FaceBook ou le trombinocope du futur

Qui ne connaît pas Facebook? Peut-être mon grand père, qui ne possède pas encore d’ordinateur à la maison (mais a gardé son fax). À part lui qui est sûrement l’une des seules personnes qui n’ont pas créé un profil sur ce site depuis quelques années, on compte actuellement plus de 200 millions d’utilisateurs en 4 ans d’existence.
Un peu d’histoire ? C’est à l’initiative d’un simple étudiant de l’Université de Harvard du nom de Mark Zuckerberg que Facebook est né.
Ce site avait comme mission au départ de permettre aux étudiants de l’Université de partager entre eux les différentes photos prisent durant l’année.
Nommé initialement thefacebook.com le 4 février 2004, Facebook fut un succès instantané.
En l’espace d’un mois, plus de la moitié des étudiants d’Harvard avait un profil sur ce site et pouvait alors faire des liens entre leurs amis de classes et même entrer en contact avec d’autres étudiants de l’Université.
C’est en mars 2004 qu’il décide d’étendre son réseau social et permet l’accès au site aux étudiants des Universités de Yale, Stanford et Columbia.
Progressivement, ce site fut ouvert un peu partout aux universités à travers le Canada et les États-Unis.
En 2005 Mark Zuckerberg décide d’investir 200 000 $ dans l’achat du nom de domaine facebook.com. 200 000$ pour un nom de domaine, c’est de la petite bière lorsqu’on y pense aujourd’hui.
En septembre 2005, Facebook décide d’élargir sa clientèle et crée une version de leur site pour les étudiants du secondaire.
Finalement, c’est le 26 septembre 2006 qu’il décide d’ouvrir au grand public (personnes âgées de 13 ans et plus avec une adresse courriel valide).
Et depuis ce jour, il est devenu le site de réseautage le plus populaire de la planète.
200 000 000 d’utilisateurs en l’espace de moins de 3 ans. Il fallait le faire.
Ce n’est pas pour rien que ce petit étudiant est maintenant rendu le plus jeune milliardaire du monde. Sa fortune est estimée à plus d’un milliard de dollars. Au Maroc, facebook connaît un succès assez étonnant puisqu’on estime à près de 400 000 le nombre des internautes inscrits.
Compte tenu du nombre de connexions ADSL, c’est un record mondial. Après le célebrissime bouche à oreille, FaceBook confirme avec un brio inattendu l’adhésion des marocains aux réseaux de connaissances, on ne se refait pas et c’est un magnifique atout ! Partons dans ce mini dossier à la découverte de FaceBook version Maroc.
Hicham Souilmi est un consultant installé à Montréal. Grand spécialiste de FaceBook et des réseaux d’influhence sur internet, sa contribution à notre mini dossier est capitale. Il travaille dans le monde des logiciels et conseille aussi les entreprises dans leur communication online.
Hicham Souilmi en quelques mots ?… Naissance au Maroc – enfance et études en France. Quelques années au Caire avant de rejoindre le Canada. Pour nous, il traitera du sujet des réseaux sociaux dans le contexte marocain. Casawaves devient donc à partir de ce jour un nouveau contributeur aux colonnes de Comnews.
Quelques petites questions capitales
Facebook me permet-il de mieux interagir avec les gens?
Avec 350 amis sur faceBook ma définition du mot «ami» sur cette application est très élastique; de fait, je ne me suis pas trop posé de questions… Quelqu’un demande à faire partie de mon réseau et je connais cette personne, c’est gagné ! Mais la question n’est pas là. Est-ce que Facebook me permet des interactions avec ces gens qu’autrement je n’aurais pas? Je dois répondre oui.
Les gens qui changent de façon régulière leurs «status» arrivent dans mon “agrégateur“ avec leurs nouveaux usages du temps et je suis souvent intrigué par les contributions originales de certains.
Facebook regroupe-t-il des gens de qualités, des gens avec qui je n’échangerais pas de la même façon autrement?
Contrairement à LinkedIn qui est très professionnel et qui ne provoque aucune interaction (en dehors des demandes pour joindre mon réseau), Facebook est «personnel». Pour une raison que j’ignore, les événements qui surviennent par Facebook me touchent de façon très personnelle.
Je corresponds avec quelques jeunes adultes de ma famille différemment et c’est devenu une forme d’intrigue entre nous (mes deux fils et ma belle-fille) que de repérer dans leur Facebook (et le mien pour eux) des occasions de discussions que nous n’aurions pas si on n’avait pas de compte.
Aussi, avec quelques «amis», d’Europe et des États-Unis, il y a un espèce de sentiment de proximité qui s’installe au fil du temps. Je parle des gens qui s’amusent à contribuer dans leur espace parce qu’autrement, ça ne change rien. En grande majorité, je dois admettre que mon réseau est composé de gens qui m’inspirent donc, des gens de qui j’ai envie d’avoir des nouvelles de la manière dont Facebook m’en donne.
À ce moment-ci, Facebook vient faire quoi dans l’élaboration de ma communauté d’apprentissage?
Je sais que je n’utilise pas le plein potentiel des groupes dans l’application. Je pense au groupe Zap Québec ou à celui, naissant, sur le récent vidéo de la société de mon ami Clément dont j’ai fait mention sur mon blogue récemment.
Par contre, je vais faire des visites régulières au groupe d’une de mes chanteuses préférées et je suis fasciné à chaque fois de ce que je découvre. En ce moment, je ne vois pas bien le rôle que pourrait jouer Facebook dans l’élaboration d’une vaste communauté d’apprentissage, mais je me dis que je manque un peu d’imagination et que très bientôt, je verrai des choses que je ne vois pas en ce moment…
D’autres raisons de maintenir mon engagement dans Facebook?
Le premier commentaire de la conversation sur le billet de Robert Scoble me fourni un argument de poids: «But all in all it seems like Facebook is going in that direction which no one really wants it to – thats what everyone feared about Google.
Your personal information on the net…» C’est très intrigant cette façon qu’ils ont de me faire jouer avec le feu.
Je sais qu’il y a quelque chose de périlleux à divulguer le genre d’information que je mets sur Facebook, mais c’est comme si je me sentais «sécure» dans cette forme d’insécurité.
Le vertige de rassembler le type d’information que l’application me fait ramasser me donne le goût de continuer.
Mais je ressens le besoin d’y voir plus clair.
J’aurais besoin de lire les arguments des autres. Je me demande d’ailleurs pourquoi si peu de gens bloguent à partir de ce qu’ils vivent dans leur expérience «Facebooquoise». Sur ce sujet, j’aimais bien mes discussions avec Ana que Clément et moi cherchions à convaincre de nous rejoindre… ça m’aidait à avancer. Elle ne semble pas avoir changé d’idée d’ailleurs et est restée en dehors de l’environnement.
Et vous, vous en dites quoi???
La révolution Facebook au Maroc
Vous sous rappelez à l’incarcération de Fouad Mourtada ? Le faux prince de FaceBook incarcéré pour avoir usurpé l’identité du Prince Moulay Rachid. Que de chemin parcouru en un peu plus d’un an ! Indéniablement Facebook est devenu l’une des applications fétiche des marocains, jeunes ou moins jeunes, particuliers ou professionnels.
Si la “révolution” des blogs n’a pas vraiment eu lieu au Maroc, la “révolution” Facebook est en cours au Maroc. Entre 300 et 400.000 marocains seraient déjà inscrit sur Facebook. Si le raz de marée Facebook est mondial, le Maroc pour une fois semble ne pas avoir de retard. Le web marocain se synchronise avec les tendances du web. C’est un peu comme la révolution du téléphone portable : les marocains rattrapent leur retard en passent directement à la dernière innovation.
Mais la révolution facebook n’est pas qu’une affaire de technologie. Au delà de ces données, j’ai le sentiment (et votre avis m’intéresse) que Facebook modifie profondément le quotidien de milliers de Marocains. Dorénavant, sur Facebook on peut s’amuser entre amis, et s’aimer sans craindre la réprobation de l’extérieur. C’est un pas énorme, une libération pour de nombreuses personnes.
Sur Facebook encore, une certaine mixité sociale – toujours difficile dans le monde réel – se développe …
Facebook bouleverse l’identité numérique au Maroc
On dénombre prés de 350 000 marocains sur le site Facebook. On remarquera qu’il n’y a pas pas vraiment de chiffres ou d’études sur les autres réseaux sociaux qu’il soit professionnel (Linkedin, Viadeo, Xing …), personnel (Myspace, Hi5, Tagged, Orkut …) de partage (Yourtube, Flickr, Dailymotion…) ou de niche (Ning, Couchsurfing ..).
Nous avions déjà évoqué l’aspect « commercial » de Facebook et de certains groupes marocains. Par exemple, celui de MarocEve fédère des individus vers un événement festif et donc monétisable.
Mais en quoi la visibilité induite par Facebook chez les marocains bouleversent leur rapport à leur identité numérique ? Ces changements sont de trois ordres : transparence réelle et affirmation de soi, photogénie et mise en scène personnelle, regroupement viral à des sous-groupes.
Cette visibilité, cette transparence montre une volonté de valoriser ses actes et ses dires.
On peut parler de « révolution » identitaire. Par exemple, dans le « groupe sexe Maroc » certaines filles affirment leur expérience sexuelle sans l’anonymat du pseudo des forums, newsgroups, voice-chat personnel (Msn) et de groupes (Paltalk)… On connaît l’identité de la personne : nom, prénom, lieu d’habitation, âge, … Pour certains, ce n’est plus de la transparence mais une exposition totale.
Ensuite, cette nouvelle identité numérique pour bon nombre de personnes apparaît, comme un moyen de s’afficher, avec une mise en scène et une photogénie certaine.
C’est essentiellement avec des photos, vidéos prises tout comme celles ou nos amis nous taggent.
A titre d’exemple, quelqu’un dans ma famille en situation maritale délicate, met des photos personnelles sans se rendre compte de la perte totale de confidentialité.
Enfin, le plus intéressant pour moi, est le regroupement viral à d’autres entités pour des actions citoyenne et manifestations. On a pu le voir récemment lors du conflit palestinien avec la mise en place de la caravane de médicaments et une propagation virale associée à des manifestations dans les rues.
Il est certain que le ou les individus au Maroc pouvant se servir des réseaux avec « intégrité » pour influer, rallier des personnes à une cause puis être sur une visibilité mondiale multi-réseaux changeront la donne, sans nul doute.
Hicham Souilmi
Meetup et networking au Maroc

A travers les sites de réseaux sociaux, on noue des contacts avec des personnes œuvrant dans le même domaine. On intervient sur les sujets de certains groupes, et on montre ainsi son expertise en aidant la communauté.
Mais après le virtuel, les mails, les communications par voice IP (Skype, Gtalk, Msn, Gizmo…) il vient un moment entre professionnels ou non, ou l’on a envie de se rencontrer en live, pour utiliser un anglicisme commun dans les communautés de networking.
On peut regrouper au Maroc les événements sociaux en deux grandes catégories : ceux organisés à partir d’un groupe dit “fermé” et ceux ouverts à tous le monde.
De nombreuses manifestations sont proposées par des groupes que l’on peut qualifier de “fermé”.
Ce sont surtout les soirées s’articulant autour des clubs d’investissement, les rotary club, les think thank. Leur caractère “select” en font des lieux prisés de réseautage. Ce sont souvent des personnes de même niveau social se rencontrant et introduisant de nouvelles personnes dans ce réseau. C’est là le principe même de la cooptation.
Dans ce modèle, on retrouve un filtrage, qui même s’il assure une sorte de sériousité pour l’arrivant, empêche des personnes d’un autre groupe social d’émerger, de se valoriser. On ne peut pas parler vraiment d’une saine émulation d’idées diverses. Pour moi ce modèle est l’archaïsme 1.0
Par opposition, les évenements à réseaux ouverts sont accessibles au plus grand nombre. Ils ont tout d’abord un caractére commercial affiché.
Citons les soirées s’articulant autour de la communauté du site MarocEve. A partir de celles-ci se greffe une sorte de nébuleuse social : forum, groupes Facebook … On crée ainsi un ciblage autour de tribus partageant le même engouement pour les soirées et boîtes de nuit.
Certains influenceurs marocains sur Facebook : barmans, DJ fédérent par pouvoir viral de nombreux amis afin de les draîner vers l’événement festif. La monétisation est cachée en quelque sorte pour les protagonistes car c’est une distraction entre amis. L’aspect groupe est renforcé : on pourra commenter la soirée sur les 2 groupes facebook, se tagger les photos, vidéos et commenter celles de ses amis.
Enfin, les évenements à réseaux ouverts on aussi un caractére que l’on peut qualifier de “knowledge”. C’est le cas de certains “meetups” et les install party technique. Les premiers sont des démonstrations de produits, à Casablanca au Technopark par exemple pour les produits .net de Microsoft. On cible ainsi une communauté informatique par exemple pour vendre un produit avec une démo. Les seconds comme les install party Linux permettent une émulation certaine et des interactions formidables sur des produits Open Source. Pour l’instant au Maroc, on ne voit pas encore de BarCamp technique.
Au final, avec le nombre de marocains sur Facebook, le pouvoir viral d’un groupe de personnes ayant le même centre d’intérêt est exponentielle.
Je pense que trés vite va naitre un modéle basé sur le site meetup. Les gens vont se rencontrer hebdomadairement autour d’une même passion, un même sujet..
Réseaux sociaux professionnels au Maroc
Les réseaux sociaux sont le phénomène marquant des dernières années sur Internet. Dans un contexte professionnel Linkedin,Viadeo, Xing, Ecademy et dans une moindre mesure Facebook peuvent vous permettent d’accélérer votre recherche d’emploi ou votre prospection commerciale.
Adrien, un ami français, a pu par exemple trouver un emploi au Canada dans une société Française. Grâce au site français Viadeo, il a pu entrer en contact avec le dirigeant d’une société lyonnaise voulant développer son activité à Montréal. Le plus étonnant est qu’il a pu faire cela à l’autre bout du monde, alors qu’il résidait en Uruguay,
Au Maroc, ou la cooptation, népotisme diront certains, sont plus marquées, peut-on affirmer que ces plate-formes de networking associées à leur “groups” ou “Hubs” ont un avenir?
On peut noter 3 grandes caractéristiques du réseauteur marocain sur ces sites : …
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Pour mieux estimer les développements annoncés du phénomène internet, nous vous proposons un voyage à 360° qui vous permettra, je l’espère, de mieux comprendre les ressorts ainsi que les perspectives économiques de ce média devenu hégémonique. La fréquentation des sites et des blogs étant en augmentation exponentielle, il est tout à fait normal et naturel de voir les annonceurs s’y intéresser de plus en plus. Alors qu’internet n’était la plupart du temps qu’une carte de visite sur le web, les marques internationales ont compris l’intérêt de développer des solutions ambitieuses pour accompagner leurs clients sur la toile. Dès lors et depuis cette prise de conscience, les webmasters et webdesigners du monde entier sont pris d’assaut et rivalisent d’ingéniosité pour optimiser la visibilité de leurs clients sur le web. Côté achat d’espace, le gâteau devenant de plus en plus appétissant, les centrales médias se sont spécialisées et ont appris en vitesse accélérée à maîtriser bannières et référencement. La vente d’espace sur le web est devenue une véritable science et nous sommes dès lors bien loin des pionniers du départ. Devenu tentaculaire, le web affole les marques et comme les investissement s’envolent, nous vous proposons de découvrir les chiffre d’un certains nombre de marchés plus mature que le nôtre qui nous donneront autant d’information sur l’avenir annoncé d’internet au Maroc. Autre phénomène : le Buzz Marketing, qui excite au plus haut point les agences de pub, leur offrant un nouvel outil de communication qui peut se révéler particulièrement efficace pour un investissement dérisoire. Internet a dès lors créé un nouveau type de communication : le bouche à oreille planétaire qui, s’il est le plus ancien média du monde est en passe de devenir également le plus puissant. Mais le web n’est pas non plus tout rose, ou plutôt il l’est parfois trop avec une prolifération assez hallucinante des sites à caractères pornographiques révélateur d’un phantasme mondial. Il est également noir avec les risques que font peser sur la communauté internationale des hackers venus de multiples horizons et qui piratent allègrement les comptes des utilisateurs de sites marchands quand ils ne font pas pire encore. Ensemble, évaluons les risques et sachons les contrer. Nous vous proposons donc un voyage dans l’univers d’internet pour mieux cerner les potentialité d’un média qui est tout juste en train de dévorer les autres.
Sur internet, la publicité payante génère près de 70 % de l’audience des sites transactionnels. En parallèle et paradoxalement, le constat est que plus de 95 % des visiteurs quittent ces sites sans avoir effectué d’achat. Or la majeure partie des internautes prêts à acheter visite plusieurs sites. Autant dire que les investissements d’un annonceur servent aussi à la concurrence… tandis qu’il profite lui-même des investissements des autres. Mais un annonceur peut encore améliorer sa visibilité et sa performance commerciale via le reciblage publicitaire. Cette technique fait partie du ciblage comportemental. Si un internaute quitte le site marchand d’un annonceur, celui-ci peut lui adresser un message plus ou moins personnalisé sur un autre site afin que l’internaute reviennent sur le sien.
Oxatis 1ère Plateforme E-commerce en Europe et Leader sur le marché des TPE-PME avec 5000 clients certifiés par Deloitte, publie aujourd’hui son OxIndice TPE 200. Chaque trimestre, l’OxIndice offre donc une synthèse de l’évolution du chiffre d’affaires des 200 premiers clients d’Oxatis depuis janvier 2005, Des chiffres encourageants à propos du commerce en ligne.
En 2009, Internet est devenu le 3ème média en terme d’investissements publicitaires dans le monde.











Au regard de certains chiffres avancés pour quantifier le « marché » de la cybercriminalité dont certains dépassent le montant du plan de relance « stimulus » de l’administration Obama , on comprend mieux l’attractivité d’un secteur qui serait, en plus, porté par la crise actuelle. Reste à établir la justesse de ces estimations.





