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Contrairement aux autres pays, GroupM estime que l’Espagne devrait enregistrer en 2009 une croissance des investissements publicitaires sur Internet supérieure à celle de 2008 (15,3 % contre 15 %), avec 874 millions de dollars. La part de ce média dans le mix devrait alors atteindre 9,7 %, soit 1,8 point de mieux.

Chine : après les JO, l’exposition universelle

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Avec 65,3 % en 2008, la croissance des investissements publicitaires sur Internet va fortement ralentir en Chine en 2009, la tendance étant dûe notamment au retrait des annonceurs étrangers face à la crise et à l’événement des Jeux Olympiques qui a dopé les chiffres de 2008.

Japon : 7,7 milliards de dollars prévus en 2009

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En valeur, les annonceurs japonais sont les plus gros investisseurs sur la Toile après les Etats-Unis, avec plus de 7,7 milliards de dollars prévus en 2009. Cela représente une hausse de 10,4 % par rapport à 2008 qui enregistrait pour sa part une croissance de 18,5 %.

Corée du Sud : près de 1,1 milliards pour 2009

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Comme les autres grands pays d’Asie tels que le Japon et la Chine, la Corée du Sud devrait faire progresser la part d’Internet dans le mix média de plus de deux points (2,2 exactement), faisant passer celle-ci à 18,8 % en 2009.

24,1 milliards de dollars pour le Web au Etats-Unis

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Aux Etats-Unis, la croissance des investissements sur Internet devrait chuter de 16 % en 2008 à 5 % en 2009. Le montant investi par les annonceurs devrait ainsi passer de presque 23 milliards à plus de 24,1 milliards de dollars cette année. La part d’Internet dans le mix média devrait selon les prévisions augmenter de 1,2 point, à 15,4 %.

Canada : Une croissance divisée par trois en 2009

canada

En 2009, les annonceurs canadiens pourraient investir plus de 1,8 milliard de dollars dans la publicité en ligne incluant aussi bien le display et le search, que l’e-mail et le marketing mobile.

La part d’Internet dans le mix média passerait alors à 17,1 % contre 14,5 % en 2008 malgré une très forte chute des budgets, la croissance étant divisée par trois, passant de 37 % en 2008 à 15 % en 2009.

Rappelons que certains annonceurs, notamment dans les secteurs de la finance et de l’automobile, ont connu quelques difficultés en 2008, ce qui explique en partie la tendance du marché.l

Internet : l’actualité en  3 chiffres

5,75 millions : c’est le nombre d’heures passées chaque mois par les Français sur les blogs et sites commu nautaires

(source : L’Express du 23/04/09).

-4% : c’est l’estimation de la chute des dépenses high-tech (informatique et télécoms) par le cabinet Gartner pour 2009 dans le monde (source : Libération du 19/04/09). Le cabinet estime que ce sont essentiellement les ventes de matériel (-14,9%) qui seront affectées et, dans une moindre mesure, les logiciels (+0,3%) et les services informatiques (-1,7%).

54% (seulement) : c’est le pourcentage des entreprises françaises de 10 salariés et plus disposant d’un site web ou d’une page d’accueil (source : Le Point du 16/04/09).

En Europe, seuls 6 pays font moins bien que la France : Chypre (48%), la Hongrie et le Portugal (46%), la Lettonie (42%), la Bulgarie (33%) et la Roumanie (27%).

Tout un monde de blogs

Tous les chiffres-clés

chiffres-bloggeurs

25 millions de blogs fin 2008 aux Etats-Unis

Le succès des blogs ne se dément pas outre-Atlantique, où leur nombre atteignait 25 millions en 2008, soit 13 % de la population internaute, selon eMarketer, dont les chiffres corroborent ceux de Pew Internet. Il devrait y avoir 37,6 millions de blogs aux Etats-Unis dans quatre ans, soit 17 % des internautes.

Près de 3 blogueurs européens sur 4 sont des hommes

Commentaire Avoir un blog est une occupation encore largement masculine, notamment en Europe et en Asie, à en croire une étude pour le moteur de recherche de blogs Technorati. 48% des blogueurs européens sont âgés de 18 et 24 ans, contre 73 % en Asie. En Europe, un blog a en moyenne 33 mois et génère l’équivalent de 200 dollars par an.

Chine : évolution de la blogosphère

Nombre de blogueurs : 19,87 millions

Evolution annuelle + 24 %

Nombre de blogs actualisés au moins une fois par semaine 3,02 millions

Explosion du nombre de blogs

Entre décembre 2004 et décembre 2006, le nombre de blogs dans le monde est passé de 5,4 à 63,1 millions selon Technorati. La blogosphère a donc vu sa taille multipliée par plus de 11 en 2 ans. Ce sont 100.000 nouveaux blogs qui sont créés par jour, et 55 % de blogs seraient actifs, c’est-à-dire mis à jour à un rythme d’au moins une fois tous les trois mois

Source : Médiamétrie

Blogosphère marocaine

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La communauté des blogueurs marocains vient de se doter d’un cadre associatif sous l’appellation « Rassemblement des Blogueurs marocains » (RBM), créé lors d’une assemblée générale constitutive, tenue dimanche après-midi à Rabat sous le signe: « modernité, démocratie, liberté et créativité ».

Lors de cette assemblée, à laquelle ont pris part plus de 20 blogueurs venus des différentes régions du Royaume, il a été convenu que la structure administrative du RBM qui englobe l’ensemble des congressistes participants, élise un bureau exécutif composé de 9 personnes, lequel élira, à son tour, le président. Les élections ont donné lieu à un bureau composé de M. Driss El Habri (Président), Mme Meryem Tiji (Vice-président), et de MM. Hassan Hajjaj (Trésorier), Yassine Bezzaz (Trésorier-adjoint), Abderrahmane Taqi-Eddine Taji (Secrétaire général), Moulay Omar Id-Hmad (SG-Adjoint), ainsi que Mustapha El Moudden, Mohammed Abderrazak et Mme Malika Assal (assesseurs).

Lors de la discussion du projet des statuts, qui a été approuvé par l’assemblée, les participants ont recommandé une révision de ce texte en prévision du premier congrès national, prévu d’ici un an. L’examen du projet de règlement intérieur a été, quant à lui, ajourné au prochain congrès. Le RBM, une instance indépendante regroupant les blogueurs marocains, a pour objectif la conjugaison des efforts des blogueurs et rédacteurs Web au service du développement de la blogosphère au Maroc, à travers des actions d’incitation et de coordination à même d’animer, de protéger et de faire évoluer cette activité. Le blogueur est celui qui tient un blog, sorte de site Web contenant une série de billets agglomérés au fil du temps, et souvent, classés par ordre déchronologique (les plus récents en premiers). Le Rassemblement se veut également pour mission d’unifier les rangs de la communauté des blogueurs, leur offrir la formation et la qualification à travers des sessions tant à distance qu’en présentiel, ainsi que de créer des outils et techniques permettant d’améliorer la blogosphère marocaine et ce, au service de l’intérêt général dans tous les domaines.

Source : www.infosdumaroc.com

Vous avez dit cybercriminalité ?

La cybercriminalité comprend à fois des crimes particuliers faisant intervenir des ordinateurs et des réseaux, comme le piratage et la facilitation de crimes traditionnels grâce à l’utilisation d’ordinateurs (pornographie juvénile, crimes haineux, télémarketing frauduleux via Internet). Outre la cybercriminalité, il y a les « crimes assistés par ordinateur », qui impliquent l’utilisation d’ordinateurs par des criminels pour les communications et l’entreposage de documents ou de données. Bien que ces dernières activités ne soient pas nécessairement illégales, elles permettent aux autorités d’obtenir de précieux renseignements dans les enquêtes sur des crimes véritables. La technologie informatique présente de nouveaux défis à la politique sociale à propos de questions telles que la vie privée, pour ce qui concerne l’exploration de données et les enquêtes criminelles.

La cybercriminalité encore plus rentable que le trafic de drogue ?

image-porno-web1Au regard de certains chiffres avancés pour quantifier le « marché » de la cybercriminalité dont certains dépassent le montant du plan de relance « stimulus » de l’administration Obama , on comprend mieux l’attractivité d’un secteur qui serait, en plus, porté par la crise actuelle. Reste à établir la justesse de ces estimations.

Selon Edward Amoroso, vice-président senior et RSSI d’AT&T, la cybercriminalité est une industrie qui se porte bien. Au point de rapporter plus que le trafic de drogue à travers le monde et peser plus de 1 000 Md$. Ces affirmations, Edward Amoroso les a adressées à des parlementaires du Sénat américain, la semaine dernière. Afin de mieux mettre en perspective ce chiffre, rappelons que le paquet « stimulus » de l’administration Obama porte sur un montant de l’ordre de 787 Md$. Certes, la cybercriminalité connaît une croissance à faire pâlir d’envie n’importe laquelle des économies développées occidentales. Mais, selon l’Internet Crime Complaint Center américain, la fraude en ligne n’aurait coûté que 265 M$ aux internautes des Etats-Unis, l’an passé, contre environ 240 M$ en 2007. On semble bien loin des comptes d’Amoroso donc.

Pour Yuval Ben Itzhak, directeur technique du spécialiste de la sécurité Finjan, les chiffres avancés par Edward Amoroso sont néanmoins parfaitement crédibles. Dans son rapport du premier trimestre 2008 sur la cybercriminalité, Finjan indiquait que cette activité paie « généreusement » : en accédant à un serveur d’administration utilisé par des cybercriminels, l’éditeur a estimé à 10 800 $ par jour le revenu des membres du groupe concerné. Et d’appuyer ses propos par le décompte de 1,8 million d’utilisateurs uniques ayant téléchargé un faux anti-virus en 16 jours consécutifs, téléchargement facturé 0,096 $ l’unité. Le groupe de cybercriminels en question pourrait donc se prévaloir d’un chiffre d’affaires de près de 4 M$ par an. C’est impressionnant, mais cela peut sembler insuffisant pour atteindre le compte d’Edward Amoroso – il faut tout de même multiplier ce chiffre 250 000 pour atteindre 1 000 Md$ ; ce n’est pas rien.

Reste que, face à des montants qui laissent tout de même rêveur, on comprend mieux que, dans le contexte de crise actuel, que les ingénieurs en informatique touchés par le chômage soient tentés par le côté obscur de leur métier.

Yuval Ben Itzhak s’en inquiète d’ailleurs : « nous avons commencé à voir des personnels IT sans emploi trouver simplement de nouvelles sources de revenus en achetant et en utilisant des Crimeware Toolkits [Trousse à outils du cybercriminel, NDLR] vendus par des pirates professionnels. Nous pensons que ce n’est que le début d’une tendance plus large que nous constaterons en 2009 et 2010. »

Porno Web

• 12% des sites mondiaux sont pornographiques

• 25% de toutes les recherches concernent le sexe

• 35% de tous les téléchargements sont de nature

pornographiques

• Chaque jours, 266 sites pornographiques voient le jour

• 72% des recherches pornographiques sur internet

viennent d’hommes

• 70% des recherches pornographiques se font au bureau

• On estime le nombre de pages à caractère pornographiques à 372 millions

• 89% de la pornographie sur internet est produite aux USA