Fayrouz : des bulles de nature plein l’été !

outdoor 02 4x3 frenchEté oblige, la saga de ce mois-ci porte sur un produit incontournable. Comnews part à la rencontre de la boisson Fayrouz, arrivée sur le marché marocain en 2006.

Depuis, la boisson maltée a su diversifier aussi bien ses arômes que ses approches marketing pour atteindre une cible précise et devenir la boisson à bulles, préférée des 18 / 25 ans. Fayrouz est aussi une marque qui accompagne des manifestations sportives, culturelles ou purement festives.

Retour sur l’histoire de Fayrouz, avec quelques chiffres clés à l’appui. Explications autour de son positionnement, sa stratégie marketing, ses ambitions et perspectives d’évolution sur le marché Marocain. Fayrouz est à la conquête de nouveaux consommateurs, via une  approche séduction faite de nouveauté, pétillance et particularité aromatisée, combinée à une vraie proximité .

Adil Maanane, directeur commercial de la marque et Nezha AFIRI, responsable marketing de site web au sein de GBM (Groupe des brasseries du Maroc), nous racontent l’histoire et l’arrivée de la marque au Maroc et répond aux questions de Comnews, autour de la stratégie marketing, l’accompagnement publicitaire et l’identité visuelle de la marque.

Bottleanic FAYROUZ 11,5X15,5L’histoire de Fayrouz.

La boisson Fayrouz appartient à la compagnie Fayrouz International, basée à Bulle en Suisse. La marque de boisson maltée « Fayrouz », a vu le jour en 1997.

En 2006, elle a été lancée au Maroc suite au succès d’un test pilote en 2005, conduit à Casablanca.

Le groupe brasserie du Maroc et l’arrivée de Fayrouz : retour sur une place à prendre !

Si l’on revient sur l’histoire  du groupe des brasseries du Maroc, qui fête aujourd’hui son 90 éme anniversaire. Il faut savoir que Le Groupe des Brasseries du Maroc a été créé en 1919 par le Groupe BGI. L’entreprise était une filiale du groupe SNI jusqu’en 2003, date de sa reprise par le Groupe Castel.

Depuis la reprise de GBM par Castel, le groupe ne cesse de diversifier ses activités et d’investir de nouveau créneaux de développement.

Il en est ainsi de la mise sur le marché marocain, durant l’été 2006, de la boisson maltée, fruitée « Fayrouz ». Boisson qui a reçu un accueil favorable par la population marocaine et principalement par les jeunes.

Les eaux  « Cristalline » et « Vichy » sont commercialisées actuellement par GBM, qui envisage de se positionner aussi sur le segment de l’huile d’olive destinée à l’international.

Affiche murale 13,3 x 13,85 VF-12005 : année de naissance de Fayrouz au Maroc.

2005 marque donc le début de l’aventure Fayrouz. Une première année consacrée à une opération test sur Casablanca, via du sampling, de l’animation et des jeux interactifs avec les jeunes casablancais. Un test satisfaisant qui renseigne sur la perspective de placer la boisson Fayrouz de façon plus officielle au Maroc. En 2006, on quitte la notion de test pour passer à une présence plus généralisée sur le territoire marocain.

Durant la première année la marque est présente sur le marché via des importations. Une année plus tard, en 2007, le groupe brasserie du Maroc se lance dans la production locale de Fayrouz. La bouteille de verre et la canette sont les premiers packaging que l’on croise du regard dans les rayons. En 2008, le litre familial fait son apparition. Aujourd’hui les trois formats précités sont toujours proposés en étalage.

Confusion et précision autour des bulles !

consommer Fayrouz parce qu’elle rentre dans une nouvelle catégorie « Les boissons maltées »  et qui était inconnue du consommateur marocain et qui prêtait à confusion au niveau de la composition. Hors, il se trouve que Fayrouz est une boisson maltée, pétillante qui ne contient ni additifs, ni conservateurs. « Une précision qui a nécessité un programme de sensibilisation auprès du consommateur pour le convaincre, le séduire et sortir de toute confusion autour du produit » précise Nezha AFIRI.

fayrouz 8Fayrouz  au goût du jour : inédit et créativité.

La poire, l’ananas, la mangue et la pêche sont les 4 parfums proposés par la marque sur le marché national. Il faut savoir que Fayrouz à l’international compte prés de 9 parfums. Toutes les possibilités sont ouvertes à ce sujet. L’équipe de R&D basée en Suisse recherche continuellement les dernières tendances en terme de goût et de composition. La boisson Fayrouz joue la carte de la créativité pour continuer à séduire des consommateurs, assoiffés de nouveauté.

Fayrouz 1Processus de fabrication.

Fayrouz relève le défi d’être à la fois la boisson qui désaltère tout en respectant un nouveau style de vie et de bien être. L’orge étant une composante riche en valeur nutritive, elle correspond à toutes les catégories d’âges. L’aspect « bien être », de la boisson séduit et rassure le consommateur, notamment les parents qui valident la consommation au sein du foyer. Une composante qui participe au succès de la marque. Fayrouz est produite chez brasserie du Maroc depuis 2007, par une équipe 100% marocaine, ayant une véritable expertise des processus de fabrication.
Du sampling au programme.

Depuis le lancement de Fayrouz, nous avons touchés plusieurs personnes de différentes catégories et dans différents endroits. Notre cible de communication est essentiellement les jeunes 18 / 25 ans. « Le sampling est une dure affaire pour les boissons, car elles doivent être fraiches afin de pouvoir apprécier leur réels goûts. Un vrai challenge » nous explique Nezha AFIRI.
fayrouz 7Recherche et développement.

Pour ce qui est de la recherche et développement, FMTC (Fayrouz Manufacturing and Technology Center) basé en Suisse, a pour mission d’améliorer en continu Fayrouz avec les dernières technologies de pointe et de présenter au consommateur un produit qui répond aux normes et aux dernières tendances au niveau international.

Fayrouz 13,30x14,85mEntretien Nezha AFIRI responsable marketing chez Groupe Brasserie du Maroc.

Comnews : Présentez nous de façon plus détaillée la marque Fayrouz ?

N.A : Fayrouz est une boisson maltée au goût de fruit, commercialisée au Maroc depuis juillet 2006. Fayrouz veut dire “turquoise” en arabe qui est à la fois une couleur et une pierre précieuse. Fayrouz est une boisson maltée, qui ne contient ni colorant, additif ou conservateur artificiel. Fayrouz est appréciée en tant que composante d’un régime équilibré sain et d’un style de vie actif. Actuellement, le concentré de base de la boisson Fayrouz est produit par « Fayrouz manufacturing and technologie center » situé dans les montagnes des Alpes suisses. Elle répond aux normes et aux standards de qualification ISO et assure une qualité de production conforme aux exigences internationales. Les ingrédients de Fayrouz offrent un grand choix pour les personnes qui recherchent une boisson rafraichissante et nouvelle, alternative aux boissons classiques présentes sur le marché. Grâce à son mélange de malt et de fruit qui laisse un arrière goût à la fois doux et amer, Fayrouz représente l’évolution naturelle d’un soft drink classique. Fayrouz a été lancée dans plusieurs nouveaux marchés ces 2 dernières années (18 Pays et 3 continents). Suite aux succès de ces lancements, nous comptons continuer le développement de la marque Fayrouz à travers le monde et plus particulièrement au Maroc. Depuis que Fayrouz a été créé en 2003, nous avons beaucoup investi dans l’innovation afin de réaliser notre vision de croissance future et de garantir le plus haut niveau de qualité. Dans notre pays, le marché des sodas est soumis aux exigences et rythmes des saisons, mais le potentiel de développement est important comparé à d’autres pays du même niveau que celui du Maroc.

Parlez nous de la production de la boisson Fayrouz ?

N.A : Fayrouz inaugure une nouvelle catégorie de boissons rafraichissantes, conçue à base de malt et de fruits. Avec un positionnement premium, naturel (sans colorants ni conservateurs), elle s’adresse à un public plus adulte, en quête de rupture par rapport aux sodas classiques. Toute la gamme Fayrouz, destinée au Maroc, est produite localement sous licence de Fayrouz International, à l’usine de Tit Mellil.

Quelle agence de communication est en charge de l’accompagnement publicitaire de la marque ? De quelle façon travaillez-vous avec cette agence ?

N.A : Nous travaillons avec plusieurs agences spécialisées en évènementiel, en communication, en stratégie, en relations publiques…De Londres, au Caire, en passant par Casablanca. Nous croyons énormément en la spécialisation.…

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Il n’y a pas de lions en Afrique

01917_eugene_delacroixEt pour une fois nous ne pouvons blâmer ni la pollution, ni le trou dans la couche d’ozone ou encore l’exploitation intensive des ressources naturelles. Dans ce cas précis, c’est plutôt l’insuffisante exploitation des ressources naturelles qui est en cause. Ces ressources sont l’intelligence, la créativité, le courage et la volonté. Les lions dont en parle quant à eux ne sont pas faits de poils et de crins mais d’or, d’argent ou de bronze.

A part l’Afrique du sud, qui à bien des égards a une position très spécifique en Afrique, toutes les autres tribus sont rentrées bredouilles.  Ce ne sont pourtant pas les races de lions qui manquaient dans la riche savane cannoise, (onze catégories : radio, RP, design, film, presse…) avec dans chaque troupeau différents types de cibles plus ou moins accessibles (le lion d’or, comme chacun le sait, est par exemple beaucoup plus difficile à piéger que le lion de bronze). Malgré ces dizaines de proies potentielles rien n’y a fait. Aucun chasseur n’a réussi à revenir avec le glorieux trophée.

Pourtant, nous les Africains avions une prestigieuse réputation dans ce domaine. Il suffit de relire Joseph Kessel pour s’en assurer. Et ici il ne s’agissait même pas d’en passer par le fameux rite d’entrée à l’âge adulte des Masaï, en attaquant, armé d’une simple lance et de son seul courage, le plus grand carnivore d’Afrique.

L’objectif était beaucoup plus modeste : capturer un petit lion chétif, de quelques kilos à peine, qui tient parfaitement bien sur toute étagère créative qui se respecte. Alors que s’est il passé ? Nos guerriers africains n’ont-ils pas su se camoufler efficacement entre les rangées de macarons « Ladurée », les petits fours « Fauchon » ou le bar généreusement garni de « Moët » ? Auraient-ils laissé des traces de sable sur le tapis rouge de la Croisette qui les ont  trahis ? Nos lances ne seraient-elles plus aussi acérées que celles de nos glorieux ancêtres ? Nos filets de chasse se seraient-ils troués ? Nos chasseurs auraient ils perdu le feu sacré qui alimentait le cœur et l’âme de leurs arrières arrières grands parents ?

Pourquoi les lions de l’Atlas ou bien encore les lions indomptables n’ont-ils pas réussi à convaincre leurs congénères de rentrer avec eux, chasser librement le buffle et s’abreuver aux sources ombragées des vastes plaines africaines?  Pourquoi à ce 56ème festival de la publicité, aucune agence africaine (hormis l’Afrique du sud) n’a-t-elle vu son travail reconnu et récompensé par ses pairs ?

Ce résultat (ou pour être plus précis, cette absence de résultat) est un terrible constat d’échec pour la publicité africaine dans son ensemble et appelle à une réaction vive et immédiate. Il ne s’agit pas simplement de réagir car on est blessé dans son orgueil (quoique…) mais parce que lorsqu’un pays (à fortiori un continent) n’obtient aucune récompense à Cannes, cela signifie souvent que sa création publicitaire n’est pas à la hauteur des standards internationaux.

cannes_lionsof22Evidemment pour expliquer cette sécheresse, la solution la plus aisée serait de critiquer le festival.

  • La composition à majorité occidentale du jury peut provoquer un certain déterminisme culturel et faire pencher la balance vers les créations qui lui sont plus familières.

    Néanmoins les différentes récompenses obtenues par des pays asiatiques ou d’Amérique latine (Thaïlande, Japon, Chine, Brésil, Argentine…) tendent à relativiser cet argument et le jury devient plus cosmopolite d’année en année.

  • Il est plus facile d’obtenir un prix quand on s’appelle Kit Kat ou Coca-Cola que Merendina ou Top’s ; les marques internationales faisant d’emblée partie de l’imaginaire collectif.

    Hors la communication de ces marques est généralement gérée au niveau de leur siège qui se trouve souvent dans des pays occidentaux.

    Les marges de manœuvres des « petites » agences opérant dans des pays en développement est ainsi plutôt faible (beaucoup d’adaptation et peu de possibilité de création) limitant par là leur chance d’obtenir des prix.

    Cela est vrai mais encore une fois les contre exemples existent puisque JWT India a obtenu un lion l’année dernière avec une campagne pour Nike India ou bien encore JWT Costa Rica pour Kraft cette année.

    De plus, les marques inconnues du grand public ayant gagné à Cannes sont suffisamment nombreuses pour écarter cet argument.

  • Les pays occidentaux disposent d’un budget et de moyens techniques sans équivalent, ce qui rend la compétition inégale, d’autant qu’une grande partie de la note finale repose sur l’efficacité de la publicité (son impact sur les ventes).

    En effet certaines campagnes récompensées à Cannes (dont le grand prix télé de cette année pour Philips) auraient difficilement pu être effectuées par un pays africain car l’idée repose beaucoup sur une prouesse technologique. Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’une réelle tendance de fond liée à la « technologisation » de la société, la plupart des prix ont été décernés à des idées qui ne demandaient aucun moyen technique particulier. (Il suffit de voir le grand prix de l’affichage obtenu par l’Afrique du sud). L’argument du poids de l’efficacité a sa pertinence car si Nike lance une campagne mondiale avec un budget de plusieurs centaines de millions de dollars, son impact en terme de vente ne sera pas comparable à celui d’un  petit maroquinier de Derb Omar qui achète 5 panneaux, aussi brillante soit l’idée.

Mais là encore les petites marques récompensées à Cannes  avec des budgets loin d’être colossaux (qui connait le chewing gum Bazooka ou les vins Delacroix ou encore les climatiseurs Ogawa ?) prouvent que le jury sait relativiser le poids de l’efficacité et prendre en compte la distorsion de moyens. En outre,  dans un marché vierge il est plus facile de percer et surprendre que dans un marché mature et fortement concurrentiel.

Enfin, parmi les lauréats de cette année, nous pouvons citer le Guatemala, la Roumanie, les Philippines… il ne me semble pas que ce soit des pays beaucoup plus développés que le Maroc.

Gagner à Cannes est donc certes un peu plus difficile pour les pays en voie de développement mais il s’agit d’un objectif qui est loin d’être impossible. Aussi fondées puissent être les critiques envers le festival, cela ne fera en rien avancer le niveau des créas de nos pays.

La véritable question est donc de comprendre pourquoi le niveau de la créativité est encore aussi bas en Afrique en général et au Maroc en particulier.

Nous avons l’éternel « le consommateur ne comprendra pas, c’est trop sophistiqué… ».

Evidemment il s’agit d’une contre vérité et  plusieurs arguments battent en brèche ce postulat, notamment la créativité de pays au même niveau de développement que le Maroc.

Le véritable problème n’est donc pas le consommateur, qui au contraire aimerait avoir des publicités créatives, s’adressant à son intelligence et reprenant de réels insights, plutôt que des copiés collés d’idées et de concepts étrangers ou encore l’absence de concept tout court. Là où le bât blesse c’est que le secteur de la communication lui-même n’est pas encore véritablement structuré en Afrique.

Les relations entre annonceurs et agences sont parfois déséquilibrées et une certaine opacité règne sur les modalités d’attribution des marchés. Les pitchs, quand il y a pitch (et il n’y en a pas assez) devraient être communiqués dans des magazines spécialisés en communication afin que toutes les agences intéressées puissent participer et que la meilleure gagne.

En France il y a quelques années encore, le département communication était surnommé ironiquement « la danseuse du président ».

Cela signifiait que le président et plus généralement les dirigeants de l’entreprise l’utilisaient à des fins personnelles en y plaçant leurs ami( e )s et le budget com n’était pas toujours attribué aux agences pour des raisons professionnelles. En un mot, ce n’était pas considéré comme un département stratégique et peu importait qui s’en occupait puisqu’en fin de compte, c’était l’annonceur lui-même qui décidait de la taille du logo, des messages à insérer et même des couleurs des flyers.

Imaginez quelques instants qu’un annonceur aille voir son cabinet financier pour lui expliquer comment calculer le ROI ou la meilleure manière d’amortir ses actifs sur 5 ans… Ce serait bien évidemment inimaginable (à part si le patron est un expert comptable de formation).

Les choses ont bien changé en France depuis.

Le président a perdu sa danseuse au profit de partenaires sérieux et professionnels qui l’aident à améliorer la perception de sa marque et augmenter les ventes de ses produits ainsi que ses bénéfices. La France compte dorénavant dans ses rangs des agences qui sont parmi les plus créatives mondialement et nous serions bien inspirés de voir un peu ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, notamment concernant les relations de travail entre agences et annonceurs.

Il ne s’agit bien évidemment pas pour les annonceurs de n’avoir aucun mot à dire sur la  communication. Bien au contraire, étant en contact constant avec les consommateurs et présents sur le terrain, leur apport peut être essentiel. Seulement, leur rôle premier ne doit pas être de discuter du choix des couleurs ou de la taille des taglines. Les créatifs ont fais des années d’études pour cela et sont beaucoup mieux placés pour en juger.

Là où les annonceurs peuvent être très utiles par contre, c’est en aidant leurs agences à un niveau plus stratégique et en les alimentant d’études sur les comportements de leurs consommateurs, la perception de leurs produits, les évolutions des parts de marché selon les canaux de distribution …

Une autre difficulté concerne les délais très réduits (voir intenables) demandés parfois pour réaliser des campagnes. Il faut bien comprendre qu’obtenir un résultat très rapidement, à un faible coût et avec une très bonne qualité relève de la quadrature du cercle.

Un de ces trois items sera forcément sacrifié à l’autel de la réalité.

Une campagne de communication réussie exige un brief bien pensé, qui prenne en compte les caractéristiques de la marque, le positionnement de ses concurrents et la perception de ses consommateurs. (L’aide et l’apport des annonceurs est essentiel lors de cette étape). Une fois le brief envoyé aux créatifs, ils ont également besoin à leur tour de temps pour essayer différentes pistes, se documenter, discuter entre eux… Ensuite il y a les incontournables va et vient entre les clients et l’agence : modifs, remodifs, reremodifs… Une fois la création validée, il faut encore compter le temps de l’exécution au studio puis celui de la production.

Ainsi, à part vouloir un travail bâclé qui n’apportera aucune valeur ajoutée à la marque et n’augmentera pas les ventes d’un iota, il faut prévoir un minimum de temps.

L’une des autres grandes faiblesses de la communication au Maroc est l’absence de structure véritablement active qui regroupe toutes les agences.

Il n’y a aucune entité qui propose régulièrement des formations de qualité, organise des séminaires avec des intervenants prestigieux, des rendez-vous ou l’on puisse discuter de nos métiers, de nos challenges, des difficultés que l’on rencontre et des solutions que lon peut y a apporter… (à la manière de l’AACC). En gros il n’y a pas assez de communication entre les agences de communication, ce qui est un comble.

Il y a beaucoup d’autres raisons (qualité de production, qualité de la formation, faiblesse des moyens…) pour lesquelles le niveau de la créativité est faible au Maroc mais je ne vais pas m’appesantir dessus car en fin de compte, il s’agit avant tout d’une question de volonté.

Sans cette volonté d’innover, de surprendre et de faire mieux que les autres, rien ne sera possible. Sarkozy dans son fameux discours de Dakar a prononcé les mots suivants : « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire (…) il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. L’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir.

Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. »

Je ne sais pas si on peut généraliser de la sorte mais il est en tout cas certain que la publicité africaine n’est pas encore rentrée dans l’histoire car justement il n’y a pas de place pour l’innovation, le changement et la prise de risque. Alors que tout est à faire, alors qu’il s’agit d’un terrain vierge, que l’on pourrait inventer notre propre style de publicité et établir des standards nouveaux, nous nous contentons de copier ce qui a été fait il y a 20 ans.

Il faut que nos chasseurs africains évoluent un peu car on ne capture plus les lions avec de vieilles techniques de chasse.

Ali Rezgui, Account Manager à JWT

(ali.rezgui@jwt.com)

ComSup, l’école des pros de la com

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Rachid Fekkak : un talent au service de l’avenir de la Com

Avec ses yeux bleus et sa belle gueule de baroudeur tendre, Azzedine Lazrak a fondé en 1996 la première véritable école de communication au Maroc.

Architecte de formation, l’homme est généreux et, comme pour lui, tout est communication (et ce n’est pas comnews qui dira le contraire), il s’est dit tout simplement qu’il ne peut y avoir de bonne communication sans bonnes formations.

C’est qu’il construit l’avenir, Azzedine Lazrak, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a surfé sur une vague porteuse, puisque 13 ans après sa création en 1996, l’école est devenue une véritable référence. “Tu as fait Com’Sup, ou pas… “ Il faut dire que les plus grands professionnels sont mis à contribution pour apprendre aux élèves de l’école ce que le monde de la Com recèle de richesse tant sur le plan national qu’international.

Preuve supplémentaire de compétence et d’efficience… les masters qui sont pour l’école, en partenariat avec les universités de Versailles Saint Quentin, de Paris 2 Assas autant de tremplins de carrières et de territoires de rencontres et d’enrichissement pour des étudiants.

Pour ces étudiants élus, malgré la sueur et les neurones qui seront fortement sollicités, les expériences sont au rendez-vous d’une école exceptionnelle qui leur montrera les voies du futur d’un Maroc moderne, prêt à relever tous les défis de l’avenir.

Comnews : Azzedine Lazrak, vous avez fondé Com’Sup il y a maintenant 13 ans en 1996, expliquez-nous ce qui a pu pousser un architecte de renom à créer une telle entreprise ?

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Azzedine Lazrak – Fondateur de Comp‘Sup

Azzedine Lazrak : La question est-elle posée à l’architecte/communicant ou au communicant/architecte ? En fait votre question est encore plus subtile que cela : pour commencer, l’Architecture est un acte éminemment communicationnel.

Le mode de vie, l’organisation sociale, l’état de développement des civilisations passées y sont gravés.

Les grottes de Lascaux, les ziggourats mésopotamiennes, les pyramides d’Égypte, les tours new-yorkaises sont les reflets et les signes majeurs par lesquels nous apprenons à connaître notre Histoire.

Ceci pour vous dire que l’architecte est aussi un homme ou une femme de communication. Par ailleurs, le communicant dans sa démarche créative n’adopte-t-il pas le même process que l’architecte dans son acte de bâtir ? Le communicant va agir sur un terrain social préalablement étudié, il va construire l’image d’une marque, d’une entreprise, d’une institution en créant un concept qui servira à les identifier.

Il utilise les savoir-faires de différents corps de métiers : Édition, Audiovisuel, Relations Publiques, Événementiel, au même titre que l’architecte fait appel pour construire son édifice au maçon, à l’électricien, au plombier. Le parallèle entre communiquer et construire est là, surtout qu’à l’orée de ce XXIe siècle, nous sommes tous architectes, bâtisseurs de « quelque chose » et communicateurs de « quelque chose ».

Pour l’heure, revenons à Com’Sup où je ne suis ni architecte, ni communicant. Je suis formateur. Et toute la subtilité de votre question est là. J’ai toujours considéré dans mon deuxième métier de formateur qu’un jeune bachelier qui s’inscrit à Com’Sup est une magnifique page blanche d’une vie professionnelle à construire.

En fait, dans mon cabinet d’architecture, je manage une dizaine de projets à la fois mais à Com’Sup, je sais que je gère autant de projets de formation que d’étudiants inscrits.

Pour moi, chaque étudiant est un cas unique et singulier dont il faut s’occuper individuellement.

C’est cet aspect qui a créé et développé un esprit de proximité et de complicité entre les comsupiens et leur école.

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Philippe Lorin – Grand publicitaire

Depuis la création de Com’sup en 1996, le cursus des étudiants a bien évolué pour coller au plus près aux tendances des métiers de la communication marocaine en pleine mutation, parlez-nous de ces évolutions

A.L : La vocation première de Com’Sup depuis sa création en 1996 est de former des jeunes aux métiers de la communication des organisations et des entreprises. Plusieurs centaines de comsupiens travaillent aujourd’hui dans les domaines de la publicité, du marketing, de la communication événementielle, des relations publiques, de la gestion des ressources humaines et de la communication interne, dans le sponsoring, le mécénat, le lobbying et j’en passe. Au début des années 2000, j’ai pressenti que le monde des médias, de l’audiovisuel, de l’Internet allait exploser au Maroc aussi, sous la pression des marocaines et des marocains avides de liberté.

Il était donc naturel et évident pour Com’Sup de participer activement à cette grande aventure. En 2004, une nouvelle filière Média/Multimédia a été créée au lendemain de l’adoption par le Parlement des lois sur la presse et sur l’audiovisuel, faisant ainsi de Com’Sup la première institution d’enseignement à développer un pôle de formation en Journalisme/Média de la nouvelle ère de gouvernance du Maroc.

Enfin pour terminer, Com’Sup, toujours fidèle à sa tradition d’anticiper sur les grandes mutations de la société marocaine, a saisi les nouveaux enjeux de la culture et le rôle que celle-ci allait jouer dans le développement et la promotion de notre pays. La valorisation de notre patrimoine, le retour vers nos valeurs fondamentales en matière de civisme, d’urbanité, de savoir-être, la protection et la préservation de notre environnement naturel, le « développement durable », parmi les solutions à apporter à une mondialisation envahissante, sont à la base de la création de la troisième filière de Com’Sup, Culture/Tourisme/Communication.

Celle-ci est appelée à former les futurs ingénieurs de la médiation culturelle et touristique qui font cruellement défaut aujourd’hui au Maroc.

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Hamid Kadiri Fondateur de Klem et Azzedine Lazrak

Au sujet de la création de Com’Sup, parlez-nous du premier tour de table et du rôle de Noureddine Ayouch dans cette création
A.L : Tout d’abord, en terme de tour de table je n’ai fait appel à personne.

J’ai créé Com’Sup tout seul, comme un grand. Je n’ai sollicité ni aide, ni autorisation, surtout pas de la part de mes ex-associés de la première école de design et de communication fondée en 1988.

Ils y ont plutôt pressenti une concurrence à notre institution d’origine.

Pour revenir à mes amis Noureddine Ayouch, Hamid Kadiri, Colette Amram et bien d’autres encore comptent parmi les parrains de Com’Sup, sans omettre évidemment Jacques Séguéla, je n’oublierai jamais leur enthousiasme et le rôle majeur qu’ils ont joué lors du lancement de Com’Sup en 1996 en participant à la campagne publicitaire testimoniale menée en septembre de la même année.

Leur caution morale m’a été précieuse et déterminante pour le lancement de l’institution.

Je saisis ici l’occasion pour remercier l’ensemble des professionnels de la communication pour la confiance qu’ils accordent à Com’Sup et à ses lauréats.

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Nour-Eddine Ayouch – Un ami de Com‘Sup depuis sa fondation

Vous avez ouvert un département audiovisuel ambitieux au sein de votre école, parlez-nous de cette filière et des nouveaux métiers qui la concerne directement
A.L : Le paysage audiovisuel marocain, comme chacun le sait, est en pleine mutation suite à la libéralisation des ondes radio et des canaux de télévision.

Une multitude de métiers vont être créés et il s’agit de former des jeunes capables de diriger et d’animer ces nouveaux médias.

Ne serait-ce que dans les métiers de la production audiovisuelle, les chaînes de télévision et les stations radio vont avoir besoin de chargés et de directeurs de production, de régisseurs, de présentateurs-animateurs, de journalistes-rédacteurs, de secrétaires de rédaction, de chefs d’édition, de journalistes-reporters d’image, de journalistes-photographes, etc.

Pour former à tous ces métiers, l’école Com’Sup s’est dotée
d’un studio multimédia comprenant un plateau de télévision avec sa régie et sa salle de post-production, une station radio pleinement équipée à caractère pédagogique et un atelier dédié à l’infographie et à l’édition.

Ceci permet aux comsupiens d’étudier dans les meilleures conditions, encadrés par des professionnels de l’information et de la communication.

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Hassan El Fahd en pleine action

Parlez-nous de vos étudiants, avez-vous remarqué chez eux une évolution au fil des années – Les aspirations, les looks, les mentalités etc…
A.L : Nos étudiants considèrent Com’Sup comme un lieu de formation mais aussi comme une école de la vie.

Plusieurs de leurs témoignages vont dans ce sens.

Nous accordons beaucoup d’importance à leur épanouissement personnel, à la valorisation de leurs potentialités. Au-delà de leur formation, contribuer à faire émerger leur créativité, élever leur savoir-être en société et dans leur vie professionnelle, construire leurs personnalités, sont parties intégrantes de la pédagogie développée à l’école.

Dans leur diversité, les lauréats de Com’Sup ont la réputation de s’inscrire dans la modernité et aussi dans une certaine authenticité ; ils sont réputés pour être plutôt créatifs, cultivés, ouverts.

En fait, ils sont en phase avec ce nouvel humanisme dont le Maroc peut se prévaloir aujourd’hui.

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Momo de Hit Radio(à droite), un animateur impliqué

Y a-t-il, comme on le remarque de l’extérieur un véritable “Esprit Com’Supien“ et en êtes-vous fier ?
A.L : Là, vous touchez un peu à mon ego. J’espère que cet esprit comsupien existe bel et bien. En tous cas, s’il devait exister, je souhaiterais vivement qu’il soit empli des valeurs que j’ai toujours défendues moi-même : être libre d’esprit, tolérant, avoir le sens du partage, savoir écouter, savoir monter au « charbon », agir en bonne intelligence dans le cadre d’un travail d’équipe, donner de soi-même et évidemment, savoir bien communiquer !

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Un étudiant de Com’Sup réussit à éteindre tous les moniteurs de 2M

Vous avez récemment annoncé de nouveaux masters au sein de vos cursus, pourriez-vous nous en parler et nous donner les racines de vos évolutions ?
A.L : Je suis vraiment ravi que ce soit Com News qui porte la primeur de l’information. En effet, depuis janvier 2009, Com’Sup est en discussion avec l’Université de Nice-Sophia-Antipolis afin de délocaliser un Master 2 en Ingénierie et Médiation culturelle et avec Paris II Panthéon-Assas pour délocaliser le Master 2 Journalisme de l’Institut Français de Presse (IFP).

Nous avons la grande joie d’annoncer que les conseils de gestion des deux universités ont voté favorablement ce partenariat avec Com’Sup. Mme Nathalie Sonnac, directrice de l’IFP Paris, M. Paul Rieffel, responsable du Master et M. Paul Rasse, responsable de la formation de Nice, m’ont assuré de leur soutien lors du vote des conseils d’administration des deux universités qui se tiendront début juillet. Quant au Master 2 « Politiques de communication » que nous avons développé depuis 2001 avec l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, plus d’une centaine en sont lauréats et occupent des postes de haute responsabilité dans divers domaines de la communication et des médias au Maroc et à l’étranger.

Dès lors, dans le cadre de nos trois filières Communication des Organisations, Média/ Multimédia et Culture/Tourisme/Communication, nous délivrons un double diplôme : celui de Com’Sup et celui des universités partenaires.

Quelle est votre vision de l’avenir de Com’Sup ?
A.L : Mon grand souhait est de transformer Com’Sup en une grande université marocaine avec des implantations régionales. Cette université sera dédiée essentiellement à la communication, au journalisme, aux médias, à l’audiovisuel, aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Mais cet ambitieux projet nécessite des moyens importants et l’idéal serait de trouver des partenaires susceptibles de contribuer à sa réalisation. L’appel est ouvert !

Témoignage

  • Pour ma part Com’Sup a été non seulement une véritable école au sens propre du terme mais aussi une école de la vie.
    ZINEB KAMIR
    Chargée de communication (interne et des relations publiques/relations presse) : EQDOM
  • Aujourd’hui, grâce à Com’Sup, j’occupe le poste de Chef de projet dans une Galerie d’Art, non seulement je suis satisfaite de mon métier, mais en plus il correspond à tout ce que j’attendais de ma profession.Hasnae Chahad

    Chef de projet : Galerie d’art « L’Atelier 21″

  • Com’Sup c’est l’apprentissage de la communication, mais aussi du travail en équipe autour de projets, qui nous permet de nous auto-former.Myriam SETOUANI

    Chef de Publicité : Impact Communication.

  • Après avoir suivi une formation à Com’Sup pendant 4 ans, j’ai été recrutée chez Action Marketing plus. Ces 4 années de formation m’ont apportées de véritables compétences dans le domaine de la communication et pour intégrer la vie active.NAWAL FATHEDINNE

    Account manager : Action Marketing plus

  • J’ai été diplômée en 2005 et j’ai été recrutée tout de suite par un géant du transport express, DHL. Par la suite j’ai eu d’autres expériences professionnelles de responsabilité parce que j’avais en main un bon diplôme et une spécialité recherchée au Maroc : la communication et la publicité. Aujourd’hui je suis responsable SME/SMI à bayt.comSelma Essakali

    Responsable communication : Bayt.com

  • Mon expérience de ComSupienne m’a donné la possibilité de m’ouvrir sur les dernières innovations en terme de marketing, communication et publicité,Dalal CHERQAOUI

    Directrice de Clientèle (LSM & Familiy Business) : TBWA ALIF

  • Mon expérience à COM’SUP n’est pas seulement une expérience d’études ou de profession mais une expérience de vie… qui m’a permis de forger ma personnalité, prendre des initiative, être responsable… Sur le marché du travail les Comsupiens sont les plus recherchés et les plus appréciés.Nada HABI

    Consultante Events communication

  • Pour moi, aucun mot ne pourrait expliquer mon parcours de quatre années à Com Sup, il faut simplement le vivre !
    Badr Chahine
    Directeur de Clientèle : Stand-up Agency…

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La Process Com, outil de développement

Process COM reflexionLe développement personnel est au cœur de la tendance actuelle. Remise en question, valorisation des ressources présentes en soi, présentes chez l’autre, prise de conscience des potentialités existantes en individualité mais aussi en équipe est un axe de développement présent à valeur régulière.

Nous nous sommes intéressés ce mois ci à la Process Com, un outil de communication simple, concret et efficace.

Créée par Taibi Kahler, psychologue Américain, qui a élaboré de façon progressive à compter des années 70, la Process Com, un outil de développement largement reconnu depuis cette date.

La process Com est  fondée sur la mise en valeur de six grands types de personnalités. A savoir rebelle, travaillomane, persévérant, promoteur, rêveur et empathique.

Aujourd’hui, la process com a fait ses preuves dans de grandes sociétés Américaines et de nombreuses entreprises européennes. Pour ce qui est du Maroc, au même titre que le coaching d’équipes, la PNL… la Process Com a trouvé sa place sur le marché, en vue d’améliorer de façon efficace et conscientiser la communication en milieu professionnel, mais pas seulement.

Des stages de formation sous forme de module sont proposées régulièrement par des cabinets de consulting de la place, aux entreprises soucieuses d’améliorer la cohésion d’équipe, l’ambiance de travail, faciliter la mission des managers, agir sur le stress qui peut-être provoqué par une communication déficiente.

Comnews part à la rencontre de la Process Com.

Ce modèle s’intéresse donc aux facettes d’une personnalité en mettant le doigt sur les contradictions présentes en chacun de nous. Après une étude de ces paradoxes, la Process Com permet de savoir qui « fonctionne bien avec qui », mais aussi comment optimiser les ressources d’une équipe. Il faut savoir que le fait d’avoir une communication plus performante permet de créer des relations axées sur l’harmonie. Une harmonie nécessaire et obligatoire dans les métiers de la communication,  au sein des agences, des équipes créatives, dans le monde effervescent et dynamique de la publicité…ceci n’excluant pas les …

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Bédo, la BD marocaine se dessine des lettres de noblesse

EquipeBEDOCréé à l’initiative d’artistes de la communication, le magazine Bédo apporte un souffle d’air frais à une presse marocaine destinée aux jeunes par ailleurs pratiquement inexistante. À sa naissance, le premier magazine de la Bande dessinée au Maroc est une affaire de copains qui ont osé concevoir eux-mêmes le support qu’ils auraient voulu lire, avec un esprit léger et décontracté. Bédo, c’est un journal moderne qui s’inscrit dans son époque et c’est donc à la fois sur internet en téléchargement, et en presse papier gratuite et diffusée à 20000 exemplaires. Nous nous sommes rapproché d’Abdou Slaoui, l’un des fondateurs de Bédo, qui nous parle des aventures et des ambitions d’une bande d’amis lancés dans une aventure passionnante.

Comnews : Abdou Slaoui, vous faîtes partie intégrante de la communication marocaine. Pourriez-vous nous parler de votre parcours, vos expériences, vos ambitions en matière de Com ?

Abdou Slaoui : Après avoir eu mon diplôme en Marketing, ma passion de la Direction Artistique à rapidement pris le dessus. A coup de travail acharné, d’autoformation dans les différents logiciels de graphisme, j’ai réussi à intégrer une agence prestigieuse de la place en tant que Directeur Artistique senior d’abord puis Directeur de Création.

Rizky&HutchRécemment, vous avez participé à la création de BÉDO, magazine de la bande dessinée marocaine, parlez-nous de cette aventure et des partenaires fondateurs qui vous ont accompagnés.

A.S : BÉDO est en fait une idée qui a commencé il y a bien 5 ans de cela. Avec mon ami et ex-colocataire, Mehdi Laaboudi, aujourd’hui Directeur de la publication du magazine, nous étions convaincu que les annonceurs et le lectorat marocain avaient besoin d’un support divertissant et sans prise de tête, d’ou le choix de la Bande Dessinée accompagnée d’articles avec peu de texte et illustrés de grandes photos. En fait nous voulions une ligne éditoriale à la fois diversifiée et parfaitement ciblée. A coups de benchmark à l’international, nous savions qu’il ne fallait pas se baser sur un concept existant à l’étranger, mais essayer de mixer plusieurs idées pour en faire un magazine cohérent dans un positionnement bien marocain.

De là, nous avions besoin de faire les bonnes connaissances pour concrétiser ce projet qui je l’avoue nous tenait à cœur. Par connaissances je veux dire des personnes passionnées dans leur domaine de compétence. Ainsi, Louis Hugues Jacquin, Illustrateur résident du magazine et créateur des personnages Abdou gardien de parking, Jmi3a bonne du Maroc, les expaterrestres et Rizky & Hutch, Hamza Chaoui, Commercial et Hassan Kadiri dans la production ont finalement rejoins l’équipe pour donner naissance à BÉDO.

Quelles sont les ambitions de BEDO en terme d’audience et de diffusion ? Papier, Internet, quel est le bon choix ?

A.S : BÉDO est aujourd’hui distribué gratuitement à 20.000 exemplaires au format papier dans les rues de Casablanca et dans certains spots de la ville, et bien sûr téléchargeable sur www.bedomag.com pour ceux qui n’ont pas réussi à mettre la main dessus. Je dois dire qu’il n’y a pas vraiment de bon choix. Aujourd’hui, …

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La mouvance du texto

SMSLe texto, le sms, une version 2009, du petit mot, du billet doux, une façon de faire passer l’information, de la recevoir en quelques secondes seulement, presqu’en temps réel…Comment le texto marche ou pas. Qui l’utilise, pourquoi, dans quel but, combien cela coûte ?

Réponses apportées par les opérateurs  téléphoniques locaux, sur la tarification des SMS, avis sur la question, recueillis lors d’un micro trottoir réalisé dans les rues de la ville. L’occasion de comprendre en quoi le SMS est une mouvance, quelle partie de la société est concernée par cette tendance et pourquoi.

Envoyer un texto c’est une manière de communiquer en allant à l’essentiel. Longtemps considéré par certains d’entre vous, d’entre nous, comme une occasion pour les lycées et autres adolescents attardés ou non de verbaliser sur des choses qu’ils ont à dire et qu’ils ne parviennent pas à exprimer de façon totalement libre.

Aujourd’hui, en 2009 au Maroc et probablement ailleurs le texto est monnaie courante.

C’est « the moyen »… de communiquer pour dire « je suis en réunion », « j’arrive dans 10 min », une panoplie de textos sont pré écrits pour  se faciliter la vie.

Présent dans une des icônes de nos GSM respectifs, parfois si simple à utiliser, prenons le cas des GSM Nokia, un véritable jeu d’enfant. Vous pouvez sur certains GSM de la marque cités au préalable, stockés jusqu’à 1500 textos envoyés (et) ou reçus, garder une trace à consulter si besoin est, pour vous remémorez une date, un événement, une adresse, un horaire…Une sorte d’archivages des textos. C’est donc un moyen efficace de poser une question, de rappeler un besoin, de confirmer un RDV, de retarder une séance…Mais aussi d’avoir l’adresse mail d’un interlocuteur, fournisseur ou autre.

A travers cet article, nous ne souhaitons pas

écrire quelques lignes autour du « texto expliqué aux nuls ». Mais plutôt de comprendre comment ça marche, combien ça coûte, qui paye un SMS, est ce l’expéditeur et le receveur. Quelles sont les différences que l’on peut identifier entre les opérateurs téléphoniques de la place, Méditel, Wana pour ne citer qu’eux ?

La vitesse à laquelle le texto parvient à destination? Qui paye pour le texto ? La version texto

gratuits ? Les heures  et conditions où les textos sont gratuits ?

Un ensemble de questions simples, autour d’un geste simple rattaché à un moyen de communiquer qui est parfois de loin, le plus efficace, le plus simple, le plus rapide pour certains et parfois le plus complexe si l’on ne sait pas comment cela marche.

Wana

logo wanaLe prix des SMS est de 0,90 centimes TTC pour le Maroc. Pour ce qui est de l’étranger, le prix varie selon les pays, à titre d’exemple, le prix est de 3 Dh TTC pour l’Europe, 10 DH pour les cartes prépayés à destination des Etats Unis. Chaque destination prévue pour votre SMS correspond à un prix précis, pré établis auquel vous pouvez avoir accès de façon fluide via le service concerné au sein de Wana même.

Méditel

logo meditelIl suffit de composer le 121 pour avoir accès à l’information, celle qui concerne votre abonnement, celle qui vous renseigne sur votre solde et bien d’autres services placés sous le signe de l’efficacité et de la réactivité. Un service clientèle performant et professionnel. Que vous pouvez également contacter pour la résiliation d’un abonnement. Comment vivre simplement en accord avec les tracas du quotidien sans basculer dans la sur procédure, les complications en tous genres. Un service donc, complètement dans la mouvance de la modernité, de la technologie. Revenons vers nos fameux textos, chez Méditel le prix est de 0,96 centimes TTC vers tous les opérateurs téléphoniques locaux. Pour ce qui est des messages envoyés vers l’étranger, cela vous coûte 4,60 Dh TTC. Pour ce qui est des SMS gratuits, les clients Méditel peuvent en profiter, cela est proportionnel à leurs abonnements plafonnés. Pour un abonnement fixe de 5 h 30, vous avez jusqu’à prés de 469 SMS gratuits à utiliser de Méditel vers Méditel seulement…

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Oasiria Marrakech sur la vague de l’événementiel

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La première preuve que le parc Oasiria est prêt à relever tous les défis, c’est bien déjà d’avoir réussi à faire venir la mer jusqu’à Marrakech. Il fallait oser, investir, foncer, et ils ont fait les choses en grand en concevant entre autres attractions une piscine à vagues qui pourrait même aller jusqu’à autoriser le surf ! Dès lors, le succès aidant, les ambitions de la dynamique équipe qui dirige Oasiria se précisent. Désormais leur challenge, c’est l’événementiel.

Pour mieux comprendre le phénomène, Comnews s’est rapproché de ceux qui font de Oasiria un lieu d’exception :

Azzedine Messaoudi le directeur général, Souad El Fassi, responsable développement et Imane Hanaty, responsable communication.

Oasiria est en apparence un véritable paradis marrakchi dédié au plaisir et au farniente avec une multitude de jeux d’eau, des toboggans, des cascades, des lagons… le tout dans un écrin végétal qui recèle une grande variété d’arbres et de plantes luxuriantes. Pour les visiteurs de Oasiria, reçus désormais tout au long de l’année, leur séjour prend un sens différent et offre à tous les visiteurs une parenthèse de plaisir unique et exceptionnelle.

Oasiria, c’est 10 hectares de plages de verdure, agrémentés de cinq grands bassins dont une

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rivière tranquille de plus de 540 mètres de long.

Aux abords des points d’eau et des espaces de détentes, les restaurants se multiplient, chacun avec son style et son type de cuisine, du plus simple au plus sophistiqué.

Ça, c’est pour le cadre exceptionnel des lieux, et le voyage est loin d’être fini.

Notons par exemple l’espace calme de Oasiria, qui inclue une piscine sublime et des lodges ombragés.

Confortablement installé dans votre transat, vous vivez un retrait zen et relaxant. Un restaurant haut de gamme, type paillote africaine, vient embellir ce nouvel espace qui (entre parenthèses) reste tout à fait abordable. Oasiria c’est donc un grand espace de loisirs qui offre à ses visiteurs le meilleur de Marrakech, mais bien plus encore, puisque désormais, en parallèle à l’activité du parc dans la journée, une nouvelle activité s’est installée naturellement :

l’organisation de manifestations événementielles.

Il faut dire que le lieu s’y prête, les espaces sont multiples, le sol ressemble à un green de golf. En fait, tout est beau à Oasiria ! Traversons les tunnels de plantes odorantes aux mille parfums et nous pourrons croiser au détour des sentiers la jeune et dynamique équipe responsable des lieux, j’ai nommé Azzedine Messaoudi le directeur général, Souad El Fassi responsable développement, et Imane Hanaty , la responsable communication. Un team d’exception, positif, ambitieux, expérimenté, qui a décidé de relever le défi de rendre Oasiria l’un des lieux incontournables de Marrakech dans le domaine de l’événementiel.

Il faut les prendre pour tout sauf des amateurs, tout cela est très sérieux. Les émotions qu’ils peuvent apporter aux marques, au bénéfice de leurs manifestations événementielles, sont autant de suppléments d’âme pour les entreprises et autant de tremplins pour leurs objectifs.

Le Maroc et l’international de l’événementiel est désormais convié dans un lieu extraordinaire apte à répondre à toutes leurs exigences en therme de manifestations.za

Questions posées à Azzedine Messaoudi

Comnews : Azzedine Messaoudi, vous dirigez le Parc aquatique Oasiria. Aujourd’hui, alors que le grand public répond présent aux atouts de Oasiria, vous décidez de monter en puissance en ouvrant votre espace à des actions événementielles d’envergure. Parlez-nous de vos motivations à développer chez vous de telles activités.

Azzedine Messaoudi : Cela fait maintenant un peu plus d’un an que je m’occupe du parc. J’ai trouvé, en arrivant, un endroit paradisiaque, très bien conçu mais qui n’était malheureusement ouvert au public que durant la période estivale.

Les enquêtes réalisées n’ont fait que confirmer mon sentiment : Un budget loisir commence à se dessiner au sein des ménages et il n’existe pas ou peu d’endroits où les familles et les vacanciers peuvent confortablement se détendre et se restaurer.
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Je continue à développer avec mes équipes tout un système de ticketing qui permet de nous fréquenter régulièrement à un prix contenu. Nous avons, toujours dans la même idée, oeuvré à mettre en place une structure capable d’accueillir nos visiteurs tout au long de l’année.

Nous nous sommes équipés d’une piscine chauffée et d’un nouveau restaurant et nous finalisons actuellement la réalisation d’un centre aquatique avec une seconde piscine chauffée couverte et quelques installations complémentaires dont la livraison est prévue d’ici la fin de l’année.

C’est dans cette même dynamique, et au travers quelques entretiens avec nos clients et nos partenaires, que nous avons pu relever une carence identique au niveau du segment « affaires ».

Nous avons naturellement proposé de privatiser notre établissement le soir et les quelques manifestations réalisées à ce jour sont très encourageantes.Oasiriadef_img_7

Qu’il s’agisse de sociétés internationales ou qu’elles soient marocaines, à Oasiria, cette équipe est parfaitement habilitée à répondre à toutes les demandes, même les plus extraordinaires. Vous voulez faire venir les Rolling Stones de passage au Maroc ? Bienvenue ! Vous voulez réunir 100 ou 1000 collaborateurs dans une ambiance unique avec des attractions exceptionnelles ? Bienvenue ! Vous désirez célébrer avec emphase les 10 ans de votre société en invitant vos clients ? Vous ne pourrez pas trouver mieux ! Oasiria, c’est le parc de toutes les émotions, qu’elles soient la journée, familiales, ou le soir événementielles, qu’elles soient physiques avec les gigantesques toboggans et la piscine à vagues ou zen et retirées autour de la piscine “calme“, ou encore qu’elles soient gourmandes, toutes les conditions sont réunies pour la réussite de tous les objectifs recherchés.

Côté spectacle, l’équipe de Oasiria propose le meilleur de Marrakech avec de véritables artistes, spectaculaires, phénoménaux, émouvants.

Soudée et volontaire, notre team de choc relève tous les défis avec pour objectif de transformer, l’espace d’un événement capital un lieu magnifique en tremplin de succès, mais finalement, n’est-ce pas ça, l’essence même de l’événementiel ? Oasiria Marrakech, rappelez-vous bien de ce nom, c’est celui de votre propre succès si vous décidiez de choisir un lieu magique pour une manifestation qui ne le sera pas moins.Oasiriadef_img_9

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Quel est le type de manifestations événementielles que vous ciblez en priorité ?

A.M : Je pense qu’il est hâtif, voire prétentieux, que de vouloir segmenter ce marché au Maroc. Il est naissant et il trouve beaucoup de dynamisme dans son émergence.

Notre infrastructure offre une telle souplesse que nous pouvons organiser une réunion d’affaires pour 20 personnes, mettre à disposition un amphithéâtre s’ils sont plus nombreux, organiser un dîner pour 3000 convives ou encore un concert avec toute la logistique que cela demande.

IL en va de la demande du donneur d’ordre auquel nous apportons aide et conseil. Quelles sont les prestations scéniques que vous êtes capable d’offrir à vos événements ? A.M : Chaque évènement est unique.

Il s’agit pour la plupart d’entreprises ou d’artistes qui ont une histoire, une âme.

Notre métier est de capter cette essence en tentant de reproduire visuellement l’identité même de nos hôtes. Nous nous associons à des partenaires et prestataires autant nationaux qu’étrangers, qui, par leur expertise, nous permettent de garder une vue d’ensemble sur la scène évènementielle internationale.Oasiriadef_img_11

Parlez-nous de votre expérience dans le domaine A.M :

Mon expérience précédente m’a occupée un peu plus de 10 ans. J’étais en charge d’un complexe hôtelier haut de gamme dans le bordelais en France.

Nous y avons accueilli beaucoup de séminaires et d’événements régionaux organisés directement ou pas par des entreprises établies au niveau européen et même outre atlantique pour certaines.

Il s’agissait d’enseignes connus ou pas, allant de l’industrie automobile à l’agro alimentaire en passant par les laboratoires, les banques ou encore les entreprises du bâtiment.

Nous avions à organiser des lancements, expositions ou encore de simples séminaires résidentiel ou journées d’études.

Ces mêmes personnes revenaient nous voir pour des mariages, des anniversaires ou encore le baptême ou la communion de leurs enfants. Le moteur était le même. Une disponibilité sans faille qui nous à valu d’être lauréat du trophée de l’accueil.

Je me plais à dire que je retrouve à Oasiria, qui reste un produit m a r o c o – m a r o c a i n , tous les ingrédients qui font que nous accueillons nos hôtes dans un établissement de charme où tout séduit et dépayse. Oasiriadef_img_12

J’ai passé la première année à bâtir une équipe solide, synergique qui aujourd’hui est fière de présenter son établissement. Du jardinier à l’équipe encadrante, chacun à son mot à dire et c’est ensemble que nous tentons de résoudre l’équation qui nous donnera la parfaite formule pour conjuguer rigueur occidentale et chaleur orientale. Bienvenue à Oasiria. Quand pensez-vous pouvoir ouvrir le parc Oasiria à de telles manifestations ? A.M : C’est déjà fait. Le travail de fond réalisé par Souad El Fassi, notre responsable développement et Imane Hanaty en charge de la communication, fait que nous avons organisés, en collaboration avec les agences casablancaises Blue Moon et Pink, un concert qui a rencontré un certain succès. Nous accueillons depuis le début de l’année le rendez vous mensuel des médecins régionaux mais également quelques prestations privées…

Je vous le disais précédemment : Bienvenue à Oasiria !

Pour tous renseignements : www.oasiria.com Tel : 00 212 (0)6 61 09 31 98

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