Avant toute chose, le packaging, c'est un anglicisme, puisqu'en pays anglophone il désigne l'ensemble des caractéristiques d'un emballage. Le fait que ce terme anglo-saxon soit utilisé tel quel en français est révélateur de la difficulté de lui trouver une traduction satisfaisante ou encore de l'hégémonie américaine dans le domaine. Pour mieux le cerner, le packaging regroupe quatre notions : le conditionnement, l'emballage, le design d'un produit et ses propriétés fonctionnelles. Il permet aussi la reconnaissance du produit en le rendant plus visible et attrayant dans les lieux de distribution, supermarchés ou petits magasins, dans lesquels la concurrence est féroce et attise toutes les convoitises. Le packaging constitue de facto un espace de communication gratuit ( ?) permettant de valoriser un produit qui se trouve au milieu de ses concurrents dans les linéaires des grandes surfaces. Aussi, aujourd'hui, le design du produit et son packaging font partie intégrante de l'étude du produit lui-même. Son objectif est généralement d'augmenter les ventes et la valeur de ce produit en lui attribuant des caractéristiques et des valeurs. Plusieurs définitions sont possible suivant l'angle d'attaque duquel on se place. Côté industriel, c'est l'étape ultime de la conquête du public avec les productions de l'entreprise. La robe de soirée des produits qui habille le conditionnement d'un produit industriel. Sa fonction est de protéger et conserver le produit contenu. Il peut également servir de support pour l'affichage d'informations avec une valeur supplémentaire en terme de signalisation, pour que le client potentiel le reconnaisse ou encore pour attiser sa curiosité et son intérêt. Récemment certains packagings ont été conçus pour apporter aux consommateurs des bénéfices concrets jusqu'au moment de la consommation (emballages auto-chauffants ou auto-réfrigérants par exemple). Il est élaboré en fonction du type des consommateurs ciblés, et évoque une gamme de prix. Côté professionnels du packaging, on part dans de grandes théories sur la séduction, la valeur ajoutée, le design. Si on est capable d'identifier les marques consommatrices de packaging, les entreprises dédiées au à la conception de ceux-ci sont variées. Il y a en premier lieu les vrais pros du packaging, à l'image de Com2Market dirigé par Hughes de Monterno qui a su être exigeant et perfectionniste en s'alliant avec le numéro 1 du Packaging français, établit dans le monde entier, Team Créatif. Avec le Directeur du développement de Team Créatif Yves Huré, ils ont bien voulu nous éclairer sur les particularités et les spécificités des packagings marocains versus les packagings maghrébins et internationaux. Mais la plupart du temps, le packaging au Maroc est intégré à la cellule créative des agences de pub. Ils sont capables de concevoir des campagnes, pourquoi ne le seraient-ils pas en matière d'emballage ? Qui peut le plus peut le moins. Ceci explique peut être la relative indigence du packaging marocain en matière de séduction si on le compare avec la concurrence internationale. Concevoir un packaging, c'est un métier à part entière, qu'on se le dise et les résultats, c'est le public qui les donne ! Maintenant, séduire a un prix, et on se demande si au Maroc, à l'image souvent de la communication nationale, on ne se bride pas trop au bénéfice du prix que coûtent les choses, mais c'est un autre débat, plus large, qu'il faudra bien un jour que nous abordions. Un sujet sensible qui demandera lui aussi... un joli emballage.